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Mardi 29 mai, les bennes du marché de Talensac du dimanche (cartons, y compris avec restes de légumes et poisson) n’étaient toujours pas vidées dans la matinée, ce qui provoquait des désagréments d’odeur bien compréhensibles pour le quartier et les commerçants voisins. Bien qu’elles l’ont été finalement dans l’après-midi, ce dysfonctionnement est en effet appelé à se reproduire.

En effet, pour des raisons d’économie, les bennes ne sont plus vidées le dimanche depuis le mois de mai. Elles ne le sont que le lundi, mais pour peu que le prestataire a un problème, c’est décalé au mardi. Lorsque le temps est froid et pluvieux comme en cette fin mai, ça passe encore. Mais quand il fait chaud, c’est nettement moins bon (à voir et à sentir). Le week-end du 14 juillet, les bennes pourraient même être vidées mardi.
« Déjà que le local avec la benne des produits putrescibles [poisson principalement] n’est pas aux normes », relève ce commerçant. « C’est juste un local fermé, avec une grille ajourée sur le haut, il n’est pas réfrigéré ni rien. Dès qu’il fait chaud, ça sent, alors imaginez si la benne doit rester plusieurs jours sur place ! ». Quant aux bennes pour les cartons, elles sont rangées sous l’auvent, sans autre grille. Tout près, se trouvent trois établissements de restauration, au coin des rues Brizeux, Bel Air et Basse Porte, qui disposent tous trois de terrasses.
« Quand on voit d’un côté la masse des contrôles et obligations d’hygiène et que de l’autre côté la mairie, pour faire des économies de bout de chandelle, sacrifie complètement l’hygiène et la qualité de vie des riverains, ça laisse songeur », relève un autre commerçant. D’autant qu’au vu des nombreuses subventions pour des projets à l’utilité générale discutable que l’on trouve à chaque conseil municipal, la mairie de Nantes ne doit pas avoir tellement de problèmes d’argent. Les riverains et commerçants de Talensac seraient-ils punis parce qu’ils votent mal ?
Louis Moulin
Crédit photo : DR
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