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Chaque ministre de l’Intérieur se doit de déjouer son « complot terroriste d’extrême-droite » ( mouvance rebaptisée « Ultra-droite radicale extrémiste paroxystique » dans les grands médias).
C’est un passage obligé, presque un rituel, un rendez-vous à caser obligatoirement quelque part dans son agenda entre une décoration d’un migrant méritant et une rupture du jeûne en compagnie des musulmans « modérés et républicains ». Cette obligation professionnelle permet, grâce à l’aide empressée des domestiques journalistiques, de faire accroire que « la haine, le danger, la violence » viennent « de partout », de tous les « extrémismes » quels qu’ils soient et que la droite « radicale » ne vaut pas mieux que les assassins barbus qu’elle dénonce et prétend combattre.
Pour accréditer ce scénario, on trouve régulièrement, sans trop de peine, une petite bande de pieds nickelés, manipulés, paumés, exaltés, désespérés (rayez la mention inutile) à jeter en pâture à l’opinion publique et à embastiller pour la coup avec toute la célérité et la sévérité dont est capable le système dès lors qu’il s’attaque à des individus se situant à l’extérieur du sacro-saint « camp du Bien ». Ce ne sont généralement que des collectionneurs d’armes historiques, des péroreurs de réseaux sociaux ou des gamins fourvoyés et excités par des vieilles ganaches irresponsables…
Mais peu importe, ils doivent payer – et lourdement – afin de maintenir en vie l’illusion d’un « équilibre des terreurs », le fantasme (que parfois eux-mêmes nourrissent, il est vrai, mais sans en avoir les moyens) d’une « extrême droite violente, organisée, structurée, capable de « passer à la lutte armée »…
Personne d’un peu tant soit sérieux ne croit évidemment à cette thèse ridicule mais ni les médias ni les foules ne sont composés de gens sérieux. Donc cela fonctionne plus ou moins, malgré un très gros bémol qui est que le tas de cadavres qui grandit sur le sol français, lui, n’a qu’une seule origine, un seul responsable : la barbarie islamiste.
Les égorgés, les poignardés, les mitraillés, les écrasés le sont exclusivement par des musulmans fanatiques, des allogènes haïssant la France…
Du côté de « l’extrême droite », on se borne à des « projets d’action aux contours imprécis », à base de grenade à plâtre et de fusils de chasse…
Car c’est là l’une des grandes spécificités du « terrorisme d’extrême droite » depuis 40 ans : c’est un terrorisme sans victime. On s’en félicite, bien sûr, mais c’est tout de même là un critère qui devrait faire relativiser le phénomène et décrédibiliser quelque peu ceux qui agitent frénétiquement ce chiffon rouge mité. Alors peut-être un jour devra-t-on laisser, pour les besoins du « story-telling », l’un ou l’autre de ces enfants perdus ou de ces têtes brûlées passer à l’acte.
Fort heureusement, il y a peu de chance que cela soit pour demain, car, dans ce cas, il est fort probable que la ou les communautés visées ne réagiront pas seulement avec des bougies, des peluches, des pleurnicheries et des hymnes à la tolérance comme toute bonne victime francaoui qui se respecte…
Et cette situation, le Système n’est sans doute pas encore prêt à l’assumer et à la gérer. Mais qui sait, s’il est un jour dos au mur, tout peut arriver.
Et c’est bien pour cela qu’il convient de garder la tête froide, de se défier des agités, d’écarter les provocateurs, de ne pas romantiser ou glorifier la violence et de ne pas confondre radicalité et nihilisme…
Nous devons travailler, construire, expliquer, créer, fonder, aimer, et non pas tomber dans les pièges les plus grossiers de ceux qui ne rêvent que de caricatures et de de tragi-comédies à exhiber au journal de 20 heures.
Nous devons être des soldats politiques, pas des voyous, ni des apprentis assassins.
Crédit photo : DR
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