6 mois après les élections municipales, la majorité de Bouguenais, au sud de Nantes, vient de connaître sa première purge. Réunis jeudi 24 septembre au soir, les élus du groupe de la maire Sandra Impériale (Les Républicains) ont voté, à bulletin secret, l’exclusion définitive du 8e adjoint, Lucien Berre. Son tort : avoir régulièrement partagé sur sa page Facebook — fermée depuis mercredi — les positions politiques de figures de la droite nationale, de Marion Maréchal à Éric Zemmour en passant par Sarah Knafo et Gilbert Collard.
Un vote à bulletin secret, 2 options sur la table
Les élus avaient le choix entre une suspension provisoire et une exclusion définitive : les 2 tiers ont opté pour la seconde. Adjoint délégué à l’urbanisme et aux relations avec les bailleurs, conseiller municipal depuis le mandat précédent, Lucien Berre n’appartient donc plus au groupe majoritaire — libre à lui, résume la maire, de démissionner ou non du conseil municipal. Sandra Impériale, qui l’avait elle-même nommé, assure n’avoir rien su de ces publications avant d’en être informée par Ouest-France mercredi, et s’en est aussitôt désolidarisée. Un étonnement qui n’a pas convaincu la CGT des territoriaux de la mairie, laquelle s’interroge publiquement : personne, vraiment, n’avait vu passer ces publications ?
La majorité se fissure
L’affaire laissera des traces. Quelques heures avant la réunion, le conseiller municipal Fayçal Chebourou, 35 ans, élu sur la liste divers droite de Sandra Impériale, a annoncé son départ de la majorité pour siéger en indépendant. S’il condamne les publications de son ex-collègue, c’est la méthode qui l’a fait partir : il refuse de cautionner « un vote à bulletin secret façon Koh Lanta », tenu en marge des instances, et reproche à la maire de ne pas avoir assumé elle-même une position claire ni une mesure conservatoire immédiate.
L’opposition divers gauche, réunie sous la bannière Bouguenais citoyenne, a de son côté condamné les publications de l’adjoint dans un communiqué, estimant que la banalisation des idées d’extrême droite par un élu ne saurait relever « de simples opinions parmi d’autres ». Reste une question que le vote de jeudi ne tranche pas : celle du périmètre des opinions qu’un élu local peut relayer à titre personnel — les personnalités en cause étant, pour l’essentiel, des responsables politiques légaux dont les partis présentent des candidats à toutes les élections. À Bouguenais, le partage de leurs publications vaut désormais exclusion.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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