[Cinéma] Voyages, aventures, découvertes… 10 idées pour l’été !

L’un des exploits du 7ème art est qu’il nous donne l’occasion de voyager, en tous lieux et à toutes les époques. Moins cher qu’un ticket d’avion et idéal en période estivale, que l’on soit en vacances ou non !

Voici donc dix suggestions pour accompagner vos soirées d’été, des films de tous les styles, pour tous les goûts, mais ayant pour points communs un certain goût du risque et de la découverte.

Café Europa en uniforme (1960)

Elvis Presley n’était pas uniquement le roi du rock’n roll et l’icône de Las Vegas, c’était aussi un acteur !
Parmi ses nombreux films, qui auraient tous leur place dans cette sélection de par leur ton bon enfant et leur légèreté, l’un des plus connus est GI Blues, ou Café Europa en uniforme pour la version française.
Soldat américain déployé en Allemagne de l’Ouest, le personnage joué par Elvis est confronté à un sérieux problème : les femmes ! Suite à un pari avec ses camarades, il va devoir séduire la belle Lili (jouée par Juliet Prowse)… mais il pourrait bien se laisser prendre au grand jeu de l’amour !

Le scénario est bête et méchant mais a le mérite de nous plonger dans une sympathique ambiance des années 50 idéalisée par le style hollywoodien de l’époque, et, surtout, nous donne l’occasion d’entendre – ou de réentendre – certains des plus grands tubes du chanteur.
On ne se refait pas, le King joue ainsi de nombreux morceaux dans chacune de ses apparitions sur grand écran.

Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines (1965)

Aventure, humour, spectacle, voilà en quelques mots la recette de ce mythique long métrage des années 60.

En 1910, un célèbre journal britannique organise une course aérienne entre Londres et Paris. Les meilleurs pilotes du monde entier sont conviés pour se disputer le prix de dix mille livres sterling mis en jeu.

Français, Américain, Prussien, Japonais, chaque concurrent est une sorte de caricature vivante de son pays, cela reste cependant dans les limites du raisonnable car fait avec humour et bienveillance, le spectacle est, qui plus est, lui aussi au rendez-vous.

Parfait pour réviser rapidement l’histoire des débuts de l’aviation et passer un bon moment en famille !

Mission to Mars (2000)

Il n’a pas fallu attendre Elon Musk et sa société Space X pour que l’homme commence à rêver d’une grande expédition spatiale au-delà de la lune.
En 2000, le réalisateur Brian de Palma, dont vous connaissez certainement l’adaptation de Scarface avec Al Pacino, nous proposait ainsi Mission to Mars, sa vision du premier voyage vers la planète rouge.

En 2020, la NASA est fière d’envoyer les premiers hommes sur Mars. Hélas, les conditions climatiques sur place causent de graves ennuis et nécessitent l’envoi d’une mission de sauvetage.

Si quelques scènes d’action dans l’environnement parfois infernal de Mars agrémentent le film, celui-ci se focalise davantage sur la contemplation, la réflexion et le mysticisme. L’histoire prend en effet un tournant inattendu dans la dernière partie, en abordant les origines de la vie de façon originale, voire poétique.

Dans les scènes de vie quotidienne sur la planète rouge, vous remarquerez peut-être quelques similitudes avec Seul sur Mars, sorti quinze ans plus tard.

Profitez du film, les voyages interplanétaires ne figurent pas encore parmi les destinations de Ryan Air !

L’Auberge espagnole (2002)

Pas forcément l’idée la plus originale, mais peut-être celle qui aura le plus de succès si vous n’êtes pas trop regardant sur la morale !
Il ne serait pas exagéré de dire que L’Auberge Espagnole a marqué toute une génération.
Xavier, un jeune Français de 25 ans (sympa, et joué par Romain Duris) part un an en Erasmus sous le soleil de Barcelone, y rencontre une bande de potes (tous aussi sympas) et fait face à des problèmes faisant écho à ce que chaque jeune de cet âge peut connaître.
Quel avenir choisir ? Celui tout tracé par les études choisies, ou un avenir plus incertain mais aussi plus excitant, en tant qu’écrivain ?
Comment avancer dans une relation amoureuse ? Comment garder le contact avec ses proches ?
La recette est simple mais fonctionne parfaitement, Xavier est attachant malgré ses défauts, et humour et amour sont dosés avec subtilité.

Malgré tout, Cédric Klapisch (le réalisateur) ne peut s’empêcher de nous imposer trois histoires de tromperies qui parasitent une bonne partie du film et ne paraissent ni pertinentes ni utiles à son déroulement. Un gros point noir dans un excellent film.

Dans un autre registre, il est amusant de voir comment la question de l’homosexualité était traitée à l’époque (rappelons que le film a déjà 16 ans !). Si elle n’est bien sûr par montrée de manière négative, l’attirance du personnage d’Isabelle (la coloc belge de Xavier) pour les femmes surprend ses amis et colocataires, ce n’est pas une pratique habituelle. Certaines réactions seraient même vues comme insultantes aujourd’hui, ce qui devrait faire prendre conscience à certains de leur hystérie sur le sujet.

Si la suite, Les poupées russes, a de réelles qualités, ne perdez pas votre temps avec le 3ème volet des aventures de Xavier, Le casse-tête-chinois, tract politique insipide.

Carnets de voyage (2003)

Comme vous et moi, Ernesto Che Guevara a lui aussi profité de sa jeunesse pour voyager !
De bonne famille, étudiant en médecine, le garçon décide un beau jour d’aller découvrir son continent en compagnie d’un ami, avec pour moyen de transport une simple petite moto.
Paysages grandioses, misère, fêtes populaires, maladies, tout ce qui caractérise l’Amérique du Sud pour le meilleur et pour le pire va tôt ou tard se trouver sur la route d’Ernesto et déclencher chez lui une certaine prise de conscience.
Notez toutefois qu’il ne s’agit pas là d’un film de propagande communiste mais du parcours initiatique d’un jeune adulte, même si l’on en sort avec une image positive d’un personnage qui deviendra ensuite plus « controversé ».

Le (très beau) thème principal de Carnets de Voyage

Holy Lola (2003)

Parfois, les plus grands voyages et les aventures les plus difficiles ne sont pas ceux que l’on imaginait.

L’impossibilité de concevoir un enfant est une épreuve pour un couple, et cela se transforme en véritable parcours du combattant lorsqu’ils décident de se lancer dans un processus d’adoption. Dans Holy Lola, Pierre et Géraldine, des Français, sont contraints de se rendre au bout du monde, au Cambodge. Ils devront faire face à la corruption et aux méthodes peu scrupuleuses de ceux qui marchandent la vie des enfants.

Ce film français aborde un sujet grave, peu médiatisé, et est porté par un joli duo composé d’Isabelle Carré et Jacques Gamblin.

127 heures (2010)

Aron Ralston ne tient pas en place. Ce jeune Américain féru d’alpinisme et de randonnées profite de tout son temps libre pour parcourir les paysages et environnements les plus beaux de son pays, mais aussi les plus risqués. Lors d’une banale balade dans les gorges de l’Utah, il se retrouve seul et coincé, le bras piégé par une pierre. Commencent alors 127 heures interminables…

Huis clos ou presque, 127 heures est haletant et démontre tout le talent de James Franco, qui prête ses traits à l’aventurier, et est plus que crédible dans toutes les circonstances, dans les moments où la folie gagne le héros comme lorsque sa détermination prend le dessus.

Le bonus du film ? L’excellente bande originale, notamment le morceau Festival du groupe Sigur Rós, jubilatoire !


Les chemins de la liberté (2010)

La liberté a un prix, un prix élevé, mais que des prisonniers d’un camp de travail sibérien en 1940 décidèrent de payer.
Ce long métrage adapté du roman « À marche forcée » retrace l’histoire vraie -bien que contestée- de sept détenus ayant fui leur geôle soviétique et traversé plusieurs milliers de kilomètres, de la Mongolie à l’Inde, terre britannique synonyme pour eux de terre promise.
Tous n’auront cependant pas la force de l’atteindre, mais tous devront se mettre au service de l’autre pour que l’espoir perdure.
Avec Ed Harris (Apollo 13, Rock, Stalingrad…) en chef de file et la jeune Saoirse Ronan (Lovely Bones) en petite protégée du groupe, le film émeut autant qu’il impressionne.
Attention, certaines scènes seront difficiles à regarder pour les spectateurs les plus sensibles !

La Vie rêvée de Walter Mitty (2013)

Prenez un grand bol d’air frais et découvrez La Vie rêvée de Walter Mitty !
Dans ce film aussi touchant qu’enthousiasmant, Ben Stiller joue Walter Mitty, employé de journal, on ne peut plus sympathique, mais aussi on ne peut plus discret.
N’osant jamais aller au bout de ses idées et à la poursuite de ses rêves, que ce soit dans le cadre professionnel ou avec les femmes, il va devoir dépasser ses craintes et ses limites pour conserver son travail…et retrouver sa dignité !
Spoiler : les images tournées en Islande sont somptueuses et méritent d’être vues !

Everest (2015)

En 1996, une équipe d’alpinistes chevronnés entreprend l’ascension du Mont Everest et de son sommet le plus haut du monde, à 8 846 mètres d’altitude. Dans des conditions climatiques apocalyptiques, ils vont devoir aller au bout d’eux-mêmes.
Cette épopée dramatique est tirée d’une histoire vraie.

On comprend vite que la volonté des femmes et des hommes engagés dans cette expédition dépasse largement le caprice, la folie ou l’envie de sensations fortes. Paradoxalement, ils cherchent et trouvent la liberté dans ces conditions extrêmes, sans défier la nature mais en voulant la connaître.

Les décors et notamment les panoramas lorsque les alpinistes sont au sommet sont grandioses tandis que les décès – la montagne est cruelle – sont montrés avec pudeur.

Alexandre Rivet

Crédit photo : DR
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