Pakistan. La corruption se pratiquait en famille chez l’ancien Premier ministre

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Les affaires judiciaires concernant des responsables politiques ne touchent pas que la France. L’ancien Premier ministre du Pakistan Nawaz Sharif vient d’être condamné à 10 ans de prison pour corruption liée à l’achat d’appartements londoniens.

Condamné par contumace

L’audience avait lieu vendredi 6 juillet à Islamabad. Une audience qui se tenait dans un tribunal anti-corruption, car c’est bien de cela dont était accusé l’ancien Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif. L’homme a ainsi été déclaré coupable de corruption dans une affaire d’achat d’appartements de luxe à Londres. Bien qu’affirmant que ces appartements avaient été acquis par des moyens légaux, l’ancien premier ministre a été incapable de justifier leur financement.

Âgé de 68 ans, Nawaz Sharif n’était pas présent au tribunal lors de cette audience et se trouvait alors à Londres. Il a écopé d’une peine de dix années de prison et à une amende de huit millions de livres. Soit environ 10,5 millions de dollars. De plus, les appartements en question vont faire l’objet d’une saisie par le gouvernement fédéral.

Toutefois, au-delà de son cas personnel, c’est une très mauvaise nouvelle pour sa formation politique alors que les élections législatives au Pakistan auront lieu le 25 juillet.

Trois fois Premier ministre

Si la condamnation de Nawaz Sharif a eu un écho international, c’est parce qu’il s’agit de l’un des hommes politiques les plus en vue du Pakistan depuis de très nombreuses années. En quelque sorte, un survivant politique qui a été Premier ministre à trois reprises.

Pakistan

Source : Wikipédia

De plus, Maryam, la fille de ce dernier et largement considérée comme son héritière politique, a été condamnée pour sa part à sept ans de prison. Ainsi, trois des quatre enfants de l’ancien leader du PML-N (soit la Ligue Musulmane du Pakistan (Nawaz), dont le nom accolé à celui de son parti rappelle le rôle de premier plan qu’il a occupé durant de très nombreuses années) étaient inquiétés dans cette affaire de corruption.

Alors que la justice du Pakistan a interdit en 2017 Nawaz Sharif de participer à tout scrutin à vie, c’est désormais le frère de ce dernier, Shehbaz Sharif, qui a été nommé patron du PML-N. Une (drôle) d’histoire de famille sur laquelle la classe politique française se gardera probablement de faire des commentaires. Charité bien ordonnée…

Crédit photos : Wikimedia Commons (CC/Prerna goyal)
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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