Ils sont très nombreux, ces déchets qui polluent les plages à travers le monde. La plateforme digitale Dream Act, engagée pour une consommation responsable, fait le point. Et propose des solutions.

80 % d’origine terrestre

C’est un phénomène inhérent à notre époque. La pollution marine est bien l’un des fléaux de ce siècle ! Une pollution qui est à 80 % d’origine terrestre et donc la conséquence de l’activité des hommes, contre 20 % d’origine maritime.

Parmi ces 80 %, les provenances de ces déchets sont diverses. Il s’agit notamment du rejet des eaux usées, des déchets jetés directement sur les plages par les touristes mais aussi des déversements issus des activités industrielles. Les rejets en mer par certains navires de pêche ou de commerce sont aussi montrés du doigt.

À titre informatif, un rapport de 2015 indique qu’environ huit millions de tonnes de plastique finissent dans l’océan chaque année. Le document en question désigne aussi les trois principaux pays responsables, à savoir la Chine, les Philippines et l’Indonésie.

Le top 10 des déchets

Ce problème des déchets n’est pas sans conséquences puisque des milliers d’animaux décèdent chaque année par ingestion de ces derniers ou en devenant prisonniers d’amas de détritus. L’impact touche aussi les humains, notamment par la consommation de produits contaminés par certaines particules.

Pour y voir plus clair, la start-up Dream Act a réalisé un classement des dix types de déchets les plus présents sur les plages :

1) Fragments de plastique et de polystyrène (représentent environ 80% des déchets recensés sur la côte)

2) Canettes, bouteilles et leurs bouchons

3) Sacs plastiques et emballages alimentaires

4) Pailles, vaisselle et gobelets en plastique

5) Coton-tiges

6) Couches et protections féminines

7) Vieux vêtements

8) Mégots de cigarette

9) Filets de pêche et cordages

10) Tout le reste

plages
©Surfrider Foundation

Quelles solutions ?

Une fois la liste dressée, que faire ? Des réponses qui relèvent tout autant du civisme que du bon sens existent pour tenter d’endiguer cette pollution.

Concernant le plastique, la limitation des emballages et des sacs jetables est vivement encouragée, de même que la préférence des matières naturelles aux matières synthétiques. Quant aux canettes et autres bouteilles, Dream Act suggère l’utilisation d’une gourde. En ce qui concerne les emballages alimentaires, là encore, il suffit de faire appel à l’évidence : privilégier le vrac et les packagings en carton. Pour ce qui est de la vaisselle en plastique, investissez dans de la vaisselle réutilisable si vous voulez rendre service à l’océan.

Les solutions pour les autres catégories de déchets sont elles aussi décrites sur la plateforme Dream Act. Toutefois, nul besoin de détenir une expertise en la matière pour s’interroger un minimum sur nos modes de consommation et pour trouver la réponse adaptée. Tandis que l’été bat son plein sur le littoral, nos plages ont plus que jamais besoin d’attention !

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/epSos.de)
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