L’un des principaux enjeux de la justice est le taux de récidive : plus il est élevé, plus la justice échoue à détourner du mauvais chemin les délinquants. Deux faits divers qui se sont produits récemment à Brest illustrent l’étendue du problème.

Le 1er juillet dernier la police intervient pour une rixe rue Jean Jaurès dans le centre de Brest, devant un café. La patrouille découvre un homme de 48 ans au visage ensanglanté, qui lui explique être intervenu pour empêcher un individu de molester une jeune femme. Celle-ci, âgée de 21 ans, a le visage et les avant-bras couverts de blessures. L’agresseur, lui, a pris la fuite, laissant une béquille dont il s’est servi pour tabasser ses victimes : il l’a cassée à force de taper avec.

Le président lui rappelle ses condamnations passées : il s’esclaffe

Interpellé finalement le 9 août, il s’est avéré très connu de la justice, notamment pour violences volontaires. Il a refusé de répondre aux questions portant sur l’étude de personnalité – qui permet aux juges de se faire une idée sur le passé et l’environnement social des prévenus – et s’est esclaffé quand lui ont été rappelées, à l’audience du 10 août, ses condamnations passées. Son procès est renvoyé au 17 septembre, d’ici là, devant son absence de contrition et son comportement « sans aucune limite » faisant craindre que des faits semblables ne surviennent à nouveau, il dort en prison.

A Brest encore, dans la nuit du 27 au 28 juillet, rue Corot dans le quartier multi-ethnique de Pontanézen, une voisine découvre son véhicule en feu, et juste à côté un jeune du quartier avec un marteau qu’elle connaît. Elle porte plainte et le jeune s’enfuit.

Des policiers tournent régulièrement dans le quartier pour retrouver le fugitif, ce qui dérange on s’en doute des business pas très légaux – comme d’autres quartiers dits « sensibles », Pontanézen est gangrené par la drogue. Sous la pression de ses complices et compagnons de délinquance, le jeune incendiaire se livre le 8 août à la police. Déjà connu pour des incendies de voiture, il a été pourtant laissé libre sous contrôle judiciaire en attendant son procès.

LM

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