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La Suède, confrontée à une augmentation préoccupante de la violence liée aux gangs, envisage de modifier sa constitution pour autoriser la déchéance de nationalité des criminels binationaux. Cette proposition, qui suscite des débats passionnés, illustre une volonté politique ferme de lutter contre la criminalité organisée et de protéger la sécurité nationale.
Une réforme constitutionnelle pour un cadre plus strict
Le gouvernement suédois de centre droit, soutenu par les Démocrates de Suède, parti d’extrême droite, a présenté un projet visant à retirer la nationalité suédoise aux binationaux impliqués dans des crimes graves, comme l’espionnage, la trahison ou la fraude lors de l’obtention de leur passeport. Cette mesure, inscrite dans l’accord de coalition « Tidö », reflète une volonté de durcir les lois face à l’intensification des activités criminelles.
Le ministre de la Justice, Gunnar Strömmer, a salué cette initiative, tout en exprimant son souhait d’aller plus loin pour inclure les membres de gangs dans cette réforme. « Un chef de gang orchestrant des meurtres depuis l’étranger ne peut conserver sa nationalité dans le cadre actuel », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’élargir les critères.
Une réponse à la montée de la violence liée aux gangs
Avec 62 fusillades mortelles en 2022, un triste record européen, et plus de 62 000 individus identifiés comme liés à des réseaux criminels en 2024, la Suède se retrouve au cœur d’une crise sécuritaire. Environ 600 criminels opèreraient depuis l’étranger, profitant souvent de leur double nationalité pour échapper aux poursuites.
Malgré une baisse de 35 % des décès par balle en 2024 grâce à des mesures policières renforcées, la violence des gangs a débordé sur les pays voisins. Le Danemark, la Norvège et la Finlande dénoncent l’exportation de méthodes criminelles particulièrement brutales, obligeant les autorités nordiques à renforcer leur coopération transfrontalière.
Si le gouvernement insiste sur l’urgence de cette réforme, elle n’échappe pas aux critiques. Des membres de l’opposition, comme la députée social-démocrate Amalia Rud Stenlöf, dénoncent une démarche « juridiquement dangereuse » et « bâclée ». Ces critiques rappellent les défis juridiques et éthiques liés à la déchéance de nationalité, un sujet sensible qui soulève des questions sur les droits fondamentaux des individus.
Le projet de loi prévoit toutefois plusieurs étapes avant sa mise en œuvre. Une modification de la constitution nécessite un vote parlementaire, suivi d’un second vote après les élections législatives de 2026.
Vers un durcissement des conditions de naturalisation
En parallèle, Stockholm prévoit de renforcer les critères pour obtenir la nationalité suédoise. Les demandeurs devront désormais prouver un mode de vie « honorable et ordonné ». Ces mesures visent à réduire les abus lors des procédures de naturalisation et à préserver l’intégrité du processus.
Face à l’expansion des activités criminelles au-delà des frontières suédoises, une plateforme nordique a été créée à Stockholm. Cette initiative regroupe des forces de police de Suède, de Norvège, de Finlande et du Danemark, afin de coordonner les efforts pour contrer la violence des gangs.
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a vivement dénoncé les infiltrations de gangs suédois au Danemark, décrivant la situation comme « inacceptable ». En réponse, Copenhague a réintroduit des contrôles à ses frontières avec la Suède.
La proposition de déchéance de nationalité illustre l’influence croissante des patriotes sur le gouvernement suédois. Les Démocrates de Suède, bien que ne participant pas directement au gouvernement, exercent une pression significative sur les politiques en matière d’immigration et de sécurité, en échange de leur soutien au Premier ministre Ulf Kristersson.
Alors que la Suède se bat contre une criminalité galopante et les critiques internationales, le projet de réforme constitutionnelle reflète une volonté d’action ferme.
3 réponses à “La Suède envisage la déchéance de nationalité pour les binationaux impliqués dans des crimes graves”
ENFIN ! LE PEUPLE SE RÉVEILLE !! MICRON ! REGARDE UN PEU !!! mais c’est une vraie femme qui ose faire cela !!!
“La Suède envisage la déchéance de nationalité pour les binationaux impliqués dans des crimes graves” Elle l’envisage seulement ? Ça devrait être automatique, chez eux comme chez nous.
La France devrait s’en inspirer….
Mais entre ce que je dis, et ce que disent beaucoup de Français, face aux institutions nationales et les décisions politiques … il y a un gouffre qu’aucun politique, tout au moins à mon sens et aujourd’hui, n’aura le courage de franchir.