Robert Ménard, maire de la ville de Béziers était l’invité de Ruth Elkrief ce mardi soir,  est revenu sur la possibilité d’enseigner l’arabe à l’école évoqué par le ministre de l’Éducation nationale.

Une possibilité qui a provoqué une levée de boucliers venant notamment de la droite. Nicolas Dupont-Aignan a estimé que cet enseignement de l’arabe se ferait au détriment de la langue française. « Je trouve ça très malsain », a déclaré Nicolas Dupont-Aignan au micro de France inter. Pour lui, cet enseignement d’une langue vivante serait synonyme d’« islamisation de la France » et d’« arabisation ».

La polémique est née dans la foulée de la publication lundi d’un rapport de l’Institut Montaigne (voir le rapport intégral ici) proposant de « relancer l’apprentissage de la langue arabe » pour lutter contre l’islamisme (sic). Dans la foulée, le ministre Blanquer avait ensuite fait dans la démagogie, estimant sur BFM que l’arabe était une langue « très importante » a prendre en compte en France (s’empressant de lui rajouter le chinois ou le russe pour ne pas dénoter).

Rétropédalage de Jean-Michel Blanquer

Dans la foulée, eu égard de la polémique grandissante, le ministre de l’Éducation s’est dit victime d’un « emballement médiatique » et a commencé à faire marche arrière : « Je n’ai jamais dit que l’arabe devait être obligatoire à l’école primaire. Mais nous avons intérêt à différencier la langue arabe d’un certain fondamentalisme religieux ».

Eu égard de la baisse récurrente du niveau scolaire en France, la priorité est-elle néanmoins à l’enseignement de ces langues étrangères ? On peut en douter.

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