En Italie la situation des citoyens comme celle de policiers s’est largement dégradée avec l’immigration massive – comme on peut le voir régulièrement au gré des agressions ou des viols commis par des migrants. A Catane, en Sicile, un commissaire de police a été tabassé chez lui jusqu’au sang par une bande de migrants, à Mestre (banlieue industrielle de Venise) dans la caserne de l’Arma, un Nigérian de 24 ans en situation irrégulière s’est mis à frapper tout le monde suite à son arrestation et a blessé trois policiers, etc. Et ce n’est qu’un bref aperçu des violences contre les policiers en Italie.


En réaction, le gouvernement expérimente une arme pouvant aider les policiers à se défendre, sans prendre le risque de tuer. Cette arme tire des décharges électriques qui immobilisent – c’est un Taser. Cependant, la décision fait polémique, surtout du fait que le Taser coûte très cher et ne serait pas si performant.

Le Taser est utilisé de façon expérimentale pour trois mois dans 12 villes italiennes

Le Taser est utilisé de façon expérimentale pour trois mois dans 12 villes italiennes : Bologne, Brindisi, Caserte, Catane, Florence, Gênes, Milan, Naples, Padoue, Palerme, Reggio d’Émilie et Turin. Policiers, gendarmes et douaniers, en service, devront porter bien en vue leur Taser. Le but de cette arme est dissuasif, rien que par sa couleur jaune fluo : il se repère vite et permet de convaincre les fauteurs de troubles de se rendre pour ne pas avoir à subir un électrochoc. L’arme devrait être non mortelle mais certains problèmes peuvent tout de même causer la mort : si son utilisation est interdite aux femmes enceintes ou aux personnes à mobilité réduite, si l’ONU a décidé de la cataloguer parmi les instruments de torture depuis 2007, c’est à cause des nombreux décès causés par arrêts cardiaques.

Mais les polémiques ne s’arrêtent pas là. Le modèle choisit par l’Italie, le Taser X2, ne serait pas le meilleur de la gamme, selon les experts. Ou plutôt, il ne le serait que pour le prix : 1 399 $ pièce, bien au-dessus de celui de modèles équivalents sinon supérieurs, comme le Magen israélien qui coûte 1099 $ et comporte cinq coups au lieu de deux. Cinq coups de feu sans rechargement au lieu de deux peuvent faire la différence.
Sur le web tourne une vidéo assez sanglante où l’on voit deux policiers américains aux prises avec un délinquant manifestement insensé qui résiste à son arrestation. Un agent pris dans la bagarre tente à deux reprises d’immobiliser le personnage avec le Taser mais il ne peut pas et reste impuissant alors que l’interpelé se libère, prend une arme mortelle dans sa voiture et tue l’un des agents, avant de prendre la fuite. Une issue qui aurait pu être évitée avec un pistolet à cinq coups.

Salvini : « Il est de notre devoir de garantir aux forces de l’ordre les meilleurs outils pour défendre le peuple italien »

Ainsi, pourquoi une arme plus chère et moins efficace ? Et pourquoi une attribution directe malgré les règles de passation des marchés et sans passer par Consip (la centrale des marchés publics de l’administration publique italienne – NDT) ? On parle d’une affaire de plusieurs dizaines de millions d’euros, étant donné que l’Italie sera équipée de dizaines de milliers de Taser et devra acheter de la maintenance : des pièces de rechange, des fléchettes et de la formation du personnel, ce qu’Axon n’a pas inclus dans le contrat. Et quelqu’un semble se précipiter pour mettre fin à un processus qui a débuté en 2014, lorsque Angelino Alfano était alors le locataire du Viminal. Maintenant, c’est Matteo Salvini, son successeur, qui a immédiatement mis son imprimatur sur l’histoire : « Il est de notre devoir – a-t-il dit – de garantir aux forces de l’ordre les meilleurs outils pour défendre le peuple italien ».

L’expérimentation a débuté le 5 septembre et ce 12 septembre une première personne en a fait les frais : c’est un jeune Turc de 24 ans qui s’est mis à agresser les passants en étant de surcroît complètement nu en pleine rue ! Salvini s’est félicité du résultat et veut étendre cette dotation aux contrôleurs de trains et aux surveillants pénitentiaires.

Cependant, auprès de la population, il recueille de très nombreux soutiens car les Italiens se sentent plus en sécurité, mieux défendus par la police qui risque moins par la même occasion. Certains soutiennent que de toute manière, l’absence de risque de bavure n’existe pas et qu’il vaut mieux protéger policiers et population plutôt que le criminel et que cette arme bien que pas entièrement sûre est déjà une avancée considérable, beaucoup moins risquée que les armes de service actuelles.

Toutefois d’autres rejettent violemment la décision de mettre en place cette expérimentation, notamment les défenseurs de l’immigration massive, les « antifascistes », qui avancent que c’est un instrument de torture, que cela peut tuer aussi (ils ont bien lu les rapports d’Amnesty Internationale qui ne monte d’ailleurs au créneau que pour l’Italie alors que l’arme est utilisée dans 107 pays [dont la France, y compris pour certains policiers municipaux] sans que personne n’y trouve rien à redire), et que les premières personnes touchées seraient les migrants « victimes du racisme des policiers et des Italiens ».
A vous de juger !

Traduction : Hélène Lechat
Source : Il Giornale (6 septembre 2018)

Photo d’illustration : DR

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