Il est 19 heures ce 25 septembre et les riverains n’en peuvent plus. Cela fait des dizaines de minutes que des migrants – quatre Maghrébins, un Africain, tous pris de boisson – s’insultent au sujet d’une dette sous les arbres du square de l’amiral Halgan, juste devant l’hôtel de ville de Nantes, à quelques dizaines de mètres du bâtiment qui abrite le bureau de la maire socialiste Johanna Rolland et de son cabinet. La police arrive, les intrus s’égaient, les services de la Ville en profitent pour fermer le parc.

Vingt minutes plus tard, les principaux protagonistes – un Africain et un Nord-africain – sont de retour. Ils s’insultent dans la rue de l’Hôtel-de-Ville. « Pédé ! », « enculé ! », – s’ils n’ont pas assimilé les règles du savoir-vivre, tout au moins ont-ils intégré des insultes passibles aujourd’hui de poursuites judiciaires. Ils finissent par se séparer sur une dernière bordée d’injures, l’un rejoignant le cours des Cinquante Otages, l’autre s’éloignant vers la gare.

« Et dire que c’est tous les après-midis comme ça, ça gueule, ça boit, ça fout le bazar », soupire une riveraine. Un autre précise : « ce sont souvent des migrants, mais aussi des marginaux tout à fait « gaulois » qui y viennent quand le square est fermé, les clôtures sont trop basses et en partie défoncées ». Notre enquête sur les squares du centre-ville de l’hiver dernier précisait déjà que ce square était un vrai camping pour les marginaux et cela s’accompagnait de dégradations, notamment sur les WC.

« Ici ça a toujours été la m… », relève un employé du service des espaces verts. « Mais il faut être honnête, on réveille de plus en plus de SDF quand on ouvre les squares le matin, ici y compris. Ils dorment en groupe avec des chiens pour éviter les agressions, et il y en a de plus en plus ». Ce livreur à vélo nuance : « de plus en plus, difficile à dire, mais ils se décalent plus loin dans la ville. Ceux qui dormaient avant près de la rue du Calvaire vont maintenant jusqu’aux abords de Sainte-Thérèse ».

Louis Moulin

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