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Voilà une découverte encourageante pour le dépistage du cancer du sein par l’intermédiaire de l’intelligence artificielle… et de Google.
Détecter le cancer du sein
Et si le cancer du sein ne devenait plus qu’un mauvais souvenir pour les femmes ? Si ce voeu n’est malheureusement pas encore tout à fait en passe de se réaliser, les récents travaux de plusieurs équipes de chercheurs permettraient de nourrir de solides espoirs en la matière. Comment ? En facilitant sa détection tant qu’il en est encore temps !
De quoi accélérer le début du traitement de ces cancers du sein avant que la maladie ne se propage ou ne s’aggrave. Ainsi, une détection précoce peut mener à un taux de survie plus élevé.
Dans cette optique, DeepMind, entreprise britannique spécialisée dans l’intelligence artificielle et propriété de Google, s’est associée avec des chercheurs du Naval Medical Center de San Diego. Ensemble, ils ont développé un processus permettant de détecter les premières traces de métastases du cancer du sein. Il s’agit alors d’identifier les cellules cancéreuses s’étant détachées de leur tissu d’origine. Basée sur un fonctionnement algorithmique, la solution dénommée LYNA aurait une précision de 99,3 % ! Pour parvenir à ces identifications des tumeurs, les chercheurs ont testé LYNA sur un ensemble de données du Défi Lymph Node 2016 qui contient 399 images entières de coupes de ganglions lymphatiques.
Cancer du sein : s’en remettre à l’IA ?
De plus, DeepMind a désormais accès aux mammographies de 30 000 femmes japonaises. Celles-ci sont fournies par leJikei University Hospital de Tokyo afin d’améliorer la performance de l’algorithme.
Même s’il suscite encore de nombreuses interrogations et scepticismes, ce détecteur de cancers du sein basé sur l’intelligence artificielle apparaît comme aussi efficace qu’un pathologiste humain. Ce n’est pas la première fois que l’IA est utilisée en médecine ou dans le traitement du cancer. Par le passé, des chercheurs ont déjà mis au point des solutions permettant de détecter le cancer de la peau, le cancer de la prostate et le cancer de l’intestin.
Par ailleurs, les mauvais diagnostics seraient la cause de 90 % des décès par cancer du sein. Des dépistages ratés qui ont, par exemple, concerné 25 % des femmes touchées par la maladie selon une étude réalisée en 2009 à Boston.
Peut-on se passer d’un médecin classique pour autant ? La question est encore loin de se poser. La complémentarité avec l’intelligence artificielle est plutôt à encourager pour mener à bien ces dépistages. Des efforts conjoints qui ne seront pas de trop pour venir à bout du cancer du sein !
Crédit photo : Pixabay (CC0/5022467)
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