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Nous avons interrogé Laurence Garnier (LR) sur la réunification bretonne, en marge de la première projection du spectacle lumineux sur la Cathédrale de Nantes. L’élue nantaise a réitéré son opposition au retour de la Loire Atlantique dans la Bretagne… mais aussi à un Grand Ouest réunissant la Bretagne administrative et les Pays de Loire.
Breizh Info : Laurence Garnier, que pensez-vous de la réunification bretonne ?
Laurence Garnier : Ce que j’en ai toujours pensé. J’ai vu la conférence de presse commune de Nathalie Appéré [maire de Rennes] de de Johanna Rolland [maire de Nantes], elles ne sont déjà pas d’accord – la première veut le 44 seulement et la seconde la fusion des deux régions.
Breizh Info : Mais encore ?
Laurence Garnier : Je n’y suis pas favorable. Nantes a une culture bretonne incontestable, mais pas seulement. D’ailleurs les namnètes n’étaient certainement pas bretons.
Breizh Info : Pour vous, Nantes y perdrait ?
Laurence Garnier : Nantes est toujours inclassable. Nantes est un mélange d’influence. Si on l’enferme dans une identité bretonne ou ligérienne, elle y perdrait.
Breizh Info : Êtes-vous alors pour la fusion des deux régions administratives, le « Grand Ouest » que certains appellent de leurs voeux, y compris dans votre famille politique – comme Gatien Meunier par exemple ?
Laurence Garnier : Non. On a une région à taille humaine – pas comme Auvergne Rhône Alpes par exemple ou la Nouvelle Aquitaine, et c’est bien mieux comme ça – pareil pour la Bretagne administrative. Il faudrait en revanche fusionner les conseils généraux et régionaux comme Sarkozy l’avait proposé.
Breizh Info : Mais alors le pouvoir s’éloignerait du citoyen ? Il n’y qu’à voir les Mauges où les communes ont été fusionnées au niveau du canton, les communautés de communes entre elles, le tout dans le dos du citoyen rarement voire jamais consulté… et qui s’est retrouvé avec des nouveaux noms de communes très éloignés de l’identité et de l’Histoire des communes d’origine…
Laurence Garnier : Non, parce que les conseillers régionaux auraient eu dans ce cas une implantation locale, à l’échelle des anciens cantons. Quant aux Mauges, c’est vrai qu’on ne reconnaît plus le territoire.
Breizh Info : Vous citez des fusions de régions qui ont donné lieu à de nouvelles régions de (très) grande taille. Pour vous, est-ce qu’il y a une fusion qui a réussi en 2014-2015 ?
Laurence Garnier : La Normandie.
Breizh Info : Dernière question, êtes-vous candidate pour Nantes en 2020 ?
Laurence Garnier : Bien sûr, et ce n’est pas un scoop, je l’ai annoncé le 30 mars 2014. Le scoop, ce sont les politiques qui tiennent leurs promesses. Je suis candidate pour Nantes aux prochaines municipales.
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Laurence Garnier : « Nantes ne se laissera pas enfermer dans une identité bretonne ou ligérienne »”
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