C’est le lot de toutes les grandes métropoles d’abriter différentes communautés. C’est le cas de Barcelone, ou cohabitent Espagnols, Français et Catalans. Et pourtant, Barcelone se situe bien en Catalogne. Voilà qui devrait donner à réfléchir à Pascal Bolo.

Vieux cheval de retour, Pascal Bolo (PS), est un personnage qui compte à Nantes : premier adjoint au maire et vice président de Nantes Métropole. Certainement chargé par Jean-Marc Ayrault d’« encadrer » Johanna Rolland, la dauphine. Prêt à tout pour survivre, Bolo s’était illustré au soir du premier tour de l’élection présidentielle avec cette phrase historique : « Moi, j’ai voté Macron ». Et d’ajouter : « J’ai fait la campagne de Benoît Hamon, mais je n’ai pas voulu prendre de risque. ». Notre homme est donc heureux : « Marine Le Pen n’est pas en tête du premier tour » (Ouest-France, Loire-Atlantique, lundi 24 avril 2017).

Bien entendu Pascal Bolo avait sa petite idée sur le débat et le vote qui eurent lieu au conseil départemental de Loire-Atlantique à propos du droit d’option appliqué à la réunification de la Bretagne. D’où cette nouvelle phrase historique : « Si Nantes est à l’évidence bretonne, elle est aussi ligérienne et vendéenne. » (Presse Océan, mardi 18 décembre 2018).

Mais si Bolo était habité par la volonté d’être complet, il aurait plutôt déclaré : « Si Nantes est à l’évidence bretonne, elle est aussi ligérienne vendéenne et africaine. » Ne déclarait-il pas il y a quelques mois : « Nous hébergeons directement ou indirectement 700 migrants à Nantes, on ne peut pas faire plus. » (Ouest-France, vendredi 3 août 2018). Si on ajoute aux « migrants » les immigrés installés dans les « quartiers », Nantes fait figure de ville africaine tout autant que bretonne, vendéenne ou « ligérienne ».

Bernard Morvan

Crédit photo : Breizh-info.com
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine