Nantes : encore 69 abribus à remplacer et des pannes de SIV en pagaille

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Le remplacement des abribus, initié à l’automne 2017 par le changement de prestataire : JC Decaux à la place de Clearchannel, n’en finit plus de durer. Après un hiver 2017-2018 où nombre d’usagers ont du attendre leur bus sous la pluie, puis des tentatives désespérées d’en venir à bout en juin 2018, ce n’était pas encore fini à l’automne 2018. Et ce n’est toujours pas fini, nous apprend la dernière réunion des délégués du personnel de la SEMITAN.

« La CGT aimerait savoir si, cette fois ci, l’installation des nouveaux abribus est achevée ? Cette question comprend la pose des vitres, l’information voyageurs, éclairage opérationnel de nuit, BIV en service etc. ». La direction répond, penaude, « sur les 960 abribus, 891 sont installés, les derniers en attente le sont pour des raisons techniques : électricité, etc. ».

Ce qui fait tout de même encore 69 abribus non équipés, soit 7.1 %. Un agent en charge de les installer a une explication : « déjà, remplacer les 960 d’un coup c’était irréaliste, surtout en commençant l’automne, alors qu’on sait bien qu’à Nantes il ne pleut jamais. Puis en remplaçant les abribus, on a trouvé de mauvaises surprises, par exemple les câbles coupés jusqu’à ras-de-terre par les équipes du précédent prestataire, donc il fallait tout ouvrir pour refaire les branchements… ».

De nombreux problèmes avec le système d’information voyageurs (SIV)

Cependant, les arrêts qui ont été installés ont aussi des problèmes. Ainsi, si l’éclairage de nuit marche bien, le système d’information voyageurs (SIV) rencontre de nombreux problèmes. Dans nombre d’arrêts, il n’est pas branché, et il faut se reporter aux fiches horaires, ou aux anciens SIV sur poteaux violets, qui sont souvent à quelques mètres de l’arrêt – pratique par temps de pluie – et peu visibles la nuit, ou même le jour, sans venir au pied du poteau.

« Les SIV sont régulièrement en panne », reconnaît un agent de la TAN. Qui constate aussi qu’ils sont « trop simples. Quelqu’un qui n’est pas de Nantes ne risque pas de s’y retrouver, même quand ça marche, et même les Nantais s’y perdent. Par ailleurs les LEDS sont peu visibles, de jour comme de nuit ». Les écrans n’indiquent en effet que le numéro de la ligne, suivi du temps d’attente.

« Par rapport au système précédent, il y a une dégradation du service assuré, et ça devient très compliqué en outre pour les gens qui ne sont pas parfaitement habitués au système des transports en commun nantais, qui connaissent toutes les lignes, les horaires de fin de service etc – ce qui représente une très petite minorité des usagers », avance même un conducteur de bus. Le progrès, ça doit être ainsi : faire plus cher, plus long, et finalement moins pratique.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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