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Sur 100 migrants à Paris se revendiquant du statut hyper protecteur de mineurs non accompagnés, 30 sont effectivement reconnus l’être. Voilà entre autres révélations sur cette question controversée, ce qu’affirmait Dominique Versini sur France Culture (vendredi 1er février) à l’émission du 7/9 de Guillaume Erner. Un Guillaume Erner bien connu pour son « esprit d’ouverture », le slogan de la station.
L’objet de l’émission était de traiter de la situation de la protection de l’enfance suite à la diffusion sur France 3 du documentaire « Enfants placés : les sacrifiés de la République » le 16 janvier dernier.
Madame Versini est parfaitement compétente en ce domaine. Secrétaire d’État dans les gouvernements Raffarin en 2002-2004, puis Défenseur des enfants de 2006 à 2011, elle est maintenant adjointe au maire de Paris, chargée de la solidarité, des familles, de la petite enfance, de la protection de l’enfance, de l’accueil des réfugiés et de la lutte contre les exclusions.
« En Seine Saint Denis, on est passé de 300 cas à plus de 1500 par an »
Dominique Versini explique que ce phénomène des mineurs non accompagnés, c’est à dire « de jeunes venus de pays lointains, l’Afghanistan, l’Afrique, sans leurs parents … a démarré dans les années 2000, est devenu extrêmement important ». Guillaume Erner ajoute qu’« en Seine Saint Denis, on est passé de 300 cas à plus de 1500 par an ».
Dominique Versini explique qu’à Paris « nous sommes passés de 1500 jeunes en 2015 à 8000 en 2018, jeunes à évaluer, que 30% sont reconnus mineurs et confiés par le juge au département de Paris ou à un autre département car il y a une répartition nationale ». Ils sont alors soit confiés à une famille d’accueil, soit à un foyer public ou d’association. Guillaume Erner précise « qu’un enfant placé dans un foyer, ça coûte 50 000 euros par an à peu près », ce que confirme Mme Versini.
A Paris, le budget des mineurs non accompagnés est de 80 millions d’euros
« A Paris le budget (annuel) de protection de l’enfance c’est 300 millions d’euros et, parmi eux, les mineurs non accompagnés c’est un budget de 80 millions d’euros. », poursuit-elle. Comme elle le revendiquera : « c’est un choix politique, en faisant ça nous faisons peut-être moins sur autre chose ». Effectivement.
La politique consiste en effet à choisir où investir les impôts payés par les contribuables. Il était de bon ton d’affirmer, dans les milieux favorables à l’immigration, que celle-ci ne coûte pas mais rapporte aux Français. Madame Versini vient d’apporter ici un début de réponse…
Jean Theme
Crédit photo : DR
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