République Tchèque : de faux mineurs isolés afghans réclament 6785 € au ministère de l’Intérieur !

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Les Tchèques connaissent aussi les joies du gouvernement des juges… où les juges se montrent « courageux » et « novateurs » surtout pour s’opposer aux efforts du gouvernement et de la police contre l’invasion migratoire. Cinq « mineurs isolés » afghans, qui se sont avérés majeurs, arrêtés en janvier dernier, ont été libérés par la cour suprême tchèque et ont pu continuer vers l’Allemagne ; deux d’entre eux réclament désormais 6785 € au ministère de l’Intérieur tchèque pour voie de fait et détention arbitraire.

Le 13 janvier dernier, la police tchèque arrête cinq personnes à un arrêt de bus d’Usti nad Orlice, une localité située près de Kralove, à mi-chemin de Brno (CZ) et Wrozlav (PL), à l’est du pays. Tous les cinq n’ont pas de papier, expliquent qu’ils sont afghans et ont 17 ans, et qu’ils viennent de l’Afghanistan via le Pakistan, l’Iran, la Turquie, la Grèce, la Macédoine du nord (ARYM) et la Serbie, d’où ils sont montés sur un train fret pour la Tchéquie. Et qu’ils vont en Allemagne.

L’un d’eux a tout de suite déclaré en garde à vue : « je ne veux pas que la République Tchèque examine ma demande de droit d’asile, je vais en Allemagne et veux être libéré au plus vite ». Selon le règlement européen Dublin III, la demande d’asile d’un migrant doit être examinée dans le premier pays qui l’enregistre, donc si la République tchèque les enregistre, ils devront être expulsés d’Allemagne – ou de tout autre pays de l’UE – vers la République tchèque qui seule pourra examiner leur demande d’asile.

Très vite, leur âge a été établi par des expertises osseuses – l’un d’eux avait ainsi plus de 27 ans, selon les radios de son avant-bras, et tous étaient majeurs. Ils ont été transférés dans un centre de rétention administrative pour majeurs, et une retenue administrative de 90 jours prononcée à leur encontre.

Cependant, il y a aussi des collaborateurs de l’invasion migratoire en République Tchèque : une association fondée en 1991 et dirigée par Martin Rozumek, l’OPU (Organisace pro pomoc Uprchlikum) a dénoncé les résultats des expertises osseuses, et fait un recours contre leur transfert dans un CRA ; ce dernier a été confirmé par le tribunal administratif local compétent. Elle a formé un recours en haute cour administrative, qui a cassé la décision du tribunal local et la procédure, et ordonné la libération des faux mineurs.

Deux d’entre eux se sont portés partie civile, réclamant 6785 € chacun au ministère de l’Intérieur tchèque pour leur retenue administrative, qualifiée de voie de fait. Saisie de l’affaire, la Haute cour administrative affirme que cette rétention administrative n’était pas fondée – après avoir reçu les résultats des expertises osseuses, 12 jours après l’arrestation des faux mineurs afghans, la police aurait du ordonner une nouvelle décision justifiant leur détention.

Il se peut donc que le ministère de l’Intérieur tchèque paie cher – et pas en chèque – cette procédure. Cela dit, les migrants ont été relâchés et sont probablement arrivés en Allemagne, l’OPU dit ne plus avoir de contacts avec eux.

Dans un interview de 2018, Martin Rozumek, qui plaidait pour l’accueil de migrants mineurs, ne cachait pas ses liens avec Soros. Rien d’étonnant ?

En 2018, Tomio Okamura, leader de Liberté et démocratie directe (SPD), en campagne pour les européennes, listait les sponsors de l’organisation : l’UE, des fonds d’état norvégiens, les ministères tchèques du Travail et des Affaires étrangères, les municipalités de Prague, Brno et Pilsen, la caisse d’Epargne tchèque… ainsi que Soros. Il indiquait alors que l’ONG recevait 31.7 millions de couronnes d’aides publiques, dont 23.7 millions étaient dépensées en salaires et frais divers.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
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