Jean-Yves Le Drian : les Progressistes bretons, c’est bien, mais Matignon c’est mieux

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Habituellement taiseux, Jean-Yves Le Drian est actif dans les médias depuis novembre. Il n’y a pas de fumée sans feu, avancent ceux qui considèrent qu’il possède le profil d’un futur Premier ministre.

Jean-Yves Le Drian est un homme très recherché ; on le dit à la mode. Dans les allées du pouvoir, certains le verraient bien diriger la liste officielle (LREM – MoDem) aux prochaines élections européennes. Mais d’autres estiment qu’il serait le mieux placé pour remplacer Édouard Philippe à Matignon.

Le ministre préféré des Français

Certes, le Breton bénéficie d’une bonne image auprès du public. Ainsi dans la cote de confiance Kantar Sofres, on le trouve à la neuvième place : 19 % des personnes interrogées souhaitant «  lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir » (Le Figaro magazine, 1er février 2019). À la première place on trouve évidemment Nicolas Hulot avec 41 %.

Dans le classement des personnalités politiques il fait mieux encore : à la troisième place avec 49 % de « bonnes opinions ». La première place revient au champion hors concours Hulot avec 73 % (Enquête Ifop, Paris Match, 14 février 2019). Dans les deux cas, Le Drian est le ministre préféré des Français.

Le remède aux maux de la Macronie ?

Édouard Philippe – Jean-Yves Le Drian : « Depuis des semaines, la rumeur est forte : le second serait le remplaçant idéal du premier. Le remède aux maux de la Macronie, le politique d’expérience, pondéré, populaire, de gauche mais pas trop, viscéralement Européen, proche des territoires, à l’écoute des Français, etc. » (L’Express, 13 février 2019).

Selon les informations de la journaliste Corinne Lhaïk, « l’intéressé ne dit pas non. Ses proches reconnaissent qu’en cas de nouveau coup de grisou, Le Drian aurait du mal à se dérober, même si la direction d’un gouvernement n’est pas son genre de beauté. « Le Drian aime creuser les dossiers, dit l’un de ses amis, ce n’est pas un homme de l’improvisation. À Matignon on change de sujet toutes les heures, on fait face à une peuplade de journalistes, on passe du Sénat à l’Assemblée. »

Le problème de l’âge

Mais il y a le problème de l’âge : Le Drian aura bientôt 72 ans. «  L’âge est plutôt un atout dans un contexte où l’on a besoin de sécurité et d’apaisement », répond Bernard Poignant, ancien conseiller de François Hollande, resté lié à Le Drian. « Après tout, il n’a qu’un an de moins que Trump » (L’Express, 13 février 2019).

« En coulisse, des macronistes de choc (Richard Ferrand et Alain Minc) mènent campagne pour en faire le futur Premier ministre après les européennes. Prudent, l’intéressé répète qu’il n’est candidat à rien. Pas plus aux européennes qu’à Matignon ». (Paris Match, 14 février 2019).

Une nouvelle réforme régionale ?

Si Le Drian finissait par s’installer à Matignon, l’opération « Progressistes bretons – Breizh Lab » tomberait de facto à l’eau. Mais la Bretagne pourrait à coup sûr trouver plusieurs avantages à cette promotion : on verrait subitement des dossiers qui n’avancent pas décoller subitement. Jouant sa dernière cartouche, Le Drian pourrait nous réserver quelques surprises. Lors d’une rencontre avec des journalistes (jeudi 31 janvier), Macron ne s’est-t-il pas livré à une critique des régions retaillées par François Hollande, « trop grandes et souvent sans identité véritable », et de l’intercommunalité durcie par la loi NOTRE votée sous le même mandat ? (Guillaume Tabard, Le Figaro, mercredi 6 février 2019). Voilà un beau chantier pour Le Drian. S’il fallait mettre en musique une nouvelle réforme régionale, il serait l’homme de la situation.

B. Morvan

Crédit photo : Jirnov/Wikimedia (Domaine public)
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