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Cher Loïg Chesnais-Girard,
Visiblement le gouvernement français a décidé de donner l’autonomie à la Corse.
Voyez-vous où je veux en venir ?
Il serait donc temps de demander la même chose pour la Bretagne ! Se basant ainsi sur ce qu’avait réclamé votre prédécesseur Jean-Yves Le Drian, à savoir le « droit à l’expérimentation » en matière culturelle, de gestion de l’eau, des aides européennes et que sais-je encore, par exemple. Le tout géré par une assemblée de Bretagne (à cinq départements bien entendu) théorisée par le BreizhLab et votre collègue socialiste Jean-Jacques Urvoas. Jean-Yves le Drian étant l’actuel ministre des affaires étrangères, vous auriez ainsi, de toute évidence, un allié de poids au sein du gouvernement.
Faut-il pour cela que nous appelions les Bretons à brûler quelques tracteurs et autres poubelles pour appuyer la revendication ? Ou est-ce que la débonnaire Bretagne va encore regarder passer les trains sans monter dedans ?
D’après le Canard Enchaîné, le président Macron aurait déjà acté cette autonomie contre un soutien à l’élection présidentielle de Gilles Simeoni. Bon… mais pourquoi ne pas faire de même ? Il est évident que vous êtes, cher président de la Bretagne, un homme de fidélité et de conviction, et que vous n’avez pas cédé aux sirènes du Macronisme triomphant.
Pour l’instant ! Car à quoi cela peut-il bien servir de soutenir une candidate telle que Anne Hidalgo alors qu’Emmanuel Macron est assuré de gagner ? Il ne s’agit pas ici de trahir son camp, il s’agit juste de prendre de l’avance. Anne Hidalgo pointe à 1,5% dans les sondages et même avec beaucoup d’imagination, on ne voit pas comment elle pourra faire mieux. De plus, entre elle et Emmanuel Macron, il y a juste une différence de coupe de cheveux car le Macronisme n’est que l’aboutissement du social-libéralisme. Sans compter que, dès le 10 avril 20h05, les 3/4 des militants PS quitteront le navire naufragé pour rejoindre la République en Marche alors que le quart restant, « l’aile gauche », ira sans doute chez Mélenchon. Autant prendre un peu d’avance, car le débat sur l’autonomie de la Corse a lieu MAINTENANT, pas dans un mois. Le 10 avril, l’actualité sera focalisée sur autre chose. Et puis réclamer l’autonomie de la Bretagne MAINTENANT ne trahira en rien votre camp puisque Anne Hidalgo vient de déclarer sur Europe 1 qu’il faut aller vers une « autonomie législative de l’île ». On se demande d’ailleurs pourquoi le PS n’a pas appliquée toutes ces belles idées alors qu’il était au pouvoir…
Bref, il ne s’agit plus de faire la « synthèse », président Chesnais-Girard, le débat il est MAINTENANT. L’unanimité de la classe politique c’est MAINTENANT. Donc il s’agit de sortir de sa timidité et de son positionnement habituel de bon élève pour réclamer publiquement l’autonomie de la Bretagne à 5 départements contre un ralliement dès le premier tour et un abonnement à vie à Océanopolis !
De toute manière, en cas de deuxième tour Macron-Le Pen, tout le PS appellera à voter Macron la main sur le coeur contre les heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire qui, cette année, tomberont non pas en novembre (miz du) mais en avril. Comme tous les cinq ans d’ailleurs.
En politique, l’on n’est pas à un revirement près cher Loïg Chesnais-Girard, alors ralliez Macron et demandez lui comme cadeau de bienvenue l’autonomie de la Bretagne. Qu’on en finisse bordel !
Valérie Durez
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0 réponse à “Lettre ouverte à Loïg Chesnais-Girard sur la question de l’autonomie de la Bretagne [l’Agora]”
du grand n’importe quoi ! nous allons revenir au moyen âge, avec des contrées, la dime, la taille et la gabelle, couper les autoroute avec des baraques pour payer la dime !! le « droit à l’expérimentation » en matière culturelle, vous l’avez déjà ! revoir des guerres de territoires ! pourquoi pas, une région riche envahira une autre région, et dans 500ans on réunifiera l’ensemble !! il parait que la connerie ça se cultive, en Bretagne, ou en Corse, y’en a qui ont la main verte !!
Le Moyen Age était une époque florissante contrairement à la caricature qui subsiste encore. Une Europe des peuples aux cent drapeaux est la seule perspective d’avenir. Elle réunira tous les peuples dont le peuple breton et le peuple corse ainsi que le peuple russe et le peuple ukrainien. La devise de l’Europe de l’atlantique à l’oural est « unie dans la diversité ». Europe impériale forte face aux menaces islamistes américaines et chinoises. Droit des peuples à disposer d’eux mêmes. La République jacobine française c’est l’uniformité et être fort avec les faibles et faibles avec les forts. Nous ne voulons plus de cette ripoublique engendrée dans le sang des chouans des vendéens et de tous ceux qui voulaient être libres chez eux. Vive l’ Europe des peuples.
adhésion totale avec vôtre commentaire en réponse » au grand n’importe quoi «
A-t-on le droit de ne pas être jacobin ? A-ton le droit de se sentir Breton autant voire plus que Français ? Est-on obligé d ‘admirer et de glorifier un système qui est unique en Europe et qui, à mon sens, a montré sa nocivité ?
A-t-on le droit de ne pas être jacobin et de préférer son pays proche à celui qui nous est imposé par l’Histoire, dont le système centralisateur est unique en Europe ?