En Bretagne administrative (B4), une étude indique que le nombre d’intérimaires a diminué de 1,6 % en un an. L’occasion de faire le point sur la situation générale de l’intérim.

Intérimaires : des disparités à l’échelle hexagonale

Comment se porte le secteur de l’intérim ? Une récente étude en la matière nous indique que le travail temporaire a connu une baisse de 6,6 % entre janvier 2018 et janvier 2019 pour l’ensemble de l’Hexagone. Si le BTP connait une stagnation, les services (-2,3 %) et le commerce (-3,8 %) ont eu moins recours aux intérimaires. Mais d’autres domaines sont encore moins bien lotis, telle l’industrie qui a vu son nombre d’intérimaires décroître de 7,8 % sur cette même période. Même constat chez les transporteurs avec respectivement 12,8 % d’intérimaires en moins en décembre 2018 et -13,5 % en janvier 2019 par rapport aux chiffres d’il y a un an.

Par ailleurs, toutes les catégories professionnelles sont impactées par cette diminution. Toutefois, les cadres et professions intermédiaires s’en sortent mieux avec -0,7 % sur un an quand le nombre d’intérimaires parmi les ouvriers qualifiés (-7,1 %), les employés (-7,4 %) et les ouvriers non-qualifiés (-7,6 %) chute plus nettement.

Les disparités se retrouvent également au plan géographique puisque toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne. Ainsi, seule la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur a vu son nombre d’intérimaires progresser (+1,6 %). intérim

Cependant, cette baisse du travail temporaire observée en janvier doit toutefois être relativisée car elle fait suite à une phase de croissance qui dure depuis janvier 2015.

La Bretagne de l’intérim

Pour ce qui est de la Bretagne (B4), l’emploi intérimaire a donc baissé de 1,6 % entre janvier 2018 et janvier 2019. Chez nous aussi, la majorité des secteurs connaît une diminution des effectifs. Si les transports (+16,2 %) et le commerce (+0,4 %) voient leurs nombre d’intérimaires progresser, ce n’est pas le cas du BTP (-0,8 %), de l’industrie (-3,2 %), ni des services (-5,8 %).

Par ailleurs, la baisse impacte la plupart des qualifications, à savoir les cadres et professions intermédiaires (-2,8 %), les employés (-6,8 %) et les ouvriers qualifiés (-11,8 %). À l’inverse, on a davantage embauché en intérim chez les ouvriers non qualifiés (+7,0 %).

Enfin, des disparités existent aussi selon les départements puisque seul le Finistère a vu son nombre d’intérimaires progresser sur 12 mois (+3,7 %) quand, dans le même temps, les Côtes-d’Armor (-2,7 %), l’Ille-et-Vilaine (-3,3 %) et le Morbihan (-3,5 %) voyaient ce nombre reculer. Pour contextualiser ces chiffres, il faut également souligner que l’intérim représente une part relativement stable (2,9 % à 3,6 %) de l’emploi salarié en France depuis 2000.

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