Nous avons demandé aux surveillants pénitentiaires – mobilisés à Nantes depuis l’attaque, le 5 mars dernier, de deux de leurs collègues à Condé-sur-Sarthe par un détenu islamiste converti – ce qu’ils pensaient de l’accueil prochain des djihadistes revenus de Syrie dans les prisons françaises. Verbatim.

Les détenus islamistes sont déjà présents dans les prisons nantaises – au début de l’an dernier, nous mentionnions l’un d’entre eux, nommé contre toute attente (et toute précaution) auxiliaire d’étage, en charge de la distribution du courrier et des cantines au centre de détention. On ignore s’il est toujours en poste depuis.

« Au centre de détention, on a plus d’un détenu radicalisé par étage »

« Au centre de détention, on a plus d’un détenu radicalisé par étage », relève un surveillant. « Certes, ils sont suivis, mais ici c’est un établissement en régime portes ouvertes [le jour], leur passage à l’action dépend de leur état d’esprit ou de leurs relations avec le personnel. En plus, ils peuvent décider de passer à l’acte du jour au lendemain, ou si on leur en donne l’ordre ».

Certains « savent à peine lire, n’ont jamais lu le Coran, mais ils balancent du Allah Akbar à tout bout de champ. Les convertis sont d’ailleurs les plus dangereux car ils n’ont aucune culture musulmane – par ailleurs on accueille toute la misère du monde, et pour les personnes qui tirent les ficelles et qui les manipulent, c’est un terreau idéal. Le jour où ils voudront marquer le coup, ce sont ces gars-là qui iront au charbon »

« Le credo de la direction, c’est pas de vagues »

« Le credo de la direction, c’est pas de vagues », relève encore un surveillant. « Donc les djihadistes revenus de Syrie feront ce qu’ils veulent et ce sera la fête du slip. En plus, on manque de formation pour les encadrer, ce qui ne s’improvise pas ».

« Les accueillir en France, c’est de la haute trahison »

Pour un surveillant, « les accueillir en France, c’est de la haute trahison ». Rien que ça ? « On est en train de prendre des combattants ennemis sur notre sol, des gens qui ont renié la France, brûlé leur passeport, tué des compatriotes. Demain, ils sont dehors, on va les réinjecter dans la société. Ici, derrière les murs, ils vont se multiplier comme des cellules cancéreuses. Et quand ils sortiront et qu’ils massacreront, mettons, des étudiants de Sciences Po, les politiques vont hurler mais ce sera trop tard ».

Pour lui, « en les accueillant, on prépare les attentats de demain. Là, les Français sont en train de se faire fister puissance 10, et personne ne réagit. Pas même nos syndicats dont [l’ex] majoritaire [l’UFAP] a signé l’an dernier pour les 30 deniers de Judas et préfère négocier sur le nombre de coups de fouets à la fin de la journée. Ça va être la grosse m…, même si Mme le ministre dit qu’elle gère. Qu’elle vienne un peu en détention ».

Crédit photo : DR
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