Solveig Mineo a 28 ans. Elle se définit comme « féministe et occidentaliste ». « Je suis attachée à la liberté des femmes et à la grandeur civilisationnelle de l’Occident, qui sont à mes yeux indissociables l’une de l’autre. Je pense que les libertés des femmes occidentales sont menacées par le remplacement ethnique des peuples occidentaux par des peuples non-occidentaux. Je défends l’idée que la sécurité des femmes occidentales ne doit pas dépendre du pari qu’un jour, les communautés misogynes importées changent intégralement de culture. » nous explique-t-elle, dans une interview choc qu’elle nous a accordée ci-dessous.

Cette dernière, qui a fondé le site Bellica, défini comme le premier magazine féministe abordant ouvertement le sujet des conséquences négatives de l’islam et de l’immigration extra-européenne sur les femmes occidentales, poursuit :

« Je m’oppose à la croyance religieuse qu’on peut devenir une minorité dans nos propres pays et être assurés de continuer à diffuser nos valeurs féministes et notre culture de liberté dans le monde entier, et convertir des milliards d’individus nés sous des latitudes où on considère la femme comme une serpillière. Je pense que dès qu’un quartier s’islamise, celui-ci devient objectivement invivable pour les femmes. Et je pense qu’il est scandaleux qu’une femme s’expose à une mort sociale quand elle formule ce simple constat. »

Défendant courageusement ses opinions, Solveig Mineo a créé une chaîne Vidéo pour aborder ces sujets face caméra, de la manière la plus franche et directe possible. « Ma première vidéo, consacrée à la réalité ethnique du harcèlement de rue en France, a dépassé les 35 000 vues grâce au bouche-à-oreille et j’ai reçu par centaines des messages de soutien de la part d’hommes et de femmes qui me remercient de parler enfin de leur quotidien réel. »

Elle a aussi créé un groupe privé d’entraide et de parole entre femmes : « vos lectrices peuvent m’écrire pour nous rejoindre » nous dit-elle d’ailleurs. Nous vous proposons ci-dessous tout l’entretien réalisé avec elle, sans langue de bois, sans tabou. C’est choc, c’est le cri de colère d’une femme qui craint pour sa civilisation, pour ses libertés, pour son avenir également et celui des siens. Et si l’histoire nous a bien appris une chose, c’est qu’il est toujours dangereux de mettre très en colère une femme d’Europe….

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui pousse une jeune femme à se tourner, face caméra, à visage découvert, et à dénoncer l’hypocrisie médiatique et générale concernant le harcèlement de rue ?

Solveig Mineo : Je montre mon visage parce que je n’ai pas honte, parce que ce n’est pas à moi de me cacher, et parce que ce harcèlement, je l’ai vécu pendant plus de dix ans. J’ai créé Bellica et ma chaîne pour offrir un espace d’expression et une représentation politique à toutes les femmes occidentales qui se sentent trahies par le féminisme gauchisé mais qui ne souhaitent pas pour autant un grand retour en arrière réactionnaire.

En France, des centaines de milliers de femmes sont confrontées à des violences dans l’espace public et la cause principale de ce phénomène est le remplacement ethnique. L’importation massive de populations de cultures très misogynes provoque mécaniquement une hausse des attaques misogynes dans nos rues. Il y a une omerta folle sur ce sujet. La gauche interdit toute parole publique sur la réalité ethno-culturelle du harcèlement de rue. Or, comme la gauche domine toutes les organisations féministes françaises, les groupes censés porter la parole des femmes en arrivent à pratiquer une censure systématique de tous les témoignages susceptibles d’offenser la « diversité ». Les féministes de gauche sont autorisées à pointer du doigt les hommes dans leur totalité et les hommes blancs en particulier mais il leur est formellement interdit de pointer du doigt tout autre groupe ethnique.

Concrètement, comment cette censure se manifeste-t-elle ? Sur les diverses plateformes de témoignages sur le harcèlement et les agressions sexistes, une femme se disant ciblée parce que non-occidentale (en raison de son voile ou de ses origines ethniques) verra son témoignage publié en l’état, tandis qu’une femme occidentale qui se plaint d’avoir été traitée de « pute de Française » ou de « kehba » verra son témoignage finir à la poubelle. Si une femme qui témoigne sur les réseaux sociaux veut que son témoignage d’agression par des non-Blancs soit relayé par les féministes, elle doit gommer les éléments descriptifs permettant une identification ethnique, culturelle ou religieuse de l’agresseur et elle doit impérativement réciter la profession de foi diversitaire. On l’a récemment vu avec le témoignage de l’humoriste Laura Calu, sauvagement agressée à Paris, elle et son compagnon.

Autre exemple : lorsqu’une femme subit un lynchage public pour avoir critiqué le voile islamique, elle est abandonnée à son sort, alors que le droit à critiquer les pratiques religieuses misogynes est fondamental pour la survie du féminisme. En août 2017, une coach sportive a reçu des centaines de messages menaçants et a été mise à pied professionnellement pour s’être inquiétée sur sa page Facebook des progrès du voile islamique dans sa ville. Bellica a été la seule organisation féministe à prendre ouvertement sa défense et à lui donner la parole.

Je parle de tout cela à visage découvert pour ouvrir la voie à d’autres femmes. Il est inacceptable que nous ayons à nous cacher alors que nos constats sont en privé validés par l’écrasante majorité des hommes et de femmes de ce pays, y compris de gauche.

Breizh-info.com : Avez-vous conscience, eu égard au vent mauvais actuel (dénonciation, calomnie, lynchage médiatique et sur les réseaux sociaux) de prendre des risques ?

Solveig Mineo : Quand j’ai commencé à militer à visage découvert, j’avais pleinement conscience que j’étais en train d’accomplir une forme de suicide social. J’ai toujours tout réussi scolairement, j’ai étudié dans une des meilleures classes préparatoires littéraires de France et jusqu’à mes 24 ans, 100 % de mon entourage était de gauche.

J’ai sacrifié beaucoup de choses, je me suis fermé beaucoup de portes professionnellement. Je suis brutalement passée du statut d’étudiante brillante à celui de lépreuse beauf d’extrême-droite. Mais je ne regrette rien.

Quand sur Twitter j’ai commencé à raconter mon expérience du harcèlement de rue, j’ai reçu des insultes par milliers de la part des ex-colonisés vexés, ce qui m’a renforcée dans mes convictions. Quand j’ai commencé à dire ouvertement ce que je pensais, notamment lors des attentats successifs de Charlie Hebdo, Le Bataclan et Nice, les réactions ont été terribles, et les coups bas se sont multipliés, surtout de la part des hommes de gauche de mon entourage. J’ai horreur de l’intimidation. Je les ai tous envoyés paître. Pour moi, rester dans le gauchisme aurait signifié : continuer de manger de la merde et me forcer à dire qu’elle a bon goût.

Je prends des risques et les menaces que je reçois régulièrement sont là pour me le rappeler. Mais vous savez quoi ? Je me sens mille fois plus en sécurité aujourd’hui, dans ma campagne profonde avec mon compagnon et nos calibres 12, à faire du militantisme en ligne, que je ne l’ai été pendant les 11 années que j’ai passées en région parisienne.

Pendant 4 ans, j’ai vécu dans une zone infestée de dealers : il y avait toujours des sales types adossés contre ma porte d’entrée, je devais me battre pour pouvoir entrer et sortir de chez moi, et le moindre saut à la boulangerie se faisait sous les regards et les commentaires agressifs d’une haie d’honneur de zonards. J’ai travaillé à Saint-Denis, où j’ai dû piquer un sprint pour m’extirper d’un groupe de racailles qui s’était mis à m’encercler en profitant du fait que j’avais naïvement donné l’heure à l’un d’entre eux. Je me suis fait coincer dans un coin près de Gare du Nord par un Arabe qui essayait de m’attraper et me répétait, les yeux exorbités : « Tu es toute seule ? Tu sais ce que je vais te faire ? Hein ? Tu sais ce que je vais te faire ? ». Dans la ligne 4, j’ai vu une jeune femme se faire cracher un gros mollard en pleine face. Je me suis fait poursuivre par une bande d’Arabes et de Noirs en camionnette qui hurlaient qu’ils allaient me « violer » et me « défoncer » parce que je n’avais pas répondu à leurs compliments. Je pourrais continuer la liste encore longtemps.

Quant au lynchage sur les réseaux sociaux et à l’ostracisation professionnelle, eh bien, j’ai eu droit à tout, le pire est derrière moi. Au fond, être ostracisée professionnellement est plus supportable que de vivre dans la menace permanente d’être exclue. On s’adapte, on se fait un autre réseau, on gagne sa croûte et la vie continue. Je me sens plus libre aujourd’hui qu’à l’époque où j’avais des choses à perdre.

Breizh-info.com : Vous vous définissez comme féministe blanche occidentaliste, et de droite.  Pouvez-vous nous définir ce concept, pas commun ? Le féminisme n’est-donc pas de gauche ?

Solveig Mineo : Le féminisme blanc ou occidentaliste – ce sont des synonymes – repose sur la reconnaissance du rôle de la civilisation occidentale toute entière dans l’éclosion du féminisme. Le féminisme n’est pas seulement né des luttes féministes, il est né parce que la civilisation occidentale a réuni un certain nombre de conditions d’existence du féminisme. Il n’y a pas de citoyennes libres là où il n’y a pas de citoyens libres. Il n’y a pas de liberté pour les femmes là où l’emprise des religieux est partout. Une femme ne dispose pas pleinement de son corps sans la médecine moderne. Une femme ne peut pas vraiment être indépendante sans la prospérité économique et les commodités apportées par le capitalisme né en Occident. Le féminisme n’existe pas là où il n’y a pas d’eau courante. C’est l’Occident qui a été le plus grand moteur de la démocratie, des libertés individuelles, de la sécularisation, des progrès de la médecine, d’une abondance matérielle et d’un confort de vie inédits dans l’histoire. Bref, c’est l’Occident qui a rendu le féminisme possible. Bien sûr, il y a toujours eu des formes d’entraide féminine voire de proto-féminisme, mais le féminisme, qui en est la version organisée, consciente et rationalisée, est une création de l’Occident capitaliste moderne.

Le féminisme n’est pas né de gauche, il l’est devenu, parce que seule la gauche a financé le militantisme féministe, a donné des postes à des féministes et a soutenu des projets féministes. Le féminisme de droite existe de manière empirique, au sein de la population, mais n’a pas été organisé politiquement, parce que la droite française ne s’intéresse aux féministes que pour leur cracher dessus.

De même qu’il existe une écologie de droite et une écologie de gauche, il existe un féminisme de droite et un féminisme de gauche. Ni la défense des femmes, ni la défense de la nature ne sont des combats réservés à la gauche.

La principale différence entre le féminisme de gauche et le féminisme de droite, c’est que le féminisme de gauche considère les violences misogynes comme une norme que l’on doit supprimer en déconstruisant notre culture, tandis que le féminisme de droite considère les violences misogynes comme des déviances que l’on doit supprimer en les réprimant. Le féminisme de gauche, c’est l’écriture inclusive et les campagnes de sensibilisation. Le féminisme de droite, c’est la prison et le charter. On notera au passage que les féministes de gauche font régulièrement du féminisme de droite sans le savoir quand elles réclament une meilleure répression des violences misogynes. Leur idéal, c’est la prévention, mais par pragmatisme, elles souhaitent la répression. Un peu comme les bobos de gauche qui ont pour idéal le vivre-ensemble mais qui, confrontés au réel, inscrivent leurs enfants dans le privé et se regroupent entre Blancs.

Ce n’est pas le féminisme qui a déclaré la guerre à l’homme blanc, c’est la gauche. Les féministes de gauche ne crachent pas plus sur l’homme blanc que les militants de gauche en général. Mon hypothèse est que la bourgeoisie française est décadente depuis un bon moment, que c’est elle qui a organisé le remplacement ethnique car elle méprise infiniment le bas peuple blanc et que pour éviter d’assumer la responsabilité de toutes ses trahisons, elle a fait en sorte de diluer les responsabilités dans la culpabilisation de la race blanche toute entière. C’est pour cela que la bourgeoisie de gauche a diabolisé la figure de l’homme blanc (l’oppresseur en chef, le responsable de tous les maux de l’humanité) et que la bourgeoisie de droite a diabolisé la figure de la femme blanche (la traîtresse absolue, la dinde superficielle américanisée, la destructrice de la famille).

Je suis effarée par la lâcheté de la « droite » française. Comment les politiques de droite osent-ils reprocher aux féministes de gauche d’esquiver le sujet de l’immigration, quand eux-mêmes refusent de parler de remplacement ethnique et dépensent une énergie folle en contorsions pour ne pas passer pour racistes ? J’ai des tas de choses à reprocher aux féministes de gauche, mais en attendant, ce sont elles qui ont créé la notion même de harcèlement de rue et qui se sont organisées politiquement pour vulgariser le sujet et mettre en place une répression pénale des diverses formes de harcèlement, que ce soit dans la rue, au travail, en ligne ou ailleurs. Il n’y a pas si longtemps que cela, la notion de harcèlement de rue faisait hausser les épaules à droite.

Breizh-info.com : Vous êtes très active sur les réseaux sociaux. Avez-vous une vie militante en dehors de l’Internet ? Pensez-vous réellement que le combat militant sur les réseaux sociaux soit fondamental ? N’avez-vous pas peur qu’un jour, les GAFA (ils commencent déjà) décident d’éteindre la lumière pour les dissidents ?

Solveig Mineo : Il m’arrive de participer à des évènements, comme par exemple la manifestation de soutien à Tommy Robinson, militant nationaliste emprisonné en Angleterre pour avoir trop bruyamment dénoncé les scandales des grooming gangs de Telford, de Rotherham et de dizaines d’autres villes. La manifestation a été organisée par Renaud Camus l’été dernier et je suis fière d’y avoir participé.

Le militantisme de rue peut aussi avoir son intérêt pour défendre un quartier ou une zone en particulier. En 2016, sur Bellica, nous avons publié le témoignage d’une jeune sportive rescapée d’une tentative de viol par une bande de Roms à Lille. L’article a fait des centaines de milliers de vues, la presse locale s’est saisie de l’affaire et localement, une course de soutien a été organisée par les locaux et a permis l’évacuation rapide du camp de Roms, qui, depuis des années, devait être évacué, sans que jamais la police ne reçoive l’ordre d’intervenir.

Mais pour moi, internet est essentiel car c’est tout simplement devenu le principal lieu d’information et de circulation des idées. Et comme je défends une parole apaisée sur un sujet fondamental, quoi de mieux que de me filmer tranquillement dans mon salon et d’expliquer calmement ce que j’ai à dire ? Imaginez, si à chaque fois que j’ai quelque chose à dire, je devais sortir mon mégaphone en plein Paris, claquer des fumigènes, perdre un œil à cause d’un tir de flash ball et finir en garde à vue ? Non merci.

Bien sûr, il nous faut composer avec une censure croissante sur les réseaux sociaux. En réponse à l’attentat de Christchurch, Facebook a officiellement décidé de bannir tous les contenus nationalistes blancs et on peut toujours compter sur les GAFA pour faire de l’excès de zèle. Cette mesure ne m’aurait pas autant choquée si Facebook avait réagi de la même manière aux attentats musulmans, qui ne sont que l’application de textes religieux appelant clairement à tuer les mécréants et les blasphémateurs, mais passons.

À cause de la censure des réseaux sociaux, qui va beaucoup plus loin que le cadre légal français, je ne poste pas mes vidéos intégrales sur Youtube ni sur Facebook. Je poste juste de courts extraits et je renvoie vers mon site solveigmineo.com, sur lequel mes contenus sont auto-hébergés. Il faut s’abonner. Comme ça, si un jour on me supprime mes réseaux sociaux, nous restons tout de même en contact grâce aux abonnements à mon site.

Breizh-info.com : Parlez-nous de vos autres projets online ?

Solveig Mineo : Deux projets en ligne me tiennent à cœur :

  • Développer une vraie parole féminine sur les conséquences du vivre-ensemble pour les femmes de mon pays. Il y a eu quelques initiatives de ce type, que je salue, comme le mouvement #120db, mais tendre le micro ponctuellement aux femmes de droite ne suffit pas. Il faut un vrai militantisme féminin, avec ses propres codes, ses propres réseaux et ses propres thématiques. C’est difficile à mettre en place car la droite bourgeoise a le nez vissé sur ses marottes réactionnaires, mais nous sommes nombreuses. Dans les temps troubles que nous vivons, un clan d’artisanes motivées a plus d’avenir qu’une coterie de rentiers dépressifs.
  • La publication de mon livre, manifeste du féminisme blanc. Je me chargerai seule de tout car aucun éditeur français ne mérite de gagner de l’argent sur mon travail.

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Breizh-info.com : Le mot de la fin pour nos lecteurs ?

Solveig Mineo : Savez-vous quelle est la technique la plus efficace pour briser un homme de manière à le rendre incapable de se battre ? C’est le persuader que toutes les femmes de son peuple appartiennent déjà au camp de l’ennemi, irrémédiablement.

Les responsables politiques de la droite française bourgeoise ne parlent des féministes blanches que pour mettre en avant des paumées gauchistes qui se teignent les poils pubiens en vert fluo et qui militent pour les migrants. Dès que des féministes occidentales font quelque choses de sérieux, c’est silence radio. Quand, par exemple, les féministes se battent pour améliorer la répression pénale du harcèlement ou pour créer des maisons de naissance permettant d’accoucher plus respectueusement qu’à l’hôpital, la droite regarde ailleurs. Quand nous créons un mouvement féministe anti-immigration, la droite française a piscine. Nos soutiens parmi la droite institutionnelle se comptent sur les doigts de la main d’un lépreux.

La droite bourgeoise pointe constamment du doigts les féministes pro-migrants, alors que les associations pro-migrants les plus puissantes de France et d’Europe ne sont pas les associations féministes, mais les ONG chrétiennes et les associations de gauche.

Pourquoi cette focale sur les féministes de gauche pro-migrants ? Parce que quand on est lâche, il est confortable de répandre l’idée que tout est foutu, que les femmes de notre peuple ne méritent plus qu’on se batte pour leur sécurité, qu’il n’y a plus rien à sauver. La droite doit cesser de reprocher aux féministes de lui avoir volé les couilles qu’elle n’a jamais eues. Les électeurs de droite doivent cesser d’être les dupes de ces militants de l’impuissance.

Propos recueillis par YV.

Crédit photos : DR
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