La Fête de la Musique 2018 organisée dans la cour de l’Élysée avait suscité beaucoup de critiques. Pour l’édition 2019, Emmanuel Macron a opté pour une soirée placée sous le signe féminin. Et féministe. Édouard Philippe, quant à lui, a choisi le rap.

« Fils d’immigré, noir & pédé »

La Fête de la Musique 2019 aura lieu le 21 juin. Si des festivités sont programmées pour l’occasion dans toute la France, les yeux des observateurs seront principalement tournés vers Paris. Et plus spécialement vers l’Élysée. C’est dans la cour du palais présidentiel qu’une série de concerts sera donnée, pour la deuxième année consécutive.

Il faut dire qu’en 2018, le choix des « artistes » effectué par Emmanuel Macron n’avait pas manqué de faire polémique. Qui a oublié l’affaire du tee-shirt « Fils d’immigré, noir & pédé » porté par le DJ Kiddy Smile ? Qui a oublié les drôles de déhanchements des danseurs dans un lieu censé représenté la plus haute fonction du pouvoir ?

Fête de la Musique 2019 : place aux femmes… et aux féministes

Une fois ce rappel effectué, nous étions donc curieux de savoir ce que le président de la République nous réservait pour ce cru 2019. Il se trouve que la soirée du 21 juin à l’Élysée entend faire la part belle aux femmes. Uniquement aux femmes.

La cour du palais présidentiel va donc accueillir le grand public qui pourra voir « sur scène » le duo Brigitte, la chanteuse Iris Gold ainsi que la Portugaise d’origine angolaise Pongo. Sans oublier le groupe irlandais Saint Sister. Des choix qui, en plus de délibérément écarter les hommes, sont loin d’être anodins. Jugez-en plutôt :

Brigitte (Sylvie Hoarau et Aurélie Saada) a réuni 39 femmes fin 2018 pour enregistrer un morceau intitulé « Debout les femmes » qui est une reprise de l’hymne du MLF, à savoir le Mouvement de Libération des Femmes…

Iris Gold :

Pongo :

Matignon : du rap chez Édouard Philippe

Si la Fête de la Musique 2018 avait été l’occasion de faire résonner des notes de classique, la résidence du Premier ministre change résolument de ton cette année. La cour d’honneur de l’hôtel de Matignon invite le public à assister à des concerts de rap, R’n’B et hip-hop. Sans que les noms des musiciens ne soient encore révélés.

Une « culture » rap aux origines afro-américaines qui connaît un succès grandissant dans l’Hexagone. Au point d’en faire, et de loin, la musique la plus écoutée chez les 18-25 ans. La consultation des tendances YouTube ou du compteur de vues des derniers clips des principaux rappeurs français vous donnera une première idée de l’ampleur du phénomène. Qui n’est ni plus ni moins qu’un avatar supplémentaire de l’africanisation du pays. Un processus qui ne semble visiblement pas déplaire à Édouard Philippe. Au contraire…

Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/Bored)
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