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L’ONU prépare-t-elle les cerveaux à l’invasion migratoire de l’Europe ? C’est la question que l’on peut se poser à la lecture des conclusions du rapport Perspectives de la population dans le monde 2019 publié par l’Organisation des Nations Unies. 

Un rapport dans lequel il est indiqué que si rien n’est fait, deux milliards de personnes de plus vivront sur la Terre en 2050, et qu’une partie de ces milliards d’individus provenant essentiellement d’Afrique et d’Asie pourraient débarquer en Europe, notamment en Europe de l’Est, pour « compenser » un prétendu déficit démographique.

Le rapport indique en effet : « Entre 2010 et 2020, quatorze pays ou territoires connaîtront une entrée nette de plus d’un million de migrants, tandis que dix pays connaîtront une sortie nette d’ampleur similaire. Certains des flux migratoires les plus importants sont motivés par la demande de travailleurs migrants (Bangladesh, Népal et Philippines) ou par la violence, l’insécurité et les conflits armés (Myanmar, Syrie et Venezuela). La Biélorussie, l’Estonie, l’Allemagne, la Hongrie, l’Italie, le Japon, la Fédération de Russie, la Serbie et l’Ukraine connaîtront un afflux net de migrants au cours de la décennie, contribuant à compenser les pertes de population causées par un excès de décès par rapport aux naissances. »

À aucun moment dans les analyses du rapport, on ne voit le lien entre ces pays, et l’immigration. Cela ne sort que de l’esprit (malade ?) du rapporteur. On peut se demander s’il n’y a pas une volonté de préparer les esprits à ces futures vagues migratoires. Et dire qu’Orbán est qualifié de complotiste quand il évoque la disparition et le remplacement programmé de sa population…

Le rapport de l’ONU souligne les principaux points suivants :

  • La croissance de la population en âge de travailler crée des opportunités de croissance économique. Pour bénéficier de ce « dividende démographique », les gouvernements devraient investir dans l’éducation et la santé, en particulier pour les jeunes, et créer des conditions propices à une croissance économique soutenue.
  • Les habitants des pays les plus pauvres vivent encore 7 ans de moins que la moyenne mondiale.
  • La population mondiale vieillit, la tranche d’âge de 65 ans et plus augmentant le plus rapidement. En 2050, une personne sur six dans le monde aura plus de 65 ans (16 %) et une personne sur quatre vivant en Europe et en Amérique du Nord pourrait avoir 65 ans ou plus. En 2018, pour la première fois de l’histoire, les personnes âgées de 65 ans et plus étaient plus nombreuses que les enfants de moins de cinq ans dans le monde. Le nombre de personnes âgées de 80 ans et plus devrait tripler, passant de 143 millions en 2019 à 426 millions en 2050.
  • La proportion décroissante de la population en âge de travailler exerce une pression sur les systèmes de protection sociale.
  • Un nombre croissant de pays connaissent une réduction de la taille de leur population.
  • La migration est devenue une composante majeure de l’évolution de la population dans certains pays. Entre 2010 et 2020, quatorze pays ou régions connaîtront une entrée nette de plus d’un million de migrants.

Pour lire le rapport en intégralité, c’est ici et ici pour le communiqué de presse en Français.

L’ONU ne joue absolument pas le même rôle sur ce sujet, qui constitue sans doute la plus grande menace jamais connue par l’humanité, que lorsque l’organisation appelle à la mobilisation contre le réchauffement climatique. Ainsi, la démographie mondiale exponentielle en Afrique et en Asie, quand bien même elle serait vectrice justement de profondes conséquences sur le climat et la stabilité de notre monde, semble n’être, pour l’ONU, qu’une fatalité nécessitant des adaptations.

Selon M. Liu Zhenmin, sous-secrétaire général aux affaires économiques et sociales de l’ONU, le rapport propose une feuille de route indiquant où cibler l’action et les interventions. « La croissance démographique rapide se concentre largement dans les pays les plus pauvres, où cette croissance pose de nouveaux défis pour l’éradication de la pauvreté, atteindre une plus grande égalité, la lutte contre la faim et la malnutrition et le renforcement de la couverture et de la qualité des systèmes de santé et d’éducation afin de s’assurer que personne n’est laissé pour compte. ». On est loin des mesures radicales (à la racine) à mettre en œuvre d’urgence pour endiguer ce qui menace toute l’humanité.

Politique de l’enfant unique, stérilisation, contraception : des solutions existent

Si rien n’est fait (politique de l’enfant unique, stérilisation massive, accès plus simple à la contraception…) le nombre d’habitants sur la Terre devrait passer de 7,7 milliards aujourd’hui à 9,7 milliards en 2050, et la population mondiale pourrait atteindre près de 11 milliards de personnes. Le rapport présume que plus de la moitié de la croissance projetée de la population mondiale se concentrera, dans neuf pays : l’Inde, le Nigeria, le Pakistan, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, la Tanzanie, l’Indonésie, l’Égypte et les États-Unis. La population de l’Afrique subsaharienne devrait doubler d’ici 2050 (augmentation de 99 %). Dans ces pays, le taux de fécondité est énorme.

Pourtant, raisonnablement, une nation n’a besoin que d’un niveau de fécondité de 2,1 naissances par femme pour assurer le remplacement des générations et éviter le déclin de la population à long terme en l’absence d’immigration. C’est d’ailleurs, a contrario, le défi à atteindre pour les pays d’Europe. Et en l’absence d’immigration – que les populations en Europe sont de plus en plus nombreuses à rejeter – des politiques familiales incitatives peuvent être imaginées. Comme en Hongrie, comme en Pologne. Il y a de nombreux exemples et de nombreuses mesures applicables rapidement, tout est question de volonté politique.

« D’ici 2050, 48 pays, principalement d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie de l’Est et du Sud-Est, devraient avoir des ratios de soutien potentiels inférieurs à deux. Ces faibles valeurs soulignent l’impact potentiel du vieillissement de la population sur le marché du travail et la performance économique, ainsi que les pressions fiscales auxquelles de nombreux pays seront confrontés dans les décennies à venir alors qu’ils cherchent à mettre en place et à maintenir des systèmes publics de santé, de retraite et de protection sociale pour les personnes âgées. » explique le rapport.

Concrètement, pour ne parler que de ce qui nous concerne au plus près, les populations blanches sont, à moyen terme, menacées non plus seulement d’être minoritaires dans le monde, mais bien de disparaître petit à petit sous le poids démographique des autres continents. Étonnamment, les écologistes prétendant défendre la biodiversité ne disent rien sur cette submersion programmée et sur cette disparition possible.

Par ailleurs, plus globalement, avec 10 milliards d’habitants sur terre à venir (et combien en 2100 ?), l’urgence écologique n’est pas au réchauffement climatique, mais bel et bien à la lutte contre l’explosion de la démographie mondiale. Il y a urgence !

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