Élections municipales. Tout va bien pour Johanna Rolland

A LA UNE

Pass sanitaire. Chute de fréquentation dans les cinémas et salles de sport

Instauré depuis le 21 juillet en France pour certaines activités, le pass sanitaire n'aura mis que quelques jours à...

4e vague de Covid-19 à l’hôpital ? « Un mensonge d’État » selon le fondateur de la Société Française de Virologie [Vidéo]

La vidéo de l'intervention de Jean-Michel Claverie, fondateur de la Société Française de Virologie dimanche 25 juillet sur BFMTV...

Reportage. Au cœur des manifestations parisiennes contre la tyrannie sanitaire

Ce 24 juillet, il fait relativement chaud à Paris, et à quelques centaines de mètres de la place Trocadéro,...

Rennes. Une femme de 74 ans mortellement agressée au Blosne : des mineurs déjà connus de la justice arrêtés

Des mineurs âgés de 13 à 15 ans ont été placés en détention provisoire Rennes pour des faits de...

La plus ancienne représentation du roi Arthur se trouve-t-elle à Perros-Guirec ?

Perros-Guirec, la station des bords de Manche serait en possession d'une première mondiale : la première image connue du...

Aux élections municipales de mars 2020, il n’y aura pas de dégagisme à Nantes ; c’est ce que montre un sondage IFOP commandé par le parti socialiste. Notoriété et ancrage aidant, Johanna Rolland devancera facilement les écolos. Une fusion s’imposera donc au second tour et assurera la victoire.

Il n’est pas bon d’être trop sûr de soi et de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Cette règle s’applique à tous ceux qui, au vu des résultats des élections européennes, considèrent que, pour les élections municipales de mars 2020, c’est gagné. Voilà qui concerne Yannick Jadot qui affirmait promptement : « On veut gagner Paris, Nantes, Rennes, Toulouse et ailleurs » (Le Monde, mercredi 5 juin 2019). Effectivement, à Nantes, à ces européennes, la liste Jadot (24,35%) talonne la liste Loiseau (26,34%), tandis que la liste Glucksmann suivait loin derrière (9,42%). Quant aux listes Aubry (6,11%) et Hamon (4,76%), elles étaient carrément dans les choux. Pour Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique chez Ipsos, « on va assister à une sorte de primaire de gauche au premier tour. Le parti en tête pourra alors imposer sa tête de liste au second tour. Là ou les maires sortants seront de gauche, ce sera un vrai défi que d’arriver en tête devant eux » (Ouest-France, mercredi 18 juin 2019).

« Continuer à vider le PS et le LR » ?

Chez les marcheurs, on considère que les municipales doivent être le moment propice pour « continuer à vider le PS et le LR », selon un membre du gouvernement (Le Figaro, 7-8 juillet 2019). D’où « une stratégie pour « imposer » au Parti socialiste un « choc » et le contraindre à accepter des soutiens de La République en marche (LRM). Un « calendrier symbolique » pour « rassurer les élus socialistes » tentés de s’allier avec les macronistes et une « task force pour « chasser » les maires » de gauche. » Ce plan de bataille propose également la création d’un « cercle opérationnel macroniste pour traiter les maires socialistes », composé de plusieurs membres de cabinet (Le Monde, samedi 6 juillet 2019) ; Voilà ce qu’indique une note fabriquée par le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LREM).

Les maires PS bretons refusent l’alliance avec LREM

Mais tout cela risque de ne pas impressionner les maires socialistes bretons : ils refusent l’alliance avec LREM. « À Rennes, Nathalie Appéré ne veut pas de nous. Pareil à Nantes, avec Johanna Rolland », se lamente un stratège macroniste, en prédisant que les deux élues préféreront s’entendre au second tour avec les écologistes (Le Monde, jeudi 27 juin 2019). Car Mme Appéré et Mme Rolland savent bien qu’il ne faut pas tenir compte d’une extrapolation très discutable. « Le vote d’un jour n’induit en rien le vote du lendemain et, contrairement aux états-majors, les citoyens prennent en compte la spécificité de chaque scrutin. Or des municipales ne sont pas des européennes. Les habitants jugeront leurs maires sur leurs bilans », souligne Guillaume Tabard qui ajoute « il, y a ensuite des ressorts politiques spécifiques qui ne joueront plus de la même manière. C’est un fait que la liste Loiseau a bénéficié d’un vote utile massif d’un électorat de droite modéré qui voulait éviter à tout prix que la liste Bardella arrive en tête » (Le Figaro, 1– 2 juin 2019).

Un sondage très favorable à Johanna Rolland

Johanna Rolland ne pouvait que se féliciter d’avoir su résister aux avances d’Emmanuel Macron et de ses partisans en prenant connaissance d’un sondage réalisé par l’IFOP. Enquête effectuée par téléphone du 14 au 17 juin auprès d’un échantillon représentatif de la population nataise (703 personnes). Dans tous les cas de figure, Mme Rolland apparaît favorite. Une liste conduite par elle « de rassemblement de la gauche et citoyenne soutenue par le Parti socialiste, le Parti communiste et Génération.s » arriverait en tête au premier tour avec 33% des voix. Elle devancerait aisément la liste EELV (Julie Laernoes), qui serait créditée de 23% des intentions de vote. Suivrait la liste des Républicains (Laurence Garnier) avec 15%, puis celle de LREM-MoDem (Sophie Errante) avec 14%. Viendrait ensuite la liste RN (Christian Bouchet) avec 8%, puis celle de la France insoumise (Guy Groupy) avec 6%. Autre scénario étudié : celui d’une union PS – EELV dès le premier tour ; cette liste conduite par Johanna Rolland obtiendrait 51% des voix (d’après Presse Océan, dimanche 23 juin 2019).

Pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP, « il existe un soutien très fort à Johanna Rolland. Avec 33% au premier tour, la maire sortante PS fait un point et demi de moins qu’à l’élection de 2014. On voit très bien son enracinement local. EELV n’est aujourd’hui pas en situation de la bousculer ». Il note que, sur Nantes, « le bloc macroniste est relativement soluble à l’échelle locale. Nous oublions souvent que l’électorat présidentiel venait souvent de la gauche. Quatre électeurs sur dix, qui ont voté Macron à la présidentielle, indiquent aujourd’hui qu’ils voteront Johanna Rolland » (Dimanche Ouest-France, Nantes, 23 juin 2019).

Conclusion : ce sondage place Mme Roland en position de force et lui permettra d’imposer ses choix à ses partenaires (Ps, PC et autres), ainsi qu’aux « 400 contributeurs du labo 258 » qui ont formulé 632 propositions. L’une d’elles relève du vœux pieux : l’interdiction « des matières plastiques jetables lors des manifestations publiques à Nantes ». Une autre semble très réaliste : création du « label artisanal Made in Naoned » (Presse Océan, mercredi 3 juillet 2019).

Bernard Morvan

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Louis de Raguenel (Europe 1) : « Le vaccin que l’on se fait injecter […] ne sera sans doute plus efficace face aux nouveaux...

Sur le plateau de LCI lundi 26 juillet, Louis de Raguenel, chef du service politique adjoint à Europe 1,...

Contre le Pass sanitaire. Manifestation à Saint-Brieuc le samedi 31 Juillet à 14H

A Saint-Brieuc comme partout en dans le reste de la Bretagne et en France, la manifestation du 24 juillet...

Articles liés

Rennes. Cacher les dealers avec une bâche plutôt que de les arrêter : le « paradis socialiste » à Cleunay [Vidéo]

Face au fléau que représentent les dealers, la mairie de Rennes, plutôt que de résoudre le problème, a littéralement préféré le cacher : en...

Nantes. Johanna Rolland s’occupe de la France, pas des Dervallières

À Nantes, il y a plusieurs quartiers « chauds » où la délinquance constitue l’activité principale. En ce moment, on parle beaucoup de celui des Dervallières....

Grève de la police municipale à Rennes. Jérôme Jourdan (FO) : « Nous ne pouvons pas faire face à une situation de tir...

La mairie de Rennes a demandé à sa police municipale, pourtant désarmée, d'exercer une surveillance statique devant l'école et le supermarché du quartier de...

Laurence Garnier (LR) ne sera pas duchesse de Bretagne

On savait bien que Laurence Garnier n’aimait pas la Bretagne. Depuis le vote du conseil municipal de Nantes portant sur la réunification de la...