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Ce qu’aucun régime d’officielle (et évidente) tyrannie n’avait réussi à instaurer totalement, à savoir la criminalisation absolue de la parole critique, le dictateur Macron l’a établi sur l’ordre de ses maîtres, et sa réussite menace de faire tache d’huile dans toute l’Europe (ou ce que l’on appelle encore ainsi) ainsi que dans une partie du monde.

La loi qui vient d’être votée par des députés zombies – mais les députés n’ont jamais servi à rien, sinon à soutenir le pouvoir oligarchique quel qu’il soit, ainsi qu’en témoigne la farce des récentes élections européennes – met définitivement un terme à toute possibilité d’analyse, sensée ou non, des faits, gestes, décisions et réflexions des gouvernements (dits encore par antiphrase « démocratiques ») dont les peuples enracinés sont les victimes promises à la disparition.

Désormais, toute parole qui scandalise ou simplement déplaît au magma oligarchique global sera effacée dans les vingt-quatre heures sous peine d’amendes vertigineuses pour les sites hébergeurs, lesquels, faute de temps et de personnel, mais aussi par complicité tacite, ne se priveront pas d’actionner les ciseaux d’Anastasie au premier soupçon d’incorrection politico-sémantique. Les répercussions seront alors de deux sortes : une autocensure de plus en plus prononcée de la part des auteurs ; la disparition finalement totale de toute opposition aux politiques mondialistes et tueuses de nations et de peuples. D’un côté, les diktats et leurs sanctions démesurées, de l’autre le silence et la soumission.

Ici et là des voix s’élèvent pour s’étonner de ce que ce soit la France, pays de la « liberté », qui s’avère danger mortel pour la liberté d’expression. Pour qui connaît un tant soit peu l’histoire, il n’y a rien là de nature à surprendre. Héritière d’une première catastrophe, la Réforme, encadrée par la franc-maçonnerie, toutes deux imbibées de l’intolérance meurtrière de l’Ancien Testament, la seconde catastrophe, la Révolution française de 1789 laissa éclater au grand jour son caractère criminel, sectaire et génocidaire (cf. la Vendée), lequel confina à l’hystérie et continue de le faire à travers ses descendants et disciples chaque fois que la dictature bourgeoise en place se sent menacée.

Les sinistres événements de 1789 et leurs non moins sinistres conséquences naissent de deux graves fautes historiques commises par une royauté bien candide. Se faisaient face, dans l’Ancien Régime, un pouvoir royal tolérant et humaniste et un pouvoir « républicain » (en fait ploutocratique) intraitable, de plus en plus disposé à supprimer le premier. Louis XVI, sans doute le roi le plus respectueux de la vie humaine que la France connût, commit deux fautes impardonnables et, en ce qui le concerne et en ce qui concerne la France, deux fautes fatales.

Sa première faute fut de soutenir la lutte des puritains messianiques porteurs de mort de la côte est de l’Amérique du nord, permettant ainsi à ces marchands nourris au brouet vétérotestamentaire de devenir, pour le malheur du monde, les États-Unis, ce pays massacreur, despotique et tortionnaire que nous subissons depuis près de deux cents ans : un pays qui entend faire la loi partout, répondant à quiconque lui résiste par les bombes, les embargos, les sanctions létales et les abominations les plus scélérates. Sa seconde faute fut de ne pas savoir répondre de la bonne manière à l’invective de Mirabeau lors de la journée du 23 juin 1789 : « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes ». Imposture puisque le peuple, c’est-à-dire 90 % du Tiers État, était quasi absent, tandis que ses pseudos représentants étaient constitués par les gros propriétaires, les gros commerçants et les grandes fortunes industrielles et financières. Au lieu de refuser de « verser le sang des Français », Louis XVI eût été bien inspiré de prendre au mot ces Français-là en les faisant sur le champ massacrer jusqu’au dernier. Laisser vivre et sévir les ancêtres des tyrans qui, en ce XXIe siècle, nous gouvernent, nous pillent, nous exterminent à petit feu ouvrit une boîte de Pandore infiniment plus dangereuse que celle dont parle notre mythologie.

Ne nous faisons aucune illusion : le pouvoir macronien, qui n’est que la tête la plus voyante, avec Merkel et quelques autres, de la nébuleuse ploutocratique qui nous étouffe, n’hésitera pas – il l’a prouvé, – contrairement au brave roi Louis, à répondre à toute révolte un peu sérieuse du peuple par une boucherie digne de 14 – 18. A cette occasion, le pouvoir oligarchique atteignit son but en lançant les uns contre les autres, dans un Hiroshima du sang, les paysans, employés, petits boutiquiers, brefs ces modestes de tous les pays d’Europe qui, comme c’est le cas actuellement, étaient devenus superfétatoires et menaçants pour les grands possédants. Les États-Unis en profitèrent du même coup pour résoudre leur chômage endémique et pour satisfaire leurs velléités de plus en plus affirmées de domination de l’Ancien Monde, avant, grâce à la Seconde Guerre mondiale, de l’étendre à la planète entière. Nous payons de tout cela, aujourd’hui, la facture. Au prix fort.

L’avenir réservé au droit d’expression citoyen par la nouvelle loi est limpide : tout discours discordant sera soit inaudible, soit impitoyablement sanctionné et dès lors un vague fantôme du paysage public. La tyrannie ploutocratique aura alors gagné. Provisoirement ? Pas sûr. La tyrannie ploutocratique mondiale emmenée par Macron et ses affidés dispose de la puissance militaire et policière, et elle en usera jusqu’au bout, pour tuer, pour « verser le sang, français ou autre », sans états d’âme.

Dr Michel Bugnon-Mordant, essayiste

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