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Emmanuel Macron : l’appel à la « réconciliation »
Son discours était attendu. Présent aux commémorations qui avaient lieu samedi 17 août à Bormes-les-Mimosas (Var) pour célébrer la libération de la ville 75 ans plus tôt, Emmanuel Macron a exhorté les Français à la réconciliation après des derniers mois compliqués, avec notamment le mouvement des Gilets Jaunes.
Le président de la République a déclaré à cette occasion : « Notre pays parfois se divise et nous avons vécu ces derniers mois des moments difficiles de division, parfois de violence, dont il nous faut savoir sortir. Il y a parfois des bonnes raisons d’être en désaccord et il faut les respecter, il y en a d’autres que l’on peut contester, il faut savoir toutefois les entendre ».
Avant de poursuivre : « Mais il ne faut jamais oublier que quels que soient les désaccords, aux grands moments de notre histoire nous avons su nous réconcilier pour avancer ».
Sans oublier de saluer à plusieurs occasions « l’héroïsme » des résistants et des soldats qui ont participé à la Libération. Bien entendu, de cette « héroïsme », le président s’est bien gardé d’en évoquer certains épisodes peu glorieux mais aujourd’hui avérés. La narration du « roman national » et les injonctions à la réconciliation doivent être à ce prix…
Le Président de la République, M. Emmanuel MACRON, participe à la Cérémonie de commémoration du 75ème anniversaire de la libération de la ville de Bormes-les-Mimosas #Var, ce samedi 17 août 2019 pic.twitter.com/eSvbwoTRVJ
— Préfet du Var (@Prefet83) August 17, 2019
Le monde occidental et les « petits abandons »
Au cours de sa prise de parole, Emmanuel Macron a également donné son point de vue sur le malaise qui traverse notre société :
« Je crois très profondément que ce que notre pays, notre continent sans doute, et le monde occidental traverse aujourd’hui, est une crise profonde de doute, […] mais réside aussi parfois dans l’oubli du courage, dans l’esprit de résignation, dans les petits abandons ».

© Yann COATSALIOU/POOL/AFP
Pour revenir à sa marotte initiale : « Ce qui porte notre pays ce sont ces siècles de bravoure, c’est cette force d’âme, c’est cet esprit de résistance. C’est ce fait qu’il n’y a rien en France au-dessus de la liberté et de la dignité de chacun, cet amour de la France, c’est ce qui doit nous réconcilier ».
Ne reste plus pour le chef de l’État et son gouvernement qu’à passer de la théorie à la pratique…
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