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Une manifestation /rassemblement se déroulera le 14 septembre à Telgruc-sur-mer pour le respect et l’usage de la langue bretonne, à l’appel de nombreuses associations de défense de la langue bretonne.
Cette annonce fait suite à la décision par le conseil municipal de Telgruc-sur-mer, au début de l’année, de baptiser trente nouvelles rues avec des noms comme « Allée des goélands » ou « Rue des gravelots », des appellations n’ayant plus rien à voir avec les noms bretons des lieux concernés.
« L’AFB-EKB appelle tous les amis de la langue et de la culture bretonne à venir manifester à Telgruc le 14 septembre prochain pour signifier clairement leur refus de franciser insidieusement, sous prétexte de répondre aux exigences de l’administration postale, la toponymie de cette commune. Partout dans le monde la pluralité des toponymes n’a constitué un obstacle à la localisation par internet. Prétendre le contraire, c’est faire preuve ou d’une grande ignorance ou se servir d’un mauvais prétexte pour détruire l’un des marqueurs de l’identité bretonne.
Nous rappelons par ailleurs qu’un maire n’a pas à se soumettre à la pression d’une administration et qu’en bonne démocratie c’est à cette dernière de se mettre au service des électeurs et de leurs représentants. Cette fois-ci, nous devons être nombreux à prouver que la stratégie de l’intimidation sera tenue en échec.» explique l’Alliance fédéraliste bretonne dans un communiqué.
Il y a dix ans déjà, les défenseurs de la langue bretonne étaient montés au créneau contre la francisation des noms de lieux demandée par la Poste pour faciliter la distribution du courrier.
Depuis le début de la polémique, la petite ville de Telgruc-sur-mer a été « secouée » : tags sur la mairie, menaces de mort à l’encontre du maire. Ce dernier a déposé plainte contre X auprès de la gendarmerie de Crozon, en son propre nom s’agissant des menaces de mort, au nom de la mairie de Telgruc s’agissant des tags.
La manifestation du 14 septembre, sur la plage de Trêzh Beleg. devrait attirer du monde dans le Finistère, le cas de Telgruc-sur-mer n’étant pas isolé en Bretagne, et la revendication concernant la signalétique bilingue au sein des communes bretonnes étant plus que jamais d’actualité.
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