14 mois après sa formation, le gouvernement italien rassemblant la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles [M5S] tombe. En effet, depuis le début du mois d’août, le climat au sein du gouvernement est plus que jamais délétère : le M5S refuse toutes les mesures de la Ligue comme la TAV et la « Flat Taxe » et repousse toute manœuvre économique plus couteuse pour le gouvernement et allant à l’encontre des règles de Bruxelles.

Le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, explique que la situation est désormais devenue impossible et que « pourvu que l’Italie puisse aller de l’avant, nous sommes prêts à mettre en jeu notre poste. […] Nous essayons de redonner la parole aux Italiens. Les “non” ne sont plus acceptables ». Pour le ministre de l’Intérieur italien, l’Italie se trouve à un tournant et ne peut pas se permettre un seul faux pas. Pour lui, il devient vital d’agir et surtout de ne pas rester avec un parti – le M5S – « incapable de prendre des décisions ». « Agir devient une nécessité… agir et débloquer les affaires publiques, nous n’avons pas besoin de ministres qui bloquent le pays ».

C’est pour cette raison que Salvini veut maintenant un nouveau gouvernement qui montre que les rapports de force ne sont plus les mêmes au sein du pays et que la Ligue est le premier parti, avec 36 % des préférences, alors que le M5S continue de s’écrouler avec seulement 17 % des préférences. « Je me porte candidat pour être Premier ministre. Demandons aux Italiens la force de prendre en main leur pays et de le sauver. Mais comment ? En commençant par baisser les taxes ! Combien de mesures avons-nous prises sur la baisse des taxes ? Ils nous disaient : il y a l’Europe… ». Et d’ailleurs sur le thème de l’Europe, Salvini nous raconte une anecdote intéressante qui met en lumière l’un des nombreux points de discorde au sein de l’exécutif : « Au gouvernement, quelques-uns disaient qu’il ne fallait pas attaquer la commissaire européenne allemande ou elle nous le ferait payer, mais moi je ne suis pas né pour vivre en esclave de qui que ce soit, je suis un homme libre ». Il s’agit bien là de Ursula von der Leyen, votée par le M5S mais pas par la Ligue.

Selon le Giornale, maintenant l’unique issue pour le ministre de l’Intérieur italien est celle des élections et il semble vouloir y aller seul. « Je n’ai pas la nostalgie du passé, cela ne m’intéresse pas de revenir en arrière : si je me mets en jeu, je le fais seul, tranquille et la tête haute. Ensuite nous pourrons choisir des compagnons de route… ».

Et maintenant, convaincu d’avoir toute les cartes en main, Salvini prend la décision de faire tomber le gouvernement : « J’invite le Parlement à se rassembler la semaine prochaine et j’espère que personne ne retournera sa veste. Je comprends qu’il y ait beaucoup de personnes qui craignent de n’être pas réélues et qui useront de tous les moyens pour garder leur poste. Laissons travailler le président de la République, j’ai confiance en Mattarella. Nous, nous sommes prêts ». Salvini était en effet convaincu que le président ne voudrait pas d’un nouveau gouvernement composé de deux partis opposés qui ne durerait pas. Comme nous le dit Andrea Carriero, analyste politique et écrivain, « Salvini a sous-estimé la volonté de Mattarella de ne pas faire voter le peuple italien ».

Le Parti Démocratique (PD) raconte depuis 2011, et de façon moins explicite depuis 1994, que les gouvernements se forment au Parlement et qu’un gouvernement stable doit être préféré à l’hypothèse chaotique du vote. Sous-entendu une petite assemblée plénipotentiaire devrait avoir seule le droit de décider si et quand on doit donner aux électeurs le droit de s’exprimer via des élections ou si au contraire il doit plutôt se construire un gouvernement selon les différentes majorités même si le peuple n’est pas d’accord. Le PD s’est spécialisé dans cette opinion qui semble pourtant peu en accord avec le principe même de démocratie auquel ils se disent fidèles.

Bien que la Constitution le garantisse, il est insensé de penser pouvoir sauter d’un gouvernement à l’autre, brisant la ligne politique afin que le délai des élections tous les 5 ans soit respecté. Selon Il Primato Nazionale, à ceux qui veulent la stabilité gouvernementale à tout prix invoquant qu’il serait absurde d’aller voter tous les 14 mois, la réponse est que le retournement politique qui se cache derrière ce concept d’aller de l’avant est encore plus grave puisque même en votant tous les 5 ans, mille gouvernements peuvent s’alterner s’éloignant gravement de la volonté exprimée par le peuple lors des élections. Et de fait la gauche s’oppose clairement au peuple et lui signifie que sa volonté ne compte pas, en prônant ainsi l’alternance et ce même si elle est opposée aux résultats du vote. Toujours selon Il Primato Nazionale, ce parti-pris du PD implique aussi qu’il se croit en mesure de décider qui doit avoir la possibilité de gouverner et qui ne l’a pas. Mais ce rôle n’est pas prévu dans leur « chère » Constitution et pourtant, ils s’arrogent toujours le droit de pontifier contre ceux qui, à ce moment-là, les battraient à chaque élection pendant des années. Ils l’ont d’ailleurs fait savoir à plusieurs reprises sans avoir honte : Salvini ne doit pas pouvoir obtenir de votes parce que la haine et le racisme ne peuvent pas avoir de place dans ce pays. Il n’y aura donc jamais de démocratie tant qu’une minorité intransigeante se permettra d’éduquer selon son goût une majorité silencieuse.

Le PD et toute la gauche ne prennent pas ce parti-pris à la légère : ils savent bien que particulièrement dans la situation actuelle, les élections mettraient plus que jamais le centre-droit au pouvoir et cette fois sans que soit nécessaire une coalition bancale entre deux parti opposés. Comme le rapporte le Giornale, le centre-droit uni (Ligue – Fratelli d’Italia – Forza Italia) obtient 47,5 % des intentions de vote soit une large majorité puisque 40 % suffisent pour l’avoir. Ils battraient donc la coalition entière PD-M5S. Cela suffit à convaincre le président Mattarella (PD), Conte qui compte garder sa place de Premier ministre et la gauche entière de tout faire pour ne pas permettre aux Italiens de voter.

Par ailleurs, selon le sondage Youtrend pour Skytg24, 72,3 % des Italiens voudraient voter maintenant ou du moins avant 2020. Toutefois, selon ce même sondage, 72,7 % des Italiens affirment que « Mattarella a bien géré la crise du gouvernement ». Devant ce résultat absurde, Andrea Carriero nous explique encore que « ce sondage sonne faux parce que si 72,3 % des Italiens veulent voter, ils ne peuvent pas dire que Mattarella a bien géré la crise puisque celui-ci leur a clairement refusé leur droit de voter et a préféré mettre un gouvernement allant à l’encontre de ce qu’ils ont voté ». Mais il est clair que la plus grande majorité des Italiens désire retourner voter et éviter le retour du PD et du M5S au pouvoir.

Malgré tout et de manière visiblement inexorable, le nouveau gouvernement de Conte composé de nombreuses ambigüités et contradictions est sur le point de naître. En voici un bref aperçu avec les personnages les plus importants.

Giuseppe Conte, le « sauveur »

Tout d’abord, le nouveau gouvernement semble avoir profité à Giuseppe Conte, l’ex-Premier ministre de la coalition Ligue-M5S, celui-ci lui permettant de reprendre sa place au gouvernement. De « pantin de Salvini et Di Maio » comme l’avait décrit l’eurodéputé libéral Guy Verhofstadt, Conte, surtout après son « J’accuse » à Matteo Salvini au Palais Madama (discours dans lequel il renie son ex-ministre de l’Intérieur) semble s’être glissé dans le rôle de grand homme d’État. Il est adulé par toute la gauche et loué comme le « sauveur », celui qui « a su châtier les despotes avec son air tranquille, serein, aimable et indulgent ». Et pourtant ce Giuseppe Conte ne tenait pas exactement le même discours le 25 juillet dernier : « Que je puisse aller au Parlement chercher une majorité alternative est une chose des plus fantaisistes. Comme d’ailleurs l’hypothèse sans fondement que j’ai envie de créer mon propre parti ! ». Toutefois, même adulé par la gauche, un léger problème reste et qui n’est pas des moindres. En effet, Trump se dit un grand admirateur de Giuseppe Conte et en fait régulièrement la louange. Ceci représente en effet un cas de conscience pour la gauche et une manière discrète pour Trump d’aider l’Italie, comme nous le dit la Verità.

Le rôle décisif de Matteo Renzi

Si le gouvernement peut naître, c’est bien grâce à Matteo Renzi, le même qui pendant un an a attaqué tous ses collègues du PD qui auraient eux voulu faire dès le début un gouvernement PD-M5S. En parlant de Dario Franceschini, il avait par exemple dit : « Hier l’ex-ministre Franceschini a dit : “Nous devons défendre les valeurs que nous avons en commun avec le M5S”. Quelles sont ces valeurs ? Je les vois pas ! ». Et il avait ajouté : « Le M5S sont une bande de personnes qui change de position en l’espace d’une minute », une remarque qu’il pourrait s’adresser d’abord à lui, selon le Giornale, puisqu’il avait juré de se retirer de la politique en cas d’échec lors du référendum constitutionnel. Mais ce n’est pas tout, il avait aussi proclamé : « Si on devait voter un gouvernement avec la Ligue ou le M5S, je voterais non. Point. Sans polémique ». Et maintenant Matteo Renzi, en dépit de toutes ces belles paroles se retrouve dans un gouvernement avec Conte, ex-sympathisant de la Ligue, et Di Maio du M5S. Passons.

Le troisième personnage de ce gouvernement est Nicola Zingaretti, secrétaire du PD et président de la région du Latium. Lui, déclarait le 3 février dernier : « Je le dis devant tous et je le dis une bonne fois pour toutes. J’en suis fatigué et je trouve même cela humiliant. Je suis las de répéter que je ne compte favoriser aucune alliance ou accord avec le M5S. Je les ai vaincu deux fois et je ne gouvernerai pas avec eux. Que ceux qui m’accusent de cela commence par apprendre à les battre, et non le contraire ». Lui aussi est donc hypocrite et se fait passer pour une victime humiliée.

En quatrième position, nous avons Luigi Di Maio du M5S qui affirmait avec force « jamais avec le parti de Bibbiano » en référence au scandale dans lequel est impliqué le PD dont plusieurs élus corrompus ont mis en place un système pour retirer des enfants à leur famille sans aucune raison et les placer en foyer d’accueil ou alors pour imposer à d’autres enfants des séances chez des psychologues le plus longtemps possible de manière totalement arbitraire et tout cela à des fins lucratives. Et en effet le 18 juillet dernier, Di Maio parlait ainsi d’un éventuel accord entre les deux partis : « Avec le parti qui en Émilie-Romagne enlevait les enfants aux familles pour se les vendre, je ne veux rien avoir à voir avec eux et je suis celui qui a le plus attaqué le PD par rapport aux autres partis ». Toutefois, tous les moyens sont bons pour garder son poste.

Mattarella aux manettes

Le gouvernement qui se met donc en place avec l’imprimatur de Sergio Mattarella ne semble pas avoir « les mains très propres ». Toutefois, il semble en effet convenir parfaitement au président de la République italienne, qui va veiller de près sur les postes clefs du gouvernement – l’Intérieur, la Défense, les Affaires étrangères et l’Économie – pour le respect des règles européennes, la gestion des flux migratoires dans le but bien sûr, comme le rapporte Il Primato Nazionale, de (ne pas) défendre les intérêts nationaux. De fait, le Quirinal (palais du président de la République) compte bien avoir un rôle important dans le gouvernement qui se met en place. Déjà les discours de Conte semblent dictés par Mattarella. Ainsi le président maintient et surveille ce méli-mélo de partis anciennement ennemis jurés mais qui ne se mettent d’accord que pour donner vie à un gouvernement leur permettant de garder leur poste mais qui sur le fond sont en total désaccord jusque sur la manière dont ils vont se répartir les sièges.

Outre ces litiges internes, l’accord de gouvernement passé, le M5S et le PD s’aperçoivent qu’il ne sera pas si facile que ça de gouverner pour d’autres raisons. Comme l’explique le Giornale, les présidents des commissions de la Chambre et du Sénat sont un des tous premiers problèmes car ils ont déjà prévu d’entraver au maximum leur soif de remaniement. La Ligue a 11 présidents de commissions et compte bien freiner l’action du nouveau gouvernement qui a déjà prévu de défaire le peu qu’a pu faire le précédent. La vice-présidente du PD, Anna Ascani, a immédiatement demandé à Matteo Salvini de libérer les sièges et de laisser la place à la nouvelle majorité. Mais la Ligue ne veut rien entendre : « Ce serait à eux de se démettre vu qu’ils devraient avoir honte face au peuple italien pour ce qu’ils sont en train de faire », a répondu à l’agence Adnkronos, le président des sénateurs de la Ligue, Massimiliano Romeo.

Le pouvoir des présidents de commissions n’est pas des moindres. Loin de là. Chaque fois que la nouvelle majorité ne se montrera pas compatible avec les valeurs de la Ligue, celle-ci peut retarder le parcours d’un projet de loi ou quand il s’agit d’un décret, ils peuvent tout bonnement le bloquer en le faisant disparaître dans les piles de dossiers de la « bureaucratie » parlementaire. C’est pour cela que chez le PD, ils se sont mis à regarder de plus près à toutes les présidences accordées l’an dernier aux hommes de Salvini. À la Chambre, les députés de la Ligue possèdent déjà 5 commissions : Budget, Environnement et travaux publics, Transports et télécommunications, Activités et travaux de production. Au Sénat, ils ont 6 commissions : Affaires constitutionnelles, Justice, Défense, Finances et Trésorerie, Éducation et Agriculture. Quelques commissions sont, comme on peut le voir, des postes clés, notamment sur le Budget ou même les Affaires constitutionnelles ou encore la Défense.

Même si le poids du nombre de la nouvelle majorité réduit un peu l’action des présidents de commissions, cela n’empêche pas un député appartenant à la Ligue, comme Claudio Borghi qui s’occupe de la commission Budget de la Chambre de mettre des bâtons dans les roues et ainsi de ralentir les travaux pendant le processus d’examen de la manœuvre. D’ailleurs ces derniers jours, l’économiste a mis en garde le M5S et le PD : « Je rappelle à tous ceux qui rêvent d’un gouvernement alternatif que les présidents de commissions ne partent pas. Bonne chance ! […] Il fallait y penser avant d’organiser un retournement ! », et à la suite d’un tweet polémique de Alessia Morani (PD) il répond « Vraiment, le PD veut occuper tous les sièges du gouvernement après avoir perdu les élections pendant 6 ans ? Allons voter comme ça tout le monde libère les sièges, ça vous va ?! ». Ainsi, la nouvelle opposition a déjà dévoilé une partie de son plan de bataille et le gouvernement PD-M5S sait que 11 présidents de commissions de la Ligue peuvent leur compliquer la vie.

Après que les leaders des partis Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni, et de la Ligue, Matteo Salvini, ont décidé de ne pas se présenter aux consultations de Giuseppe Conte concernant le nouveau gouvernement qui se met en place, l’opposition échafaude d’autres actions contre la coalition PD-M5S.

« Un vol de démocratie est en cours, moi je ne lâche rien. »

« Un vol de démocratie est en cours, moi je ne lâche rien. Les Italiens se sont aperçus qu’un gouvernement qui n’a pas la majorité dans le pays, leur vole leur démocratie. Soyez tranquilles, on ne se débarrasse pas de moi comme d’un vulgaire joujou. Je ne lâche rien ». C’est ainsi que Salvini en direct du Viminal, sur Facebook, attaque le gouvernement PD-M5S et leur manœuvre pour empêcher les Italiens d’aller voter. « Ceux qui ont été battus à toutes les élections tentent maintenant de rentrer par la fenêtre ».

Comme le rapporte Il Primato Nazionale, Salvini a déjà annoncé un rassemblement pour protester contre le gouvernement qui se met en place. « Samedi 19 octobre, ce sera la journée de l’orgueil national italien, du nord au sud, le journée de la majorité silencieuse qui ne veut pas d’un gouvernement qui nait dans l’ombre à Bruxelles. […] Et samedi 21 et dimanche 22 verront de nombreux rassemblements dans toute l’Italie, pacifiques, démocratiques pour demander démocratie, respect et honneur ». Ces deux mouvements pourraient être rejoints par Giorgia Meloni et les sympathisants de Fratelli d’Italia, même si la leader eût préféré ne pas tant attendre.

En outre, Salvini prépare aussi avec ardeur les élections régionales qui auront lieu en Ombrie le 27 octobre. C’est encore un bon moyen de vaincre un peu plus la gauche et de gagner en légitimité, comme le rapporte la Verità.

Matteo Renzi, grand vainqueur de la crise de gouvernement ?

Comme l’explique Il Primato Nazionale, pour beaucoup, Matteo Renzi semble sortir vraiment grand vainqueur de la crise de gouvernement. Avec ses manœuvres, il aura réussi à faire tomber le plan de Matteo Salvini consistant à refaire voter le peuple italien en automne pour avoir confirmation de sa légitimité et pouvoir se libérer du M5S. D’ailleurs, dans un post ironique sur Facebook, il exulte et se vante d’avoir fait tomber les plans de Salvini : « Là, il ne s’agit pas de s’attribuer les mérites mais de constater un fait : aujourd’hui ce qui semblait impossible il y a un mois devient une réalité. C’est une bonne chose pour ceux qui pensent que la politique est un acte civil et non un enchaînement de violence verbale. Il y a encore beaucoup de choses à faire, beaucoup de contradictions, beaucoup de problèmes ouverts. Mais toutefois, Institution 1 – Populisme 0 ! ».

Malgré cela, comme le rappelle Il Primato Nazionale, il n’est pas encore temps de « célébrer les funérailles du souverainisme ». En effet, le gouvernement qui se met en place repose sur un accord entre deux partis qui finalement se haïssent et ne sont pas capables de s’entendre sauf un temps pour récupérer éventuellement des places au gouvernement. De plus, le nombre d’Italiens voulant plus de souverainisme et de souveraineté dans leur pays reste très important et suffit à porter pour ainsi dire la Ligue seule au pouvoir ou alors alliée avec Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni.

Enfin, si l’on reprend les cartes du vote italien lors des élections nationales et européennes, on s’aperçoit que le Nord est particulièrement acquis à Salvini. Hors cette partie du territoire italien représente le cœur économique du pays et celui qui apporte le plus en terme de PIB. Ainsi, le second problème que rencontre le nouvelle coalition est celui de devoir gouverner avec tout le Nord contre eux.

Cette crise de gouvernement n’est de fait pas prête de se terminer et prévoit encore de nombreux rebondissements.

Hélène Lechat

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V