Après le deuil, business et polémiques reprennent leurs droits dans l’affaire Emiliano Sala. Neuf mois après la mort du joueur de football argentin de 28 ans dans un accident aérien, l’indemnité de son transfert pose question.

Lors du mercato hivernal, le FC Nantes et le Cardiff City Football Club avaient conclu un accord à 17 millions d’euros pour le transfert de l’attaquant. Une somme non réglée par le club gallois, qui, très rapidement après le drame, avait laissé planer le doute sur ses intentions de s’acquitter de sa dette un jour.

La FIFA intervient : Cardiff doit payer le transfert d’Emiliano Sala

Le 30 septembre, la FIFA, l’instance du football internationale, a tranché en faveur du club breton et sommé Cardiff de verser 6 millions d’euros, soit le premier acompte du montant total du transfert, dans les plus brefs délais. Les 11 millions restant devront être payés ensuite.

Le FC Nantes a salué cette décision, expliquant dans un communiqué que le contrat d’Emiliano Sala avait pris fin au moment du crash, qu’il s’était engagé avec Cardiff entre temps et qu’il était juste que la transaction soit payée comme prévue.

Cardiff fait appel, le temps du deuil est terminé

Le temps du recueillement et de l’amitié est terminé pour de bon, tant dans l’esprit de Waldemar Kita que des dirigeants gallois, qui ont annoncé dès mercredi vouloir faire appel de cette décision auprès du Tribunal arbitral du sport, arguant que la FIFA n’avait pas pris tous leurs arguments en considération.

Les dessous du transfert avaient fait l’objet d’un reportage sur La chaîne L’Equipe, toujours disponible sur YouTube.

On se souvient que des supporters de Cardiff avaient confectionné une banderole disant que même s’il n’avait joué aucune minute sous leur maillot, Emiliano Sala était l’un des leurs pour toujours. Certains d’entre eux étaient même venus au Stade de la Beaujoire le 30 janvier, créant un véritable lien entre les deux clubs.

Cette fraternité semble bien loin désormais et donnera un nouvel argument aux amateurs de ballon rond et aux observateurs lambda qui estiment que le football moderne est gangréné par l’argent.

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