villemarque

Samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre, deux conférencières assez pointues prennent pour sujet le créateur du Barzaz Breiz (1837), figure centrale de la Renaissance culturelle bretonne du XIXème siècle. Elles s’intéresseront à des aspects moins connus de son travail.

La redécouverte des manuscrits des légendes arthuriennes : sans La Villemarqué, pas de Kaamelott

Né en 1815 à Quimperlé dans une famille de la noblesse royaliste, La Villemarqué participe au courant du romantisme européen. Se rebellant contre les goûts étriqués des Lumières jacobines, les romantiques refusent l’idée que la période qui va de la chute de l’Empire romain à 1789 soit une période de ténèbres. Ils s’intéressent à la culture paysanne traditionnelle : le Barzaz Breiz est composé à partir d’un collectage de chants fait dans des fermes. Ils s’intéressent aussi à toute la production médiévale, qui était méprisée par la culture officielle au profit de l’art de l’Antiquité et de l’époque de Louis XIV.

Les archéologues romantiques et la mise en évidence des origines celtes de la Bretagne

Au-delà de la littérature, c’est toute une recherche identitaire qui motive les intellectuels bretons. C’est au XIXème siècle que les archéologues, historiens non conformistes de la période romantique, relient de manière claire la Bretagne au monde celte. D’où la recherche de contacts interceltiques : en allant au Pays-de-Galles, ils découvrent une société vivante qui s’exprime sans complexe dans une langue minoritaire (la culture du chant en langue nationale est enracinée dans ce pays protestant).

Infos pratiques

Le samedi 30 novembre, à 14 h, La Villemarqué et les manuscrits médiévaux des romans arthuriens, conférence par Hélène Bouget, professeure de philologie médiévale à l’Université de Brest.

Le dimanche 1er décembre, à 14 h : Le voyage de La Villemarqué au Pays-de-Galles, par Mary-Ann Constantin, Université du Pays-de-Galles

Le dimanche 1er décembre, à 16 h : Anaeirin Karadog, poète en terre de poètes, 2019. Projection débat en présence du réalisateur Ronan Hirrien, journaliste à France 3.

Gratuit. Réservation par internet sur le site des Archives 29 et du Musée breton. Tel 02 98 95 91 91. Nombre de places limitées.