Le pardon de l’abbé Yann-Vari Perrot fera son retour à Scrignac, à Koat-Keo, le lundi de Pâques 6 avril 2026. L’événement, organisé par l’association « Hengoun, Feiz ha Breizh », entend à nouveau rassembler les fidèles, les familles et les Bretons attachés à la mémoire du prêtre assassiné en 1943, dans un cadre présenté comme à la fois spirituel et culturel. Le programme annoncé prévoit un rassemblement à 10 heures devant la Croix du Martyre, une messe à 11 heures dans la chapelle de Koat-Keo, un repas de producteurs bretons à 12h30, puis des vêpres à 15h30. Les reliques de l’abbé Perrot doivent également être exposées durant la journée dans la chapelle.
Une commémoration qui s’inscrit dans la continuité de 2025
L’an dernier, près de 150 personnes s’étaient réunies à Scrignac pour honorer l’abbé Perrot, dans une atmosphère de recueillement mêlant prières, cantiques bretons, liturgie et hommage mémoriel. La cérémonie s’était déroulée entre la Croix du Martyre, restaurée par des bénévoles, et la chapelle de Koat-Keo, redevenue pour un jour un lieu central de la mémoire bretonne catholique. L’édition 2026 s’inscrit donc dans une continuité assumée, avec une journée qui devrait à nouveau faire converger foi, attachement à la Bretagne et fidélité à une figure qui demeure, plus de 80 ans après sa mort, un symbole puissant pour une partie du monde breton.
Koat-Keo, haut lieu de mémoire bretonne
La figure de Yann-Vari Perrot continue de susciter fidélité et mobilisation. Prêtre, écrivain, animateur du Bleun-Brug et défenseur acharné de la langue bretonne, il reste pour ses partisans l’incarnation d’une Bretagne enracinée, catholique et consciente de son identité propre. Le lieu même de la cérémonie, Koat-Keo, renforce cette portée symbolique. C’est là, à proximité de la Croix du Martyre, qu’est rappelé chaque année l’assassinat de l’abbé Perrot, abattu le 12 décembre 1943.
En 2025, le sermon prononcé à cette occasion avait largement dépassé le simple cadre commémoratif. Il appelait à un sursaut breton et chrétien, articulé autour de trois piliers présentés comme indissociables : la foi catholique, la liberté politique du peuple breton et la défense de la langue bretonne. Ce ton offensif, explicitement enraciné dans la logique de Feiz ha Breizh, avait marqué les esprits chez les participants.
Le document d’annonce pour 2026 insiste sur un point : la journée est annoncée comme « spirituelle et culturelle » et « n’est reliée ni assimilée à aucun parti politique ». Les organisateurs précisent aussi que seuls seront autorisés le Kroaz-Du, le Gwenn ha Du et les drapeaux traditionnels des évêchés bretons.
Cette précision vise manifestement à encadrer le déroulement de la cérémonie et à affirmer sa nature propre. Elle n’empêchera évidemment pas que cet hommage conserve une forte charge historique, identitaire et religieuse, tant la mémoire de l’abbé Perrot demeure liée, en Bretagne, aux débats sur la transmission, l’enracinement et la survie d’une civilisation bretonne chrétienne.
À travers cette annonce, c’est donc bien plus qu’une simple cérémonie locale qui se profile. Pour ceux qui s’y rendent, le pardon de Koat-Keo représente à la fois une fidélité à un homme, à une œuvre et à une certaine idée de la Bretagne. Lundi 6 avril 2026, Scrignac redeviendra ainsi, le temps d’une journée, un point de rencontre entre mémoire, prière et identité.
Photo : DR
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6 réponses à “Pardon de l’abbé Perrot 2026 à Scrignac : une journée de mémoire, de foi et d’enracinement annoncée pour le lundi de Pâques”
Très bien mais il me semble qu’une manifestation existait déjà? Vite un rapport de B-I sur ce pardon. Je crains encore un bricolage avec le chefaillon de Brasparts, vite consultons Ar Gedour.
Devezh mat deoc’h. Amañ eo « le chefaillon de Brasparzh » evel ho peus skrivet. N’ouzon ket perak ha c’hoant em boa da lavarout deoc’h, oc’h pedet ganin du-mañ. Mad e vefe deomp ober anaoudegezh ha komz asambles un tamm evit gwelet ma’z eo gwir ar pezh ho peus skrivet. War ar seblant ec’h ouzit piv on ha pellec’h emaon o chom. Me ne ouzon ket. Deuit pa garit, neuze. Gouel Itron Varia a C’helou Mat deoc’h ha kenavo. D. A.
Il y aura sans doute la présence du PNB, par leurs chefs (Jean-Baptiste Akli, Hervé Archier ou Erwan Pradier), qui fait office de repoussoir pour les vrais Bretons. Partout où ils vont, ils discréditent et nuisent à la cause bretonne.
Dommage car nous aimons l’abbé Perrot mais ne voulons pas être avec ces gens. HFB doit filtrer.
On ne peut accoler le terme de pardon à n’importe quoi. Un pardon, comme son nom l’indique, est une fête impliquant la pénitence.
On processionne, on participe à la Messe, en étant en état de grâce, et ça se finit par un tantad qui symbolise nos péchés brûlés et le feu de l’enfer.
Il y a éventuellement « adpardon » avec des festivités laïques à-côté (marché, jeux, repas).
Ici, ce n’est pas un pardon, mais un raout nationaliste.
Le diocèse a dit ceci : https://www.diocese-quimper.fr/actualites/presence-dun-pretre-dissident-de-la-fraternite-sacerdotale-saint-pie-x-sur-la-commune-de-brasparts/
M. Fanch al Laer, que nous importe que la FSSPX ne soit pas en pleine communion avec l’Eglise non pas catholique romaine comme vous le dites. Mais seulement conciliaire. C’est-à-dire un ersatz d’Eglise, tout comme le RN est un ersatz du nationalisme français. La Tradition catholique et le nationalisme ne sont nullement incompatibles, bien au contraire car ces deux idéaux se confortent mutuellement pour édifier un idéal de combat qui était celui de l’abbé Yann-Vari Perrot. Pour le contester, il faut s’abreuver au poison démocrate-chrétien qui empoisonne l’esprit de nos compatriotes, depuis trop de décennies déjà !