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À Guérande, les locaux accueillant le Festival du livre en Bretagne ont été vandalisés tandis que la 16ème édition s’est terminée dimanche 24 novembre.
Guérande : inquiétant vandalisme nocturne
Qui peut bien en vouloir au Festival du livre en Bretagne de Guérande ? Tandis que la 16ème édition du célèbre évènement se tenait du 21 au 24 novembre derniers, des actes de vandalisme ont été commis dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23.
Un couac supplémentaire pour les organisateurs dont les nerfs ont été mis à rude épreuve pour ce cru 2019 puisque, outre ces dégradations, ils avaient dû faire face auparavant à des défections de dernière minute de certains invités d’honneur. Mais aussi à un changement de site imprévu avec un Festival du livre déplacé du centre culturel Athanor vers le complexe sportif de Kerbiniou. Et ce, en raison de risques électriques liés à des infiltrations d’eau.
Quant aux dégâts occasionnés par cette visite de noctambules mal intentionnés, tous les stands des libraires, auteurs et autres exposants ont été saccagés. Leur matériel a été projeté au sol et plusieurs panneaux ont été éventrés. Par ailleurs, une caisse enregistreuse a été détruite et des extincteurs ont été vidés sur des étals de livres. Les vandales se sont introduits dans le bâtiment en forçant une porte vitrée à l’aide d’un plot en béton.
Le Festival du livre en Bretagne reprend
Après une prise d’empreintes effectuée par les gendarmes à l’aube le samedi matin, les services techniques de la Ville de Guérande sont intervenus en urgence pour nettoyer les dégâts et remettre en place les stands. Le Festival du livre en Bretagne pouvait alors reprendre après quelques moments de doutes sur la poursuite ou non de l’évènement. Mais pas question pour le maire de Guérande Nicolas Criaud de s’avouer vaincu !
Dès le milieu de journée, les lieux avaient retrouvé des couleurs et les visiteurs affluaient de nouveau à l’ouverture des portes, repoussée à 14 h. Pas de quoi altérer le succès du rendez-vous, qui voyait cette année une cinquantaine de maisons d’édition et 120 auteurs s’être déplacés à Guérande. Mais le président du Festival Michel Rivalland n’en restait pas moins incrédule après cet épisode de saccage et de violence gratuite :
« La première chose que l’on ressent, c’est la désolation, on se demande pourquoi ça et quel intérêt ces gens ont pu y trouver. Cela montre un mépris total pour l’ensemble des auteurs et des éditeurs. Heureusement, les services techniques et les bénévoles nous ont sauvé la mise ».
Un mépris total mais surtout un ensauvagement inquiétant de notre société. Qui n’épargne plus les villes bretonnes de taille modeste comme Guérande.
Crédit photo : DR (Photo d’illustration)
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