Biodiversité

La dernière publication de l’Observatoire de l’environnement en Bretagne est source d’inquiétudes pour la biodiversité de notre territoire.

Un quart des espèces menacées en Bretagne

L’Observatoire de l’environnement en Bretagne a publié ses « chiffres clés pour la biodiversité » le 25 novembre. Un document qui se veut être le reflet de l’état d’avancement d’un projet d’envergure régionale qui s’inscrit dans la durée : des indicateurs pour le patrimoine naturel et les paysages afin de sensibiliser et informer sur la préservation de la nature en Bretagne.

De ces travaux, il ressort des inquiétudes puisque 21,2 % des espèces évaluées et au statut connu sont menacées de disparition à court terme en Bretagne. Et les menaces pèsent particulièrement sur les oiseaux nicheurs. À savoir que leur population a diminué de 18 à 34 % entre 2003 et 2013. Au cours de la même période, le nombre d’oiseaux dits « généralistes » a augmenté de 16 %.

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Source : rapport de l’Observatoire de l’environnement en Bretagne

Au total, sur les 1 570 espèces végétales et animales prises en compte par l’Observatoire de l’environnement en Bretagne, 333 sont menacées à court terme et 138 sont « quasi menacées ».

Mammifères marins : alerte rouge

L’avenir des mammifères marins est lui aussi préoccupant. 100 % d’entre eux sont ainsi menacés. Tout comme 65 % des oiseaux marins. Si le constat n’est guère reluisant, il n’en est pas pour autant exhaustif car la biodiversité bretonne est estimée dans sa globalité à environ 10 000 espèces…

Quant aux pressions s’exerçant sur le patrimoine naturel, des facteurs multiples sont à recenser. Les modifications des modes d’occupation du sol (fragmentation des milieux naturels, artificialisation des territoires, etc.), les pollutions (eutrophisation des milieux, polluants chimiques dans les eaux, etc.), l’exploitation des ressources naturelles (extraction de matériaux pour la construction, prélèvement sur les espèces, etc.), les espèces exotiques envahissantes (compétitrices féroces de la faune indigène), les effets du changement climatique (modification des températures, de l’humidité, etc.) sont invoqués comme les facteurs d’origine humaine pesant sur le devenir de la biodiversité.
Sans oublier la pression humaine, de plus en plus forte en Bretagne, notamment sur le littoral, tandis que le nombre de grands espaces naturels préservé demeure faible (9 209 hectares de parcs naturels). La faute, une fois encore, à l’absence d’une politique régionale digne de ce nom et capable de sortir du court-termisme.

AK

Crédit photos : Flickr (CC BY 2.0/Jean-Jacques Abalain)
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