Depuis la mi-janvier 2026, un épisode d’échouages massifs d’oiseaux marins touche la façade atlantique, du Finistère à la Charente-Maritime, ainsi que les côtes espagnoles et portugaises. Les signalements se multiplient sur les plages, suscitant l’inquiétude des associations de protection de la nature et des observateurs du littoral.
La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) indique qu’au total « plus de 38 000 oiseaux échoués/signalés » ont été recensés sur l’ensemble de la façade atlantique, dont « plus de 32 000 en France, 5 000 en Espagne et 1 200 au Portugal ». L’association précise cependant que ces données « ne sont toutefois pas le reflet de la mortalité réelle », une grande partie des oiseaux morts en mer n’étant jamais retrouvée.
Les espèces les plus touchées appartiennent à la famille des alcidés, avec une majorité de macareux moines, mais aussi des guillemots de Troïl ou des mergules nains.
Tempêtes hivernales et manque de nourriture
Les échouages d’oiseaux marins se produisent régulièrement durant l’hiver, notamment après des tempêtes. Mais la LPO souligne que l’épisode actuel est « exceptionnel de par son ampleur et sa durée ».
Un phénomène comparable avait déjà été observé en 2014. Cette année-là, « plus de 50 000 oiseaux marins s’étaient échoués sur le littoral atlantique, dont 96 % d’alcidés et 64 % de macareux moines ».
Les analyses menées sur les oiseaux retrouvés morts ou affaiblis pointent également un état de sous-nutrition généralisé. Sur le terrain, Guillaume Bruneau, administrateur de la LPO Bretagne, expliquait le 3 mars auprès de RCF Sud Bretagne que « la quasi-totalité des oiseaux analysés sont tous très dénutris », évoquant une « problématique d’accès à la nourriture ».
Les tempêtes successives qui ont frappé l’Atlantique ces dernières semaines pourraient avoir aggravé cette situation en empêchant les oiseaux de plonger efficacement pour capturer leurs proies.
Centres de soins mobilisés, appel à la vigilance
Face à l’afflux d’oiseaux affaiblis, les centres de soins pour la faune sauvage connaissent une mobilisation exceptionnelle. La LPO indique que le centre LPO Aquitaine a atteint sa capacité maximale d’accueil d’oiseaux marins (200) en quelques jours, ce qui a conduit à l’installation d’une unité mobile de soins pour renforcer les capacités d’accueil.
Les bénévoles participent également au recensement des oiseaux échoués grâce à l’application ICAO utilisée par le réseau de suivi coordonné par la LPO.
Les associations rappellent enfin quelques consignes de prudence. En cas de découverte d’un oiseau mort sur une plage, il est recommandé de ne pas le manipuler afin d’éviter tout risque sanitaire. Comme le précise la LPO : « Ne manipulez surtout pas l’animal ».
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2 réponses à “Environnement. Hécatombe d’oiseaux sur la façade Atlantique”
Ce phénomène existe depuis la nuit des Temps! On ne va pas encore une fois nous faire le coup du réchauffement fiévreux climatique et nous coller une ZFE le long des côtes et une limitation de vitesse à 80 km/h et des brise roupettes à tout va …RAS LE BOL des escrologues bobo!
Les oiseaux analysés auraient donc une « problématique d’accès à la nourriture ».
C’est pour ça que le gouvernement a serré la vis pour les pêcheurs de bord de mer? Oui, interdiction au petit pêcheur à la ligne de capturer plus de 5 maquereaux sinon PV de 135 € par poisson en trop. Alors pour faire une grillade en famille à 10 personnes vous aurez droit à 1/2 maquereau par tête de pipe. Et si vous allez chez le poissonnier, exigez le ticket de caisse pour au moins 6 maquereaux. Sinon PV !
Ras le bol de tous ces Escrolos ! Vivement 2027 pour une belle rouste.