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Des vers plats invasifs menacent les jardins et les cultures de Bretagne. Dénommés plathelminthes et venus d’ailleurs, leur expansion est des plus inquiétantes.
La Bretagne envahie de vers ?
La prolifération des vers plats attire l’attention en Bretagne. Arrivés par l’intermédiaire de plantes dans des pots, ces vers ont la désagréable caractéristique pour certains de se nourrir de vers de terre classique. Désormais très nombreux et prédateurs de la faune du sol, ces espèces affectent la biodiversité locale. Sans avoir de prédateurs par ailleurs…
En France, ce sont au total neuf espèces de vers différentes qui ont été observées. Leur particularité ? Elles proviennent de contrées lointaines : Australie (Parakontikia ventrolineata), Brésil (Obama nungara), Asie du Sud (Bipalium), Nouvelle-Guinée (Platydemus manokwari), etc. Parmi les vers originaires d’Asie, des spécimens de grande taille, atteignant parfois les 40 centimètres de long, ont été recensés.
Vers plats invasifs : le cas breton
Quant à la Bretagne, ce sont principalement trois espèces de plathelminthes qui se sont multipliées dans les jardins. Tout d’abord les Parakontikia ventrolineata se nourrissant d’animaux morts. Mais aussi les Obama nungara (espèce la plus répandue en France) qui se nourrissent de vers de terre. Enfin, les Caenoplana bicolore se nourrissant principalement des arthropodes (mille-pattes et de cloportes). Des vers mesurant 5 centimètres de long en moyenne.
Dans certains jardins bretons, impossible de poursuivre les cultures tant le nombre de vers plats a explosé ces derniers mois. Si ces indésirables semblent se plaire dans nos contrées, c’est principalement car ils redoutent le gel et la sécheresse. Deux risques qui ne sont pas vraiment d’actualité en Bretagne. Pour ne rien arranger à la situation, certains pots de fleurs dans les jardins bretons proviennent d’outre-Manche. Or, les sols de nos cousins britanniques sont remplis de ces vers problématiques.
Si des programmes de recherche vont bénéficier de financements pour enfin tenter de trouver le moyen d’endiguer cette prolifération, pour l’heure aucune solution n’existe face à ce fléau. De très nombreux signalements ont pourtant été faits à travers la Bretagne concernant ces vers. La mondialisation passe aussi par nos jardins…
AK
Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Piterkeo)
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