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Faut-il s’inquiéter de voir des gendarmes dans son jardin ? Ces insectes rouges et noirs, vivant en colonies, ne feront pas de mal à vos végétaux et potagers, contrairement à certaines idées reçues…
Le gendarme, une punaise pas comme les autres
Quoi de mieux que d’avoir un gendarme dans son jardin pour monter la garde dans ce dernier ? Ici il n’est pas question des hommes de la maréchaussée. Non, car le gendarme est aussi un insecte. De couleur rouge et noir, il est même un allié du jardinier en veillant sur les végétaux. Il est aussi connu sous le nom scientifique « Pyrrhocoris apterus » ou encore Pyrrhocore et fait partie de la catégorie des Hémiptères, sous-catégorie des Hétéroptères. Quant à son surnom, il vient de sa ressemblance avec les gendarmes de la garde militaire durant le règne de Louis XVI.
Le gendarme figure ainsi parmi les quelques 2 000 espèces de punaises recensées dans l’Hexagone.

Source : consoglobe.com
Il faut savoir que le gendarme ne pique pas et que, contrairement aux autres punaises, il ne vole pas car ses ailes sont trop courtes et est sans odeur. Cet insecte vivant en colonies mesure environ 1 cm et est reconnaissable à sa carapace arborant un triangle noir accompagné de deux grandes taches sombres et de deux plus petites.
Attention toutefois à ne pas confondre le gendarme avec d’autres punaises rouges et noires telles la punaise arlequin, la punaise de la jusquiame, la punaise du laurier-rose ou encore la punaise du tilleul qui, elles, sont susceptibles d’occasionner des dégâts dans les potagers et les jardins d’ornement.
Un insecte indispensable dans les jardins
S’il est souvent sujet à des a priori négatifs pour son rôle supposé dans la destruction des cultures, le gendarme a, au contraire, une fonction indispensable dans les jardins. Aussi, cet insecte joue donc son rôle éponyme d’auxiliaire utile aux végétaux, entre autres. Il ne s’agit donc pas d’un parasite.
En effet, le gendarme, dont l’appareil buccal est de type piqueur-suceur (signifiant qu’il est en incapacité de grignoter les feuilles des végétaux), peut se nourrir de plantes comme les feuilles d’hortensias ou de tilleul, mais ne commet que rarement gros dégâts parmi les plantations.
Par ailleurs, c’est ici qu’il prend toute son utilité, l’insecte est aussi friand de nombreux indésirables ennemis du jardinier. Citons notamment les cochenilles, les larves ou encore les pucerons. Qu’ils soient vivants ou morts, le gendarme aspire ainsi le liquide de ces insectes.
D’autre part, le gendarme contribue aussi à préserver l’écosystème en apportant son aide dans la décomposition des végétaux et des cadavres d’insectes.
Le gendarme encore visible à l’automne
Ces précisions prises en compte, le jardinier avisé aura donc tout intérêt à essayer de fidéliser le gendarme dans son potager ou son jardin (tout comme le vers de terre). Ces insectes sont d’ailleurs le plus souvent visibles au début du printemps (mars à avril) ainsi qu’à l’automne, durant les mois d’octobre et novembre. Il peut être judicieux de planter des malvacées et des tilleuls pour leur offrir un garde-manger via les feuilles.
Avec l’arrivée des premiers froids, disposer des tas de feuilles mortes dans le jardin peut aussi constituer un abri naturel afin que les gendarmes puissent s’y réfugier.
Quant à la période de reproduction, elle a lieu à la fin de l’hibernation et les accouplements commencent au début du printemps. C’est alors que les femelles pondent leurs œufs, en moyenne une cinquantaine dans certains lieux de prédilection, à savoir sous des feuilles des pierres mais aussi dans l’écorce d’un arbre ou dans les fissures d’un mur. On peut également les retrouver sur la terre, juste sous la surface. Il faudra environ deux semaines à ses œufs mesurant 1 mm pour éclore.

insectes-net.fr
Crédit photo : Flickr (CC BY-NC-SA 2.0/Laurent KB) (photo d’illustration)
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Une réponse à “Jardinage. Vous avez besoin d’un gendarme pour veiller sur vos végétaux…”
vivent les gendarmes quand ils vous protègent