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Le sélectionneur de l’équipe nationale italienne de football a décidé de ne plus faire le signe de croix sur le terrain. Une attitude dictée… par le pape François.

Pape François : « Pourquoi faites-vous le signe de croix ? »

Le pape François ne serait-il pas finalement le meilleur promoteur de la laïcité en Italie ? La question se pose après les déclarations pour le moins surprenantes du Souverain pontife. Sur la chaîne de télévision italienne TG5 il y a quelques jours, Roberto Mancini, ancien joueur professionnel désormais sélectionneur de l’équipe d’Italie de football, a révélé au cours d’une interview qu’il ne faisait plus le signe de croix sur le terrain.

Ainsi, à la suite d’une discussion avec le pape François, ce dernier l’a encouragé à ne plus se signer au bord du rectangle vert :
« Je faisais ça aussi, vous savez, en espérant que rien ne se passe pendant le match, puis on est allé voir le pape. Le pape François a dit : « Pourquoi faites-vous le signe de croix, n’avez-vous pas d’autres pensées à ce moment-là ? » Alors depuis ce jour, je ne le fais plus. Je ne voudrais pas que le pape se mette en colère. »

Roberto Mancini : trop catholique pour le pape ?

Catholique, Roberto Mancini l’est depuis toujours : enfant, sa vie « se partageait entre l’école, la maison et la paroisse », déclare-t-il. Mais plus question dorénavant d’exprimer sa foi publiquement pour le sélectionneur. Sauf qu’il ne s’agit pas là d’une injonction émanant de l’État italien, d’une organisation laïque ou de représentants d’autres religions. Mais bien du chef de l’Église catholique en personne !

Toutefois, en avril 2019, le pape tenait des propos laissant perplexe au sujet de l’identité :
« Nous ne sommes pas des champignons, nés seuls, non : nous sommes des gens nés dans une famille, dans un peuple et souvent cette culture liquide nous fait oublier l’appartenance à un peuple. Une critique que je ferais, c’est le manque de patriotisme. Le patriotisme, ce n’est pas seulement aller chanter l’hymne national ou rendre hommage au drapeau. Le patriotisme, c’est l’appartenance à une terre, à une histoire, à une culture… et ceci, c’est l’identité. L’identité, c’est l’appartenance. On ne peut pas avoir d’identité sans appartenance ».

À croire donc que l’héritage catholique, dans un pays qui a Rome pour capitale, ne fait pas (plus ?) partie de l’identité italienne pour le pape. Roberto Mancini l’a appris à ses dépens.

AK

Crédit photos : DR (photo d’illustration)
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