Grève. La CGT veut un « blocage total » des raffineries, Élisabeth Borne fustige les « pleins de précaution »

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Une pénurie de carburant pour commencer l’année 2020 ? Tout va dépendre de la réussite de l’action souhaitée par la CGT. Le syndicat a ainsi appelé à un blocage de toutes les raffineries de France du 7 au 10 janvier prochains. Les automobilistes sont prévenus.

CGT : « qu’aucun produit ne sorte pendant 96 heures »

Le 30 décembre, la CGT a officiellement lancé un appel à bloquer la totalité des raffineries du pays du 7 au 10 janvier dans le but de faire céder le gouvernement dans la lutte l’opposant avec le syndicat sur la réforme des retraites à venir.

Pour Thierry Defresne, délégué central de la CGT chez Total, il faut « un grand temps fort dans toutes les raffineries de France, du 7 au 10 janvier, pour faire en sorte qu’aucun produit ne sorte pendant 96 heures ». Quant aux modalités de ces actions, l’homme n’y va pas par quatre chemins : « Ce sera un blocage total. À l’issue de ces 96 heures de grève on se posera la question de savoir si l’on passe à l’étape de l’arrêt des installations. »

Quelques raffineries déjà perturbées

Qu’il choisisse d’anticiper en faisant quelques réserves ou non, l’automobiliste hexagonal est donc prévenu des difficultés d’approvisionnement en carburant qu’il risque de rencontrer en ce début de mois de janvier. Parmi les huit raffineries que compte la France sur son sol, des blocages sont déjà organisés pour deux d’entre elles : à Grandpuits (Seine-et-Marne) et sur le site de la Mède à Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône). En Bretagne, la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), bloquée quelques temps, avait retrouvé un fonctionnement normal le 30 décembre au soir selon la direction de Total.

De son côté, l’État s’est voulu rassurant ces derniers jours. Le 27 décembre, le ministère de la Transition écologique et solidaire communiquait sur la situation en indiquant que « toutes les raffineries de France métropolitaine » continuaient à produire. Et de souligner que, « depuis le début du mouvement social que connait le pays, la situation concernant les carburants ne suscite aucune inquiétude pour l’État et les professionnels, compte tenu d’une production ininterrompue des raffineries, d’un bon niveau des stocks dans les dépôts et d’un approvisionnement normal des stations-service. »

« Pleins de précaution » inutiles ?

Dans ce même communiqué du 27 décembre, le ministère de la Transition écologique et solidaire précisait aussi que sur les 200 dépôts de carburant alimentant les stations-service, seuls 2 connaissaient des difficultés temporaires. Tous les autres assurant normalement leurs expéditions.

Quant aux stations-service elles-mêmes, plus de 98 % des 11 000 stations-service ne connaissaient aucune difficulté à cette même date et étaient normalement approvisionnées. Une situation qui a possiblement évolué défavorablement entre temps mais sur laquelle le ministère n’a pas communiqué depuis.

Toujours est-il que la ministre Élisabeth Borne a tenu à rappeler que les « pleins de précaution » ne sont « d’aucune utilité compte tenu de cette situation. Ils peuvent en revanche contribuer à créer des points de tension qui sont rencontrés sur certaines stations-service. » Et comme tout le monde n’a pas la chance de se rendre au travail en Vélib’ ou en voiture avec chauffeur, il y a fort à parier que cette recommandation ne sera pas suivie à la lettre par les automobilistes…

AK

Crédit photos : Pixabay (Pixabay License/ResoneTIC)
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