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Le tournoi des 6 nations 2020 a débuté ce week-end avec trois matchs, trois oppositions de style bien différentes, parmi lesquelles on retiendra surtout la renaissance de l’équipe de France, qui a réalisé un match plein, contre l’Angleterre (une Angleterre arrogante qui annonçait vouloir broyer le pack Français). A noter également les victoires de l’Irlande face à l’Ecosse et du Pays de Galles face à une équipe d’Italie qui n’a décidément rien à faire dans ce tournoi. On revient sur les trois matchs de la journée.
France-Angleterre : le renouveau français (24-17)
Le staff de l’équipe de France a bien fait de renouveler en grande partie l’équipe (et encore, on se demande pourquoi des Poirot ou des Bamba, symboles des écueils précédents, sont encore là). Au final, 24-17 contre des Anglais qui se sont heurtés à une solide et courageuse défense, et qui, surtout, ont pris totalement la marée bleue en première période.
C’est simple, on a retrouvé dans cette équipe de France tout ce qui avait disparu voici quelques années : solidarité, combativité, abnégation, collectif. Les Bouthier, Aldritt, Rattez, Dupont, N’Tamack and co ont de beaux jours devant eux, dommage que les responsables de cette équipe « footballisent » le rugby par de multiples naturalisations qui en plus ne servent pas à grand chose sportivement.
Prochain match de l’équipe de France : l’Italie, à Rome, tandis que les Anglais iront jouer à Edimbourg contre une Ecosse revancharde suite à sa défaite contre l’Irlande.
Irlande-Ecosse : Pas convaincu (19-12)
Malgré sa victoire 19 à 12, l’équipe d’Irlande est loin d’avoir convaincu après une prestation moyenne face à une courageuse équipe d’Ecosse, dont un des joueurs clé, Stuart Hogg, s’est rendu coupable d’une faute professionnelle en relâchant le ballon alors qu’il avait un essai tout fait (qui aurait donc amené un match nul logiquement).
Les Irlandais ont été bousculé une bonne partie du match face aux Ecossais, moins indisciplinés que d’habitude. Peut être que finalement, la mise à l’écart de Finn Russell pour comportement inapproprié et caprice de star (refus d’arrêter de boire de l’alcool la veille d’un entrainement) n’est pas une mauvaise chose.
C’était le premier capitanat de Sexton, qui a marqué tous les points de son équipe. On verra dès la semaine prochaine en terre galloise ce que ça vaut, mais l’équipe est loin d’avoir rassuré, et elle a perdu des éléments importants sur blessures. Peut être de quoi faire revenir Cronin dans l’équipe, en première ligne, un joueur clé dont on se demande encore pourquoi l’entraineur a décidé de se passer pour le moment.
Pays de Galles-Italie : les jeux du cirque (42-0)
Et si on revenait à une formule à 5 équipes (plutôt que d’envisager un tournoi mondialisé avec le Japon et l’Afrique du Sud, ce qui n’a plus aucun sens mais que les dirigeants du rugby, obsédés par l’argent, veulent mettre en place) ? Ou alors un tournoi dans lequel le dernier descendrait dans la poule B ? Car depuis plusieurs années déjà, l’Italie ne gagne plus une rencontre, et d’autres équipes comme la Géorgie ou la Russie aimeraient bien profiter d’un peu de lumière internationale pour progresser, ce que ne font plus les Italiens.
Quand on prend 42-0, on ne peut pas faire autre chose que profil bas. Surtout que les Italiens ont tenté des choses, mais stérilement, sans jamais trouver la moindre solution face à un XV Gallois avec une défense de fer, et des contres assassins. Au final, une punition donc, et on imagine que la France va vouloir faire la même chose à Rome la semaine prochaine.
On plein déjà le goal average des Italiens cette année…
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