Locquirec le 8 février. Algues vertes, un scandale d’Etat. Nitrates et gaz toxiques. 50 ans de déni

A LA UNE

« Viens à Bollaert, j’ai fais des moules ». L’Opéra du Peuple, dans la peau d’un supporter du RC Lens [Interview]

« Viens à Bollaert, j'ai fais des moules ». Si il n'avait pas reconnu cette référence au fanzine Rugir,...

Irlande du Nord. Il y a 48 ans, pas de Black Friday mais un Bloody Friday à Belfast

En ces temps de consumérisme quasi religieux, les enseignes commerciales (et même les gouvernements) incitant les consommateurs à se...

Florian Philippot : « Notre pays est incontestablement dans les mains de personnes qui veulent retirer aux Français un maximum de libertés » [Interview]

Parmi les politiques qui sont montés au créneau ces derniers mois contre la tyrannie sanitaire mise en place en...

Hold-up. Pierre Barnerias, l’auteur du documentaire, s’explique

Après le succès de Hold-Up, un documentaire sur le Covid, dont la version de travail a été diffusée en...

Discours de De Gaulle à Quimper en 1969 : coulisses d’un ratage historique

Le 2 février 1969, Charles De Gaulle prononce à Quimper le dernier discours de sa carrière. Pour la première...

Yves-Marie Le Lay présentera, à l’invitation de l’association Dour ha Douar, son nouvel ouvrage, le 8 février à Locquirec, intitulé Algues vertes, nitrates et gaz toxiques. 50 ans de déni (publié aux éditions Libre et Solidaire) .

Une conférence qui se déroulera samedi 8 février à 10h30 à la salle du camping du Fond de la Baie à Locquirec.

« Il suffit de lire les commentaires de la rédaction du bulletin communal et du maire de Locquirec à la suite d’alertes de Dour ha Douar à l’hydrogène sulfuré sur quelques plages de la commune, pour mieux saisir toute l’actualité de ce livre. Ces propos, encore aujourd’hui après tous les accidents mortels en Bretagne, sont la parfaite illustration de ce déni persistant sur les risques sanitaires de ce gaz classé toxique violent, issu de la décomposition des algues vertes échouées massivement. C’est bien ce déni que l’auteur analyse minutieusement, en révélant cette consanguinité étroite entre dirigeants économiques, administrations et élus pour l’entretenir en même temps qu’ils entretiennent la pollution par les marées vertes » explique l’association qui invite, et qui poursuit :

« Vous a-t-on dit qu’en cet hiver 2019-2020, des mois après les derniers échouages d’algues, l’hydrogène sulfuré est toujours là dans le sable et la vase à quelques centimètres de la surface ? Et à des doses non négligeables. Qu’on en juge : plus de 100 ppm dans la Baie de Saint-Brieuc, le 23 décembre à la plage du Valais et le 24 janvier à la Plage de la Grandville à Hillion. A cette dose, le nerf olfacif est anesthésié et les premiers symptomes graves apparaissent si l’exposition dure plusieurs minutes : conjonctivite, rhynites, toux, douleur thoracique. A des doses moindres mais encore significatives, ce sont 50 ppm dans les vases du Gouessant le 24 janvier et dans celles du Fond de la Baie à Locquirec le 15 janvier. 

Bien sûr, les risques sont bien moindres en cette période de l’année ou l’estran est moins fréquenté qu’en été. Mais cela implique donc que c’est bien 12 mois sur 12 que des parties entières du littoral sont mortes pour toutes formes de vie. Car qui peut croire que subsiste encore du vivant dans des habitats intoxiqués à ce point ? Ainsi, depuis 50 ans, se déroule sous nos yeux un écocide silencieux que des élus, comme Monsieur le maire de Locquirec, couvrent par un déni outrancier et coupable.»

Yves-Marie le Lay l’affirme :  « Ce livre que je vous propose sent le soufre. Mais, c’est promis j’aurai désinfecté la salle où je le présenterai parce que j’ai plus d’égards pour vous que Monsieur le maire de Locquirec et la plupart de ses collègues en ont pour leurs concitoyennes et concitoyens. Par contre, même avec la meilleure volonté du monde, je dois bien admettre que je ne suis pas parvenu à dépolluer mes écrits de l’hydrogène sulfuré des marées vertes qui court partout entre les lignes du début jusqu’à la fin. Fort heureusement, ainsi couché sur le papier, ce gaz n’est toxique que pour tous ceux qui le produisent ou le laissent produire. Pour tous les autres, qui auront pris la peine de le découvrir à chaque page, il deviendra une arme contre ses auteurs. Chaque lectrice et chaque lecteur comprendront ainsi toute sa génèse avec les responsabilités des uns et des autres dans ce désastre écologique et sanitaire d’un demi-siècle. 

Alors, si nous en parlions ensemble ? Vous avez certainement des questions à me poser. Je veillerai à répondre à toutes. Je vous attends samedi 8 février à 10h30 à la salle du Fond de la Baie à Locquirec »

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine –

LA QUOTIDIENNE

Recevez chaque matin dans votre boîte mail la Quotidienne de BREIZH-INFO

- Pour soutenir BREIZH-INFO et l'info sans filtre -

Les derniers articles

Covid-19. Gestion suédoise de la crise sanitaire : un échec, vraiment ?

Revenons aujourd'hui sur le cas suédois qui a fait couler beaucoup d'encre. Ignorant totalement l'échec de leur propre pays...

Liberté de culte : les évêques se rebiffent

La décision du gouvernement de limiter à 30 personnes l’assistance aux messes – y compris dans une cathédrale –...