Jean-Yves Le Gallou (Les Bobards d’Or) : « On nous bassine avec les “féminicides” pour mieux cacher les “leucocides” de plus en plus nombreux »

La 11ème cérémonie des Bobards d’Or aura lieu le 24 février prochain à 19h30 au Théâtre du Gymnase à Paris. Une cérémonie qui « récompense » les pires mensonges de la presse mainstream de l’année. Les votes sont ouverts et vous pouvez voter pour le meilleur bobard de chaque catégorie. Les 3 meilleurs seront ensuite départagés.

Pour participer à la cérémonie, c’est ici.

Breizh-info.com : Pouvez vous nous présenter le menu de l’édition 2020 des Bobards d’Or ?

Jean-Yves Le Gallou : Les bobards sont d’abord des instruments de propagande. Nous avons donc défini différentes catégories de bobards en fonction de leur objectif idéologique.

Les votants vont donc avoir à sélectionner des bobards parmi les catégories suivantes : le Bobarc-en-ciel , le Bobard du « vivre ensemble », le Bobard sans frontière (pour la politique internationale) et il faudra aussi Décoder les décodeurs. Ces décodeurs dont la mission est de nier le réel.

Breizh-info.com : Quels sont les gros bobardeurs de l’année ?

Jean-Yves Le Gallou : Je voudrais mettre à l’honneur deux journalistes aussi éminents que distingués, de grands reporters titrés :

Claas Relotius, journaliste vedette du grand hebdomadaire allemand Der Spiegel, prix du meilleur reportage de l’année en 2019 en Allemagne, couronné par CNN en 2014, et dès 2013 prix média de l’association suisse des journalistes catholiques. Bref un vrai cador, vous dis-je. Ses reportages étaient vraiment excellents et servaient parfaitement le politiquement correct. Et pour cause ils étaient totalement… bidonnés. Aujourd’hui ce brillant journaliste tente sa chance avec le Bobard Lügenpresse (catégorie Bobard sans frontière).

Autre « vedette » : Christophe Ayad, grand reporter au Monde, titulaire d’un prix Albert Londres reçu en 2004 pour ses enquêtes sur le Rwanda et l’Irak, du lourd, du sérieux.

Le 6 octobre 2019, Le Monde a envoyé ce reporter de guerre couvrir… la marche pour la vie. Il a multiplié les erreurs et les approximations. Sur l’absence d’évêques à la manifestation. Et celle de Marion Maréchal. Il a même été jusqu’à prétendre que l’Ordre de Malte (agissant comme association mandatée par l’État pour assurer les secours éventuels) faisait partie du service d’ordre de la manifestation. Bref du grand journalisme !

Breizh-info.com : L’année 2019 a été particulièrement violente concernant la tentative du système de bâillonner les dissidents. Quel rôle a joué la presse mainstream dans ces attaques du système ?

Jean-Yves Le Gallou : Elle a mis en place avec l’aide de l’État et des GAFA des services dits de « décodage ». L’objectif : chercher la petite bête sur les réseaux sociaux et les médias alternatifs pour les décrédibiliser et justifier ensuite la censure. Et les lois liberticides – comme la loi Avia – bénéficient du soutien de fait de médias qui n’ont jamais mieux mérité qu’aujourd’hui d’être qualifiés de « grand chemin ».

Breizh-info.com : Quel regard portez vous sur le traitement médiatique de l’affaire Mila ?

Jean-Yves Le Gallou : Il suffit de comparer avec le traitement médiatique de l’affaire Fromet, cet humoriste (!) subventionné de France Inter qui a blasphémé sur la mort de Jésus qualifié de « pédé » qu’il aurait fallu empaler plutôt que crucifier. Grosse rigolade dans les médias. Fromet a quand même dû s’excuser mais pas auprès de la communauté catholique, auprès de la communauté… LGBTQIZ.

Mila n’a pas eu une telle indulgence : on lui a demandé de faire soumission. Ce qu’elle a refusé de faire. Bravo à elle !

Ceci étant, le traitement de l’affaire Mila (qui a revendiqué son homosexualité) a été complexe parce qu’il a mis face à face les activistes de deux minorités : la minorité musulmane qui veut s’imposer par la crainte physique et la minorité homosexualiste qui ne manque pas d’appuis dans les médias.

Breizh-info.com : L’émission d’Éric Zemmour, que beaucoup au sein de la presse mainstream auraient pris la décision d’interdire s’ils en avaient eu le pouvoir, cartonne comme aucune autre émission politique. N’est-ce pas là un bras d’honneur des Français au système ?

Jean-Yves Le Gallou : En septembre 2019, Zemmour avait le choix entre BFMTV, LCI et CNEWS, toutes chaînes qui lui avaient fait des propositions. Il a choisi CNEWS qui avait la plus petite audience – 80 000 spectateurs sur le créneau horaire concerné – pour tenter de l’augmenter.

Pari gagné avec désormais plus de 300 000 vues quotidiennes.

Oui c’est un bras d’honneur au système !

Breizh-info.com : Outre-Manche, les autorités sont allées jusqu’à cacher, durant des années, des affaires de violences, de viols, de trafics de jeunes Blanches, pour ne pas être accusées de racisme. Pensez-vous que ce mensonge par omission, bien appuyé par une presse qui n’enquête pas sur ce qui fait vraiment mal, puisse exister ou se reproduire en France ?

Jean-Yves Le Gallou : Au moment où vous m’interrogez les médias se focalisent sur des affaires de harcèlements sexuels ou de violences sexuelles présumées (souvent consenties) de la part d’entraîneurs sportifs sur des jeunes filles mineures. Pourquoi pas ! Mais pourquoi mettre en une de l’actualité des faits présumés, vieux de 30 ans, souvent prescrits, tout en occultant des violences bien actuelles dans les banlieues. Et en faisant le minimum de bruit sur les jeunes Européens ou Européennes agressés ou tués par des non-Européens comme Kevin, comme Laura, comme tant d’autres. On nous bassine avec les « féminicides » pour mieux cacher les « leucocides » de plus en plus nombreux.

Breizh-info.com : Quel bilan tirez-vous de l’année 2019 de la presse alternative ? Y a-t-il des initiatives que vous conseilleriez à nos lecteurs, des échecs ou des ratés, des bonnes surprises ?

Jean-Yves Le Gallou : La presse alternative – et Breizh Info en particulier – sont parvenus à obliger les médias mainstream à parler de nombreux faits. Ils sont désormais en remorque, obligés d’aborder des crimes ou des persécutions – comme pour l’affaire Mila – avec 48 heures de retard.

Breizh-info.com : Et les bonnes surprises ?

Jean-Yves Le Gallou : Le renfort de médias installés qui se rapprochent de la presse alternative dans leur démarche. Je pense à Valeurs actuelles, Sud Radio, CNEWS. RT aussi qui a beaucoup développé son audience par ses reportages de terrain sur les Gilets jaunes.

Breizh-info.com :  Quelles initiatives conseillez-vous ?

Jean-Yves Le Gallou :  Participer à la bataille de la réinformation en apportant des infos ou des analyses de qualité aux médias alternatifs. Chaque Philoctète doit savoir que dans ses flèches Troie ne sera pas conquise !

Breizh-info.com : Le mot de la fin pour nos lecteurs.

Jean-Yves Le Gallou : Rendez vous le 24 février à 19h30 au Théâtre du Gymnase. Et d’ici là, votez pour choisir les bobardeurs que vous voulez voir primés. Il faut récompenser les talents !

Propos recueillis par YV

Illustration : DR
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