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La presse mainstream aime tirer à boulets rouges (et de manière fausse) sur les USA en matière de violences, notamment à propos de la question des armes à feu. Pas besoin d’armes à feu, en France, pour que la violence gratuite explose. 120 agressions à l’arme blanche ont lieu actuellement chaque jour, avec des faits divers de plus en plus sordides, et sans que les pouvoirs publics ne réagissent et ne s’intéressent avant tout aux causes de cette explosion de la violence gratuite.
C’est un article du Figaro qui évoque cette explosion de la violence en France ; « La police et la gendarmerie ont du mal à les quantifier. Dans leur bible statistique, baptisée «état 4001», seuls les vols qui donnent lieu à l’utilisation de ce type d’armes ont droit à une comptabilisation spécifique. On découvre ainsi que les vols violents avec armes blanches ont grimpé de 21 % en janvier dernier, par rapport à la même période de 2018. Mais, sur le long terme, depuis 2001, année critique sur le plan de délinquance en France, les vols avec armes blanches ont été divisés par trois, passant de 18.000 environ à 6000 en rythme annuel. Il faut chercher ailleurs les raisons de cette frénésie d’affaires plus ou moins spectaculaires qui encombrent les rôles des commissariats et des gendarmeries. Et sans doute d’abord dans l’évolution des homicides et tentatives (hors vol) qui ont augmenté dangereusement ces dernières années, sans que personne y prenne garde. Ces infractions caractérisées par l’intention de tuer, que le crime réussisse ou non, sont passées, entre 2001 et 2019, de 2200 faits environ à plus de 3800 l’an dernier, soit une hausse de plus de 70 % ».
Les chiffres sont terribles :
« En toile de fond, il y a l’augmentation générale des violences qui ont plus que doublé depuis 2001, que ce soit entre les personnes (autour de 300.000 faits par an aujourd’hui) ou contre les dépositaires de l’autorité (plus de 38.000 infractions déclarées en 2019).
Mais c’est surtout grâce à l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP, qui sera paradoxalement dissous le 31 décembre prochain), que l’on peut avoir l’approche la plus fine du phénomène. Sa dernière étude, basée sur les réponses à l’enquête «Cadre de vie et sécurité» de l’Insee pour les années 2015 à 2017 (séquence assez récente donc), estime le nombre de victimes d’agressions à l’arme blanche à 44.000, soit plus de 120 victimes par jour en moyenne ! Ce chiffre correspond, en effet, à 37 % des 118.000 personnes ayant déclaré, chaque année, en moyenne, avoir subi des violences physiques armées de la part d’une personne ne vivant pas avec elles au moment des faits. Des agressions dans l’espace public en somme, que ce soit dans la rue, au sortir d’une boîte de nuit, au travail ou à l’école. Parmi ces 118.000 victimes d’agressions armées, 9 % assurent par ailleurs qu’il s’agissait d’une arme à feu, 34 % d’une arme par destination (objet contondant, bâton, pierre) et 20 % d’un autre type d’arme (matraque, bombe lacrymogène). L’agression au couteau est donc la plus répandue. Et ce bien au-delà du simple cadre des violences intrafamiliales. La lutte contre ce phénomène mérite, à tout le moins, un véritable plan d’action.»
Un véritable plan d’action dont personne ne voit le jour. C’est la sécurité des Français, pour le coup le seul « droit à » qui n’est pas respecté en France aujourd’hui, alors qu’il s’agit d’un droit fondamental et constitutionnel. Sans action rapide des autorités, notre société toute entière pourrait basculer, à moins que le réveil populaire, soit brutal, la récente affaire de l’agriculteur cambriolé pour la énième fois chez lui et obligé de tirer sur ses cambrioleurs étant là pour le rappeler…
Illustration : DR
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