Brexit. Les importateurs britanniques craignent une inflation et des pénuries

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Au Royaume-Uni, le Brexit inquiète les importateurs de denrées alimentaires notamment avec les risques de pénuries et de hausse des prix.

Quelles complications suite au Brexit ?

Le Brexit, entré en vigueur le 31 janvier dernier, pose des questions à certains acteurs économiques britanniques. Certains sont effectivement inquiets face aux nombreuses formalités administratives auxquelles ils sont désormais confrontés pour importer des produits dans le pays et craignent ainsi l’inflation et les pénuries.

Un rapport du British Retail Consortium (BRC), un syndicat professionnel d’entreprises britanniques spécialisées dans le commerce de détail, a dressé le 17 février une liste de pas moins de six documents que ses membres devront remplir faute d’accord suffisant après la période de transition. Il s’agit notamment de documents de TVA et de douane, de formulaires de fret, de documents sanitaires et vétérinaires mais aussi de certificats sanitaires d’exportation et de déclarations sommaires de sortie et d’entrée.

Parmi les évolutions susceptibles de contribuer à une hausse des prix pour les consommateurs d’outre-Manche, le retour des contrôles douaniers est pointé du doigt par le BRC. Avec par ailleurs le risque de voir la disponibilité de certains produits dans les magasins remise en cause. Le British Retail Consortium espère désormais qu’un « accord pragmatique » sera trouvé entre le Royaume-Uni et l’Union européenne afin de réduire au minimum l’impact négatif du Brexit tandis que les négociations à venir s’annoncent âpres entre les deux parties.

80 % des produits proviennent de l’UE

Ces inquiétudes sont notamment fondées sur une réalité : la nourriture importée par les distributeurs britanniques provient à 80 % de l’Union européenne. Par la voix de sa directrice générale Helen Dickinson, le BRC alerte : « Le gouvernement doit s’atteler à la négociation d’un accord de zéro tarif qui minimise les contrôles et la bureaucratie, sinon ce sont les consommateurs qui en pâtiront ».

Elle ajoute : « L’introduction de contrôles excessifs ou évitables signifierait que les entreprises seraient confrontées à une montagne de paperasserie à remplir par une armée de personnel nouvellement formé, couplée à des contrôles exhaustifs sur des milliers de camions chaque jour. » Avec pour conséquences chez les consommateurs « une augmentation des coûts et une réduction de la disponibilité dans les rayons. Le gouvernement n’a pas de temps à perdre ».
Selon le BRC, il est donc nécessaire de mettre en place des infrastructures dédiées aux contrôles frontaliers pour perturber le moins possible les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’UE. Le syndicat préconise aussi de disposer d’équipements technologiques adaptés et de personnels formés.
Si jusqu’à présent quelques 7 000 camions arrivent chaque jour par les ports de Douvres et Folkestone, le BRC craint par ailleurs que des milliers de véhicules ne soient retenus à la sortie de ces ports pour des contrôles à rallonge avec d’immenses embouteillages en perspective.

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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