Nantes. Le meeting du Rassemblement national attaqué. Les forces de l’ordre aux abonnés absents [Plaintes à venir contre la CGT et Nantes Révoltée]

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« Mais que cherche à provoquer l’État avec de pareilles défaillances ? ». C’est ce que nous a confié hier soir un membre du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité du meeting du Rassemblement national, mardi 3 mars à Nantes, à 19 h 30, après la défaillance manifeste de ce que les autorités aiment à appeler « l’ordre républicain ».

Un meeting pour que Eleonore Revel présente son programme pour les élections municipales. Cette dernière était accompagnée pour l’occasion du député européen Nicolas Bay.

La réunion publique se tenait à la maison des Syndicats, que les syndicats de moins en moins représentatifs (CGT, FSU, solidaires notamment) estiment être leur maison, alors qu’en réalité, c’est la ville de Nantes (donc le contribuable) qui héberge tout ce beau monde. Ces derniers appelaient donc à manifester, tout comme les militants antifascistes (à l’appel de la page Facebook Nantes Révoltée, plateforme majeure de l’extrême gauche – 142 000 suiveurs sur FB – qui, malgré ses appels répétés à la violence et à la haine, n’a jamais été inquiété ni par les autorités, ni par les GAFA, ce qui interpelle eu égard de la politique répressive ou de censure de ces derniers sur d’autres sujets…)

L’intention de nuire au meeting était clairement annoncée, largement en amont. Pourtant, sur place, à l’heure prévue, une seule voiture de police, et deux policiers à l’intérieur de cette voiture. Un sous-effectif donc, inédit pour un rassemblement politique de cette nature.

Du coup, à peine les premiers militants du RN arrivèrent accompagnés par le service d’ordre, la centaine de militants d’extrême gauche réunis se jeta sur eux. Les autorités absentes, c’est le service d’ordre qui a été obligé de mettre au pas les militants antifascistes ayant attaqué le meeting tout en multipliant les menaces de mort.

La voiture de police, voyant les incidents…. s’en ira, tout simplement, et le reste des forces de l’ordre arrivera 10 minutes après les violents incidents — aucune interpellation n’intervenant malgré l’attaque, malgré la coupure de courant volontaire orchestrée par des syndicalistes.

Ces faits de ce mardi 3 mars ont été décrits dans la presse mainstream comme étant « Une bagarre entre le service d’ordre du RN et des manifestants », ou encore une « confusion ». Un traitement de l’information qui prend des allures de complicité eu égard du fait que vous aviez d’un côté, une réunion publique déclarée et autorisée, mettant en avant le premier parti d’opposition de France qui réunit des millions de voix à chaque élection, et de l’autre, une manifestation sauvage, non déclarée donc illégale, réunissant une centaine de personnes ne représentant qu’eux-mêmes, c’est-à-dire une poignée de syndicalistes et de militants antifascistes jouant à la révolution (mais s’étonnant ensuite que les personnes agressées se défendent…).

Voici ce qu’ose le journaliste d’Ouest-France : « Peu avant 19 h, la confrontation a connu deux épisodes très tendus avec un début de bagarre, aussitôt stoppée par des syndicalistes. Vers 19 h 15, les échanges se sont durcis, occasionnant une bagarre générale. Les services d’ordre du Rassemblement national ont sorti les matraques, qu’ils auraient utilisées. Un militant du RN aurait également été frappé ». Le lecteur traduirait donc que les syndicalistes ont cherché à calmer le jeu tandis que le service d’ordre du RN aurait fait usage d’une force excessive. Les témoins présents qualifieront ces écrits de mensongers. Ils proviennent pourtant d’un journal subventionné avec vos impôts et qui est le premier quotidien de France.

 « On a l’impression que l’État n’attend qu’une chose, qu’il y ait un blessé grave ou pire encore dans un de ces rassemblements » confie un militant, remonté qui poursuit : « Si des identitaires faisaient pareil lors d’un meeting de @JLMelenchon la presse parlerait d’agression fasciste . Là, quand c’est la CGT et les antifas qui attaquent et menace ça devient un face à face. Ça va mal finir » . Il semblerait en effet que cela constitue un abandon caractérisé d’un évènement impliquant le premier parti d’opposition, par les forces de l’ordre. La préfecture de police de Loire-Atlantique, et donc l’État, en porte la responsabilité?

Du côté du Rassemblement National , Eléonore Revel a réagi :

« La CGT  n’a pas le monopole de la Défense des travailleurs, bien au contraire. Nous avons toute notre place dans la ville de Nantes et nous ne nous laisserons pas intimider par l’extrême gauche violente et provocatrice. Nous regrettons qu’une fois de plus notre message soit passé sous silence par la presse locale pour céder aux provocations anti-démocratiques. Je porte plainte ce jour contre la CGT et contre Nantes Révoltée qui a agressé mes militants et tenté d’empêcher notre meeting. La liste le Bon sens pour Nantes est la seule alternative pour mettre fin aux idéologies qui gangrènent notre ville de Nantes ».

Gilles Pennelle, membre du bureau politique du RN et directeur national de la campagne des municipales, y est toutefois allé d’un tweet, incisif.

Aucun commentaire, aucune condamnation non plus émanant des autres candidats aux élections municipales sur Nantes, des candidats à l’indignation décidément bien sélective.

Une chose est certaine : comme à Rennes, les autorités ne peuvent pas plaider « l’effet de surprise ». Dans ces deux villes, des bandes organisées sévissent, en toute impunité, pour attaquer ici des permanences, là des rassemblements du RN, là encore des réunions de journaux alternatifs, là encore des étudiants de droite ou des manifestants catholiques.

A Toulouse récemment, une conférence à laquelle devait participer le maire de Béziers, Robert Ménard, a été également violemment attaquée par des antifas pendant 10 minutes, le temps qu’il a fallu là encore aux forces de l’ordre pour intervenir.

A qui profite le crime ?

Erwan Floc’h

Crédit photo : breizh-info.com
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