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Les structures médicales de Mulhouse étant saturées, un transfert de malades a été organisé le 24 mars vers la Bretagne, et plus particulièrement vers les hôpitaux de Brest et de Quimper.
Brest et Quimper, trop-pleins du Grand Est ?
Après les côtes et les îles bretonnes qui ont vu un afflux de résidents secondaires venir se confiner avec le risque de propager le coronavirus, la Bretagne est de nouveau sollicitée. Cette fois, il est question d’une évacuation sanitaire de malades depuis l’hôpital de Mulhouse organisée par le ministère des Armées. La ministre Florence Parly a annoncé le mardi 24 mars au matin le décollage d’un avion militaire pour « soulager l’hôpital de Mulhouse » afin de transférer ces patients vers les hôpitaux de Brest et Quimper.
Un A330 Phénix est à nouveau mobilisé. Il vient de décoller avec pour objectif de soulager l’hôpital de Muhouse en évacuant des patients vers les hôpitaux de Brest et Quimper. Merci aux soignants, au service de santé des armées et à l’armée de l’air pour leur engagement. pic.twitter.com/3Jmj6dHkEj
— Florence Parly (@florence_parly) March 24, 2020
D’autres transferts depuis Mulhouse, dont les services de réanimation sont saturés, ont déjà eu lieu ces derniers jours vers des secteurs moins touchés par la pandémie de Covid-19. En parallèle, un hôpital militaire de campagne (dénommé « EMR » pour « élément militaire de réanimation ») doté de 30 lits de réanimation a été dressé à Mulhouse pour soulager l’hôpital.
Coronavirus : où en est-on en Bretagne ?
Lors du dernier point de l’ARS (agence régionale de Santé) le 23 mars, la Bretagne administrative comptait 490 cas avérés de coronavirus et 31 personnes en réanimation. Des cas répartis comme suit selon les départements :
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- 181 personnes résidant dans le Morbihan
- 112 personnes résidant dans le Finistère
- 105 personnes résidant en Ille-et-Vilaine
- 36 personnes résidant dans les Côtes d’Armor
À ceux-ci, il faut ajouter 14 personnes ne résidant pas en Bretagne et 42 personnes ayant fait l’objet de prélèvements biologiques dans les centres hospitaliers de Lorient, Morlaix, Pontivy, Saint-Malo, Rennes, Brest ou Quimper mais dont les départements de résidence ne sont actuellement pas encore connus. À cette même date du 23 mars, 133 hospitalisations étaient en cours, dont 31 en réanimation tandis que 69 patients avaient regagné leur domicile.
Quant aux capacités, le CHRU de Brest dispose désormais de 126 lits en réanimation. Par ailleurs, jusqu’à 187 lits sont réservés pour les patients testés comme positifs au coronavirus devant être hospitalisés sans nécessité de réanimation.
Enfin, à Quimper, le nombre de lits en réanimation a, lui aussi, été augmenté, passant de 12 à 33. La direction du Chic (Centre hospitalier intercommunal de Cornouaille) indiquait également qu’« en fonction de la montée en charge des besoins », le bâtiment « sera en mesure de dédier 90 lits d’hospitalisation en médecine pour des patients atteints de Covid-19 ». De quoi se rassurer avant d’affronter le pic à venir de la pandémie de Covid-19. À condition toutefois que les autres régions de l’Hexagone ne prennent pas trop l’habitude de transférer leurs surplus de malades vers la pointe bretonne.
AK
Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/MrArifnajafov)
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