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La crise économique qui va découler de la crise sanitaire du coronavirus (et des mesures qui l’ont encadrée) s’annonce lourde. De nombreux économistes ou journalistes spécialisés dans l’économie sont particulièrement inquiets et redoutent une inflation majeure à venir.
Ainsi Jean-Baptiste Giraud, sur Économie matin, rappelle quelques possibilités :
« L’inflation, petit rappel pour ceux qui ont oublié, ou ne l’ont jamais connue, c’est la hausse des prix des produits et des services. En 1980, il y a tout juste 40 ans, elle dépassait 13 % par an. Cela veut dire qu’un produit ou un service facturé 100 francs en début d’année en coutait 13 de plus en décembre. En 2008, lors de la crise des subprimes, la France avait connu une petite poussée inflationniste, de près de 3 %, puis la poussée de fièvre s’était calmée.
Mais cette fois, c’est une autre histoire. L’argent injecté dans le système par les États, et derrière les banques centrales, atteint des niveaux inégalés depuis la guerre. Par ailleurs, la pénurie, que vous constatez par vous-même sur certains produits et qui risque de durer, est un facteur naturel d’inflation.
Mais comme nous sommes aussi là pour vous apprendre des choses et vous donner des conseils, sachez que l’inflation a un avantage connu : celui d’alléger le poids des dettes. Si vous avez des crédits sur le dos, et que le taux d’inflation dépasse le taux d’intérêt de votre crédit, alors, votre crédit devient gratuit.
Vous ne remboursez plus que du capital. Et si l’inflation accélère, elle allège aussi le poids de la dette. Si une inflation de 13 % par an est peu probable demain en Europe, en revanche, une petite poussée de fièvre de 2,3, peut-être de 5 %, n’aurait rien d’étonnant. »
Une inflation pourrait donc « profiter » plutôt à ceux qui ont des emprunts à taux faible, cela constituerait une juste compensation par rapport à la perte de pouvoir d’achat. En revanche, pour ceux qui subiraient uniquement la hausse des prix, cela pourrait s’avérer compliqué…
Crédit photo : DR
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