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En Hongrie, pour faire face aux dépenses de santé engendrées par le coronavirus, le gouvernement annonce la mise en place de nouvelles taxes, notamment pour les banques.
Des taxes pour financer la lutte contre le coronavirus
La Hongrie ne compte pas lésiner sur les moyens pour affronter la pandémie de coronavirus qui sévit dans le pays. Afin d’augmenter les recettes du budget de l’État et ainsi mieux doter les services de santé, le gouvernement de Viktor Orbán a décidé d’augmenter les taxes sur les banques et sur les chaînes de magasins multinationales. Des mesures qui vont coûter à ces secteurs respectivement 150 millions d’euros et 98 millions d’euros.
En parallèle, une taxe sur les véhicules d’un montant total de 92 millions d’euros normalement versée par les propriétaires de voitures aux municipalités sera transférée dans les caisses de l’État. Par ailleurs, les partis politiques vont perdre la moitié de leur financement public cette année. De quoi permettre une économie d’environ 3,2 millions d’euros pour les finances publiques hongroises. Des dispositions qui ont été annoncées le 4 avril dernier de la part de Gergely Gulyas, le ministre de la Chancellerie du Premier ministre.
Hongrie : près de 28 milliards d’euros en jeu
En ce qui concerne le personnel du secteur médical, le gouvernement hongrois compte faire un geste envers celui-ci en lui octroyant une prime d’environ 1 400 euros au début de l’été. En outre, les autorités devraient communiquer sur d’autres initiatives budgétaires en ce début de semaine pour contrer les effets économiques de la pandémie de Covid-19. Elles représenteraient jusqu’à 22 % du PIB hongrois. Ce qui ne représente pas moins de 28 milliards d’euros.
Depuis le début de la crise économique liée au coronavirus, près de 30 000 personnes ont perdu leur emploi en Hongrie et 4 000 nouveaux chômeurs sont recensés chaque jour aux dire de Gergely Gulyas. Dans ces conditions, le gouvernement a revu son objectif de déficit budgétaire pour 2020, le faisant passer de 1 % à 2,9 % du PIB. De son côté, la Banque nationale de Hongrie devrait elle aussi annoncer des mesures le 7 avril après la réunion de son Conseil monétaire chargé de l’élaboration des politiques.
Avec ces choix de taxer les banques et certaines multinationales pour financer le budget de l’État, Viktor Orbán revient à une politique semblable à celle mise en œuvre en 2010 lors de son arrivée au pouvoir en tant que Premier ministre. À l’époque, il avait également allégé les impôts sur les PME hongroises.
AK
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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