Bien s’occuper de sa famille en période de confinement, par Daniel Coum

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Faire famille au temps du confinement. Tel est le titre d’un livre écrit par Daniel Coum, qui vous donne quelques conseils pour bien vous occuper de votre famille, de votre clan, dans cette période.

3 conseils généraux :

  • Vivre le confinement comme un choix volontaire (participer à l’effort collectif contre la pandémie mondiale) plutôt que de le subir comme une restriction incomprise.
  • Organiser sa journée, instituer des repères dans le temps, des rituels, des habitudes, des horaires, un programme…
  • Continuer de s’informer mais via des sources fiables et sur un temps défini et restreint dans la journée.

Quelques notions essentielles que le confinement rappelle :

  • L’importance de la responsabilité parentale (mélange d’autorité et d’affection, d’amour et de limites) ;
  • Le plaisir des activités culturelles partagées ou solitaires (dessin, films, lecture, jeux vidéo, discussions, cuisine, etc.) pour donner une expression acceptable aux émotions éprouvées ;
  • La nécessité des conflits, inévitables, qui demandent à être surmontés ;
  • L’utilité de l’ennui qui oblige à inventer, à imaginer, à créer.

Conseils pour la famille : Établir quelques règles du « jeu familial »

  • Structurer l’espace. Le confinement contraint la cellule familiale à se replier sur elle-même. Avoir des lieux et moments de vie ensemble est important mais il est aussi essentiel d’identifier un lieu de repli pour chacun, pour pouvoir se couper des autres. À défaut de mieux, la salle de bain ou les WC peuvent devenir à minima cet espace d’intimité.
  • Structurer le temps. Donner un tempo aux journées, un programme quotidien donnant des repères répétitifs et rassurants. Par exemple avec la mise en place d’un emploi du temps structurant les temps de travail scolaire, temps en famille, temps en solo…
  • Structurer les relations. Il est important que l’adulte, le parent, soit garant du respect des règles du « jeu familial », qui peuvent être écrites tous ensemble. Pour cela il se porte en exemple dans le respect des règles instaurées et les rappelle à l’enfant « tu t’étais engagé à.. ». Ces règles, habitudes, routines, viennent trianguler la relation, l’apaiser et éviter d’être submergés par les émotions.

« Mettre en mots les maux » : Favoriser les temps d’expression, de parole, de symbolisation, par le jeu, le dessin, l’histoire que l’on imagine et raconte, le journal de bord quotidien… À chacun ses inventions.

Prendre soin de soi pour pouvoir continuer à prendre soin de l’enfant.

S’autoriser à changer de pièce, à sortir dans le jardin, à reprendre son souffle, à appeler un ami ou un psychologue, à surfer sur le net, à s’aménager un temps seul et/ou avec son conjoint, pour échapper à la pression de l’énergie débordante de l’enfant… S’évader pour éviter des passages à l’acte toujours regrettables. Le confinement impose au parent une responsabilité, une pression, qui dépasse son statut (par exemple devoir faire l’école à la maison) et met à mal la relation avec l’enfant. D’où le risque de vouloir en faire trop. Mais… On ne peut pas tout faire. On ne doit pas tout faire.

Faire durer, autant que possible, cette cohabitation extraordinaire, temporaire, et aux effets possiblement délétères, entre les différents membres de la famille, est déjà en soi, un très bel objectif.

Pour télécharger le livre complet, c’est ici.

Crédit photo : DR
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