Loire-Atlantique. Dealers et clandestins ont du mal à respecter le confinement

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Deux individus d’origine extra-européenne, défavorablement connus des forces de l’ordre, ont été interpellés ce mardi 7 avril à 17h40 rue des Frênes, à la Bouletterie, un quartier « sensible » de Saint-Nazaire. Âgés de 22 et 15 ans, ils se trouvaient dans une voiture occupée par deux autres personnes également connues défavorablement de la police. Tous étaient porteurs d’une attestation.

Cependant, l’homme de 22 ans, officiellement sans emploi, avait sur lui la somme de 3 500 € en liquide et des barrettes de cannabis emballées, tandis que le mineur avait quelques grammes d’héroïne sur lui – il en a reconnu la détention. Le plus âgé a affirmé que la somme provenait de paris sportifs, et qu’il la conservait pour acheter une voiture ; il a été remis en liberté après que sa mère a présenté des justificatifs de paiements de paris sportifs, par le passé.

Par ailleurs, un Marocain de 28 ans, défavorablement connu de la justice, sans domicile connu et faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire, a été contrôlé ce 8 avril à 15 heures boulevard de la Légion d’Honneur. Il n’avait pas d’attestation, et ce pour la cinquième fois depuis le 28 mars – il avait déjà été verbalisé pour ce même motif le 28 mars, le 1er avril, et deux fois le 3 avril, à 11h45 et 16 heures.

Toujours dans l’opposition au conseil municipal de Saint-Nazaire – il avait été éliminé au 1er tour le 15 mars dernier, mais le premier tour devra probablement être intégralement refait soit en octobre, soit en mars prochain – le Rassemblent national a proposé un couvre-feu au maire de Saint-Nazaire. Ce dernier a refusé, ce que le RN relève dans un communiqué le 8 avril : « il faut regretter le caractère dilatoire de cette réponse, visiblement gênée. Le maire refuse sans surprise la suggestion du RN, mais dans le même temps il admet aujourd’hui dans Presse Océan s’être interrogé à plusieurs reprises ».

Par ailleurs à Nantes, ce lundi 6 avril, des stupéfiants ont été projetés par-dessus le mur du centre de détention, Nantes-Nord boulevard Einstein, vers quinze heures. Une personne est sortie des bois le long du périphérique pour jeter un paquet par-dessus le mur d’enceinte, de l’autre côté, un détenu en promenade l’a récupéré. Fouillé, il avait sur lui 66 grammes d’herbe de cannabis, cinq paquets de grandes feuilles et 59 grammes de résine de cannabis – une fortune alors que les stupéfiants n’entrent plus en détention depuis la suppression des parloirs, et que le cannabis vient à manquer en détention, ce qui suscite de très fortes tensions.

Dans les quartiers dits « sensibles », où le deal continue malgré le confinement, les forces de police – et notamment la BAC qui n’est plus confinée et de retour en service actif, essaient de faire respecter le confinement. Place du Commerce, pour la première fois en quatre ans, les dealers ont été chassés. « On y est tout le temps », explique un policier, « ils ne peuvent plus y travailler donc ils vont ailleurs. Il faut reconnaître que le confinement, ça nous arrange bien ».

Dans les quartiers dits « sensibles », « on ne fait plus de surveillance sur le deal puisque la priorité absolue c’est de faire respecter le confinement pour protéger la population – nos ordres sont très clairs, mais on passe très régulièrement pour disperser les attroupements, les verbaliser ou les faire rentrer chez eux. Après tout, un point de deal, c’est aussi une façon de contourner le confinement et de propager le coronavirus ».

Louis Moulin

Photo d’illustration : DR
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